‹ Le Rythme NodaChapitre 33 sur 43 · ROSE · texte numérisé non relu

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ainsi réalisée. On sait d’ailleurs que pareille éventualité est d’observation assez fréquente chez le Ghien en rythme sinusal.

Chez ce même Lapin 13, une excitation du vague gauche faite à fréquence moyenne est suivie d’un ralentissement notable du rythme. la fréquence passant de 185 à 60 ; l’examen du premier tracé montre qu'au début et à la fin de l’enregistrement tout au moins, cette chute de fréquence est due à l’existence de P bloqués et, bien que la chose soit plus difficile à affirmer, quelques accidents très légers peuvent en imposer pour une série de P bloqués intercalés dans les longues diastoles qui caractérisent cet électrocardiogramme.

Dans une autre expérience, réalisée sur L.24, la période durant laquelle ces ondes P sont visibles est transitoire ; elle suit l’excitation et précède l’arrêt total du cœur qui résulte de cette excitation. Il ne parait pas douteux que la présence de ces ondes P indique que le nœud de TaAwARA est encore ici capable, pendant quelques secondes, de former le stimulus; celui-ci peut gagner l’étage auriculaire, mais la conduction vers le ventricule est complètement interrompue d’emblée. Enfin, bien que l’altération importante du tracé par le retentissement de l’excitation électrique en rende l’interprétation difficile, il semble bien que parmi les nombreuses oscillations qui parasitent le tracé obtenu avec L.24, pendant l’excitation vagale, la morphologie de certaines permet de les considérer comme des ondes P. L’étude attentive du tracé électrique montre d’ailleurs que la distribution dans le temps des ondes P P’et P’P est constante, à 38 centièmes de seconde. On aurait done, dans le court segment enregistré, une réduction de fréquence (fréquence imtiale 190, fréquence après excitation 88) due à l’apparition d’un bloc auriculo-ventriculaire de type’ 2/1. U n'existe aucune bradycardie auriculaire dans ce cas.

L'existence d’une telle altération du rythme est également ce qui, avec la réduction de fréquence et l'allongement du P R des révolutions cardiaques complètes, frappe dans la deuxième expérience réalisée sur le L.13 ; P'P et P P' alternent ici très régulièrement espacés à 30 centièmes de seconde.

En résumé, les excitations vagales chez le Lapin en rythme nodal ent comme caractères communs, dans les expériences rapportées cidessus :

to D'’exercer une action dromotrope négative entre le nœud de Fawara et l'étage ventriculaire :

20 Cette action dromotrope du vague peut s’accuser au point d'empêcher le stimulus d’atteindre le ventricule une fois sur deux, donnant au tracé l’aspect typique d’un bloc incomplet, à type 2/1 ;

30 Le plus souvent, l'excitation vagale provoque l’arrêt complet des contractions ventriculaires pendant plusieurs secondes, tandis que les systoles auriculaires se poursuivent, se traduisant par l’apparition de nombreuses ondes P dites bloquées ;

4° Lorsque commence l’excitation vagale, très souvent le rythme cardiaque, avant de se stabiliser et de prendre l’une des formes ci-dessus décrites, présente de multiples altérations.

Il ne paraît pas inutile en terminant cette étude de l’effet dromotrope de rapprocher à nouveau les résultats obtenus chez l’animal en rythme sinusal et chez l’animal en rythme nodal. Nous nous sonimes contenté, au début ‘de l’étude de l’effet dromotrope, de mentionner que, pour des excitations d'intensité égale la séquence P R est généralement plus allongée chez l’animal en rythme tawarien. Mais nous avons établi ensuite que, si d’une façon générale les effets dromotropes se limitent à cette altération relativement modeste de l'intervalle P R chez l’animal normal, des troubles de conduction plus notables pouvant aller jusqu'au bloc incomplet se manifestent chez l’animal qui a subi l’exérèse de son nœud sinusal ; chez lui, d'autre part, apparaissent toujours des ondes P bloquées, isolées ou en petit nombre parfois, groupées en véritable train d'ondes, dans d’autres cas.

Cet ensemble de faits expérimentaux témoigne à nouveau en faveur d’une influence des nerfs cardio-modérateurs plus marquée sur le nœud de TAwaRA que sur le nœud sinusal.

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