‹ Le Rythme NodaChapitre 16 sur 43 · VAN ER · texte numérisé non relu

VAN ER

FIG. 4. — Électrocardiogramme d’un Lapin avant toute intervention.

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F1G. 5. — Électrocardiogramme du même animal huit heures après l’excision chirurgicale du nœud sinusal. On remarque notamment la réduction importante de la fréquence cardiaque et le raccourcissement de l'intervalle P R.

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C’est là il est vrai un exemple isolé. Plus généralement la fréquence s'élève de façon progressive. Elle exige pour se stabiliser autour d’une valeur voisine, mais toujours inférieure à celle du témoin d’origine, trois ou quatre jours dans les expériences des 19 septembre 1947 (L.21) ; 23 août 1948 (L.26), une dizaine de jours dans les expériences du 18 août 1948 (L.24) et du 20 août 1948 (L.25).

De toute façon dix à quinze jours après l’intervention le rythme est stabilisé, autant du moins qu’il peut l’être chez le Lapin chez qui les variations physiologiques de l’ordre de 20° sont très courantes, des variations de 40 à 50% pas exceptionnelles, malgré toutes les précautions prises dans les manipulations de l’animal. Ces variations se notent d’un jour à l’autre et bien souvent d’un moment à l’autre. Aussi avons-nous été conduit, chez des animaux à fréquence particulièrement instable, à faire plusieurs enregistrements échelonnés sur une courte période.

Le tableau synoptique n° II donne un aperçu de l’évolution de la fréquence en fonction du temps. |

Dans tous les cas, sauf un (Lapin 23), le ralentissement est observé. Les variations constatées sont minimes dans la plupart des cas. Elles témoignent d’une diminution de fréquence, 0 à 23%, faible en général mais constante.

Une seule exception à cette règle. Le Lapin 23 la présente. Celui-ci, après l’intervention, accuse une baisse de fréquence de 27%, baisse qui dans les jours qui suivent se réduit progressivement à 0. Au quinzième jour, on note même une élévation de 15% par rapport à la fréquence initiale. Le rythme rapide demeure constant dans plusieurs observations ultérieures, mais l’examen histologique des pièces révèlera que l'intervention avait respecté la majeure partie du nœud sinusal. |

L'observation du Lapin 25 diffère également des autres tout au moins immédiatement après l’agression. La fréquence initiale est ici très basse (207), le pourcentage de réduction consécutif à l’établissement du rythme nodal anormalement faible, 20% de la fréquence de base, immédiatement après l’exérèse. On doit remarquer dans ce cas que le pourcentage de réduction s’est maintenu avec une très grande constance dans les jours suivants, de telle sorte qu’au quinzième jour, avec 16% de réduction, le Lapin 25 se classe dans le groupe des trois animaux qui présentent le ralentissement le plus important par rapport au rythme initial.

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