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C. —— Examens histologiques

Pièce d’excision chirurgicale. Prélèvement vraisemblablement haut situé, intéressant l’union auricule oreillette. La pièce comprend une partie de la portion « sinusale » de l’oreilleitte droite, avec quelques éléments cellulaires intermédiaires entre le tissu nodal et le myocarde normal, plus le versant sinusal de la crista terminalis. On ne voit pas de tissu typiquement nodal dans celuici, mais un vaisseau artériel volumineux est compris dans une partie de la pièce.

Etude de la région cicatricielle auriculaire. L’ablation chirurgicale a été centrée sur la crête terminale qui a été intéressée de bout en bout puisqu’il n’est pas possible d’en retrouver la trace sur la pièce examinée. En dehors de quelques zones de tissu intermédiaire, correspondant à la zone « sinusale », on ne peut observer de tissu nodal typique dans la série des préparations.

L'exclusion du nœud sinusal est donc certaine.

Ill. EXPÉRIENCES TÉMOINS

a) EXCITATIONS DES NERFS EXTRINSÈQUES

Excitations des vagues chez le Lapin en rythme sinusal.

Lapin mâle de 2 kgs.

Expérience du 6 Août 1947. ;

10 h. 40. — Trachéotomie. Préparation de la carotide et du sinus carotidien droits, ce dernier est transformé en cul-de-sac.

10 h. 50. — E. C. G. témoin (appareil de Mort), 3 dérivations standard. Normal. Fréquence de 237.

10 h. 55. — Distension modérée du sinus carotidien (cadence 2 par seconde). Fréquence de 183.

10 h. 58. — Distension forte. E.C. G. Très importante cardiomodération, (FE —="146).

11 h. 20. — Préparation du vague droit.

11 h. 35. — Excitation du vague droit à l’aide de décharges d’un condensateur (7 à 8 décharges par sec. environ). On relève sur les trois enregistrements E. C. G. faits au cours de cette extitation les caractéristiques suivantes : Fréquence variant entre 105 et 120. P et T isoélectriques. Ondes rapides de faible voltage. P R légèrement augmenté.

En somme, dans ce cas, l’excitation du vague droit a pour résultat une bradycardie sinusale de l’ordre de 50 %, la fréquence passe de 240 à 120 et une diminution notable du voltage de PRT sans autres altérations.

.11 h. 45. — Préparation du vague gauche.

11 h. #7. — Excitation du vague gauche et E. C. G. Cinq tracés sont enregistrés. Bradycardie (F — 200). Le dernier E. C.G. révèle en outre un rythme bigéminé, les systoles sinusales et médio-nodales alternent de façon régulière.

12 h. 25. — KE. C. G. témoin (F = 257). PR de 6 à 7/100es de seconde.

12 h. 30. — Excitation des vagues et E.C.G. (appareil de HELLIGE). Aucun résultat n’est obtenu avec le vague gauche, qui est vraisemblablement desséché. Le vague droit répond à l'excitation par une bradycardie notable (F — 194), mais le PR ne parait pas modifié, 6 à 7/100es de seconde.

Excitations des nerfs extrinsèques chez un animal en rythme sinusal.

Lapin mâle de 2 kgs 300.

Expérience réalisée le # Septembre 1947.

À. —— Excitation des vagues.

16 h. 30. —- Trachéotomie.

16 R. 35. — Préparation des vagues.

16 h. 45. — Section du vague droit.

E. C. G. (appareil de HELLIGE), 2e dérivation. Deux fragments sont enregistrés ; le premier, avant la section, est normal. Fréquence de 214, PR de 6/100es de sec. Le deuxième, au moment de la section et dans les secondes qui suivent, montre une légère augmentation de fréquence (230) et une très légère diminution du voltage de P et de R. P R de 6/100es de sec.

17 h. — Excitation du vague droit. Tracé fortement parasité. Fréquence de l’ordre de 120. Altérations morphologiques difficiles à apprécier. PR un peu supérieur à 6/100es de sec.

17 h. 05. — Section du vague gauche. E. C. G., fréquence de 275. P R un peu supérieur à 6. Tracé très parasité.

17 h. 25. — E. C. G., fréquence de 260. Parasitage important.

17 h. 55. — Excitation du vague gauche. La fréquence tombe à 214 et paraît se ralentir encore, mais l'enregistrement est arrêté. Voltage diminué des principales déflexions. P R un peu supérieur à 6.

