Voyez la note, page
2. Les Grecs ignoraient le principe à'attraction, base de la science astronomi(|ne moderne. Dans leur système astronomique, les corps sidéraux, de même que les notes dans leurs tétracordes, étaient libres dans leur marche. Coïncidence au moins singulière, puisqu'il n"y a plus que coïncidence et hasard sur la terre, notre gamme attractive, engendrée par l'intrusion de l'accord de seplième de dominante, a surgi précisément à la même époque que la théorie de l'attraction planétaire. Kepler, Galilée, Newton furent contemporains de Montcverde. Péri, Cavalicri, etc., et si ces astronomes ont eu pour précurseur Copernic, les musiciens ont eu aussi les leurs en Henri tsaaks (1 f i(i), D. Ducis, Vincentino et Gesualdo di Yenosa, Marenzia, etc.
.-ÎS —
]iivo((U|ions, iiar-tlossiis toiil, de l'allr;ulioii (]iil' les notes o\orc(Mil les iinos sur li's aulres, di' leur tendance au repos, du sens pliis ou moins coni|ilet (ju'elli's apiiortent à l'oroillc, enfin, des nécessités liainioni(]nes.
C'est précisément parce que riiarmonie a l'ineunlcstable puissance d'apporter à l'oreille la sensation du repos, le sens final, qu'il est inutile de quitter le clavier et de séparer, au moyen de silences, les diiïérents membres de phrase, sous prétexte d'en faire mieux sentir la délimilalion. Grâce à l'harmonie et à l'attraction des notes, une oreille musicale ilistinjiue IKirlailenienl, mcnie dans la musicine d'orgue, cette délimitation, sans que l'organisleipulle un seul instant le clavier.
Chose curieuse à l'époque où nous commencions à nous adonner à l'étude du rythme et ii formuler les lois de l'accentuation rythmique, il y a une trentaine d'années de cela, nous devenions, nous aussi, victime de notre propre réglementation! Nous voulions faire des incises, introduire des silences à tout propos et hors de propos. Par exemple, dans la 4' valse de Beethoven, citée page 61, nous exigions un silence après le dernier ut f, de la 1" mesure, après le 1" la de la 2% etc., sous le prétexte que ces notes arrivant par degré conjoint, et étant suivies d'une autre arrivant par degré disjoint, devaient être considérées comme finales d'incise ! Heureusement notre sentiment se rebiffait contre les allégations de notre faible raison. Depuis, l'audition des plus grands artistes de notre époque nous a corrigé de notre travers.
Nous engageons le lecleui i'i continuer la lecture de la suite de ce nouveau travail (pie des nécessités typographiques nous ont forcé de rejeter à la fin du volume. Ce n'est qu'après avoir lu les deux derniers paragraphes, page 92 et page lO I , qu'on doit revenir à la page 30.