I. Noyez page 'O : Ue la Nolej'male des rlnjlltincs
Dans les morceaux d'un mouvement vif, il faudrait se garder de faire des incises, sous prétexte qu'il y a rupture de marche, car cela en rendrait l'exécution boiteuse; dans ce genre de morceaux, c'est l'accent métrique qui doit dominer.
Ainsi le passage suivant de X Invitation à la valse :
Weber. Invitation.
serait détestable comme suit :
zg^^^^J^^f^=^^^^<^^^=^=^^ ^^^
Il en est de même de l'exemple suivant qui doit être exécuté comme suit : Beethoven. 4« Valse.
Dans cet exemple, l'accent rhythmique coïncide toujours avec l'accent métrique, avec la première note de la mesure, excepté sur la tierce fa Jf la de la 4^ mesure, qui prend accent quoiqu'elle ne commence pas une mesure. C'est parce qu'elle commence une suite de tierces formant un véritable guidon, un conduit mélodique. Ces notes peuvent être supprimées et le 2* rhythme commencer comme le premier'. Ainsi dans les morceaux vifs terminer une incise après chaque première note de la mesure, sous prétexte qu'elle arrive par degré conjoint et qu'elle est suivie d'une autre arrivant par degré disjoint, serait absurde. Jouer comme suit est du plus mauvais goût:
En outre, en faisant des incises après rupture de marche, il faut aussi considérer le passage qui précède.
Dans l'exemple suivant :
Mozart.
EE
ft=it
fr-^ . Il
on ne donnera pas d'accent au do de la troisième mesure, quoiqu'il arrive par degré disjoint, parce qu'il se trouve dans le S'' rhythme servant de pendant au premier qui, n'ayant |ias d'incise sur la 1'"'^note de la 1"'^ mesure, n'en demande pas non plus dans le 2® rhythme.