‹ Le Rythme NodaChapitre 22 sur 43 · Disparition et · texte numérisé non relu

Disparition et

M, LU roRRe

Tout au plus peut-elle, lorsque le P R est nul, se superposer à celui-ci. Mais il existe, nous le ‘savons, une autre possibilité. Celle de PR inversés signalés entre autres par les physiologistes Eysrer et MEEK, ZAHN, qui en font un critère de localisation de l’origine des stimuli dans la région inférieure du nœud de Tawara (rythme infra-nodal), et par de nombreux cliniciens à la suite de GALLAVARDIN et GRAVIER.

Nous ne nous attarderons pas sur une altération qui présente certes, en elle-même, un intérêt très grand — les P postérieurs lorsqu'ils existent sont véritablement pathognomoniques d’un rythme nodal — dans ce cas, on admet que le stimulus qui atteint le ventricule avant l'oreillette part de la partie inférieure du nœud de TAwaraA. Mais du fait de son extrême rareté chez le Lapin, l'intérêt pratique d’une telle modification se trouve sérieusement réduit. Les fluctuations du P R par contre sont plus intéressantes à considérer. Au début du présent chapitre nous nous sommes contenté de les signaler et d’indiquer qu’elles se groupent en deux catégories, selon que les animaux Ont un PR initialement long ou court. Mais cette façon d'envisager les choses ne préjuge en rien du comportement du PR dans le temps. Nous ne savons pas en particulier de quelle manière se font ces fluctuations. Or celles-ci, pour un animal donné, sont susceptibles de revêtir deux aspects différents. Ou bien elles peuvent être continuelles, se faire de façon instantanée, et revêtir chaque fois une importance telle qu’un simple coup d’œil sur un tracé déterminé les révèle immédiatement, «l’onde P flotte bien alors, sinon autour, du moins au devant de la flèche R ». Ou bien elles évoluent de façon plus ménagée, révélées seulement par des enregistrements faits à un intervalle de temps notable, de l’ordre de un ou plusieurs jours. Dans ce cas un enregistrement déterminé montre un PR relativement constant. En somme ici les variations existent, mais elles sont de très faible amplitude et ne peuvent être décelées sur un tracé unique.

Les observations faites durant les années 1947 et 1948 offrent des exemples de chacun de ces modes de variations et l’on peut ajouter que suivant le temps qui s’est écoulé depuis l'intervention, les variations sont du type instantané ou du type lent.

Le tableau n° III montre qu’effectivement dans les premières heures le P R est fort souvent très instable et ceci aussi bien lorsqu'il est long que lorsqu'il est court. Des variations qui peuvent atteindre 5/100€ de seconde au cours d’un même enregistrement ou de deux enregistrements consécutifs n’y sont point exceptionnelles. Exemples : Lapin L.15 à PR long (fig. 10) variant après l’intervention entre

62 —" 7 et 12/100e de seconde (fig. 11), Lapins L.21 et L.24 à PR court variant après l'intervention respectivement entre 2 et 8/100e pour le premier et 1 à 6/100e pour le deuxième.

On peut imaginer que ces importantes fluctuations traduisent alors les perturbations apportées dans l’origine et le cheminement des

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