En somme, ici encore : Bradycardie sinusale simple, diminution de voltage, sont les caractéristiques essentielles de l’excitation du vague.

B. —— Excitation du stellaire.

18 h. — Anesthésie au « Dial », 4/100es de cc. injectés par la voie jugulaire. 18 h. 15. — Découverte du stellaire par la méthode de ANDERSON. 19 h. — Excitation du stellaire et E. C. G. Résultats graphiques moins satis-

faisants qu'avec le vague. Il est en effet impossible ici, en raison de la situation du stellaire, de réaliser sa mise à la terre et son isolement parfait des masses musculaires. Pour cette raison, les tracés enregistrés en cours d’excitation sont toujours fortement parasités et pratiquement inutilisables. On devra, à l’avenir, utiliser, lors des excitations des accélérateurs, l’effet de survivance.

LAPIN L.18 Excitations des nerfs extrinsèques chez un animal en rythme sinusal.

Lapin mâle, 1 kg. 100.

Expérience réalisée le 8 Septembre 1947.

A. —— Excitation des vagues.

14 h. — E.C.G. (appareil de Mio), 3 dérivations standard. Normal, mais à fréquence de 185, anormalement basse.

15 h. 50. — Trachéotomie et préparation des vagues.

16 h. — Anesthésie au « Dial », 2 cc. 1/2 intrajugulaire.

16 h. 05. — E.C. G. (appareil de HELLIGE), 2e dérivation. Fréquence de 230. PR de 6 à 7/100es de sec. S TT de 12/100es de sec.

16 h. 20. — Section du vague droit.

16 h. 22. — EE. C. G. qui témoigne d’une légère accélération, fréquence de 266 et d’une faible réduction du voltage de PRT. PR de 7/100es de sec. STT de 14/100es de seconde.

16 h. 40. — Excitation du vague droit. E. C. G. sur lequel on note un arrêt du cœur de 2 sec. environ. Cette inhibition totale ne persiste pas. Très pro-

gressivement, les systoles réapparaissent, puis se rapprochent et, finalement, malgré l’excitation, la fréquence se maintient à 200.

Parallèlement aux variations de fréquence, on note des modifications du voltage de P et de T surtout. Lorsque le rythme se ralentit, P et T subissent une assez forte réduction d'amplitude, 30 % environ, qui diminue d’importance au fur et à mesure de l’accélération. P R n’est pas modifié. S T T de 16/100:s de seconde.

Donc, bradycardie sinusale avec réduction du voltage de P et de T.

16 h. 50. — Section du vague gauche et E. C. G. témoin. Fréquence de 250.

Ft

16 h. 55. — Excitation du vague gauche à fréquence moyenne et E. C. G. Ce dernier, très parasité, est illisible ; il révèle seulement un ralentissement à 150. Dès la fin de l’excitation, la fréquence s’élève à 200 et, quelques secondes après, à 250.

17 h. 05. — Nouvelle excitation du vague gauche. Mêmes résultats que cidessus. La fréquence passe à 150.

17 h. 15. — Dernière excitation sous tracé, fréquence de 188. B. —— Excitation du stellaire.

18 R. 15. — Préparation du stellaire droit selon la technique habituelle. 19 h. 15. — Excitation du stellaire droit sous tracé. Fréquence de 160. Mor-

phologie ïllisible. L’enregistrement se poursuit après la fin de l'excitation. Fréquence de 150. PR de 8/100es de sec. T diphasiques et de faible voliage. S TT de 20 à 22/100es de sec.

Excitations des vagues et des stellaires chez le Lapin chloralosé.

Lapin mâle de 3 kgs 400.

Expérience du 29 Septembre 1949.

SR. 35. — Injection de 25 cc. de chloralose par voie saphène. S h. 45. — Préparation et section du vague droit.

10 Rh. -— E. C. G. témoin en D II, normal, fréquence de 240.

10 h. 15 —- Excitation du vague droit sans résultat.

11 R. — Recherche du ganglion stellaire droit.

12 h. — E.C. G. témoin, fréquence de 221.

12 h. 10. — Excitation du bout périphérique du stellaire droit pendant 1 min. 80 sec., puis enregistrement sous tracé des effets de l'excitation fréquence s'élève à 259.

la

sa

12 h. 35. — Lors de la recherche du ganglion stellaire gauche, on provoque une très importante hémorragie qui entraîne la mort de l'animal.

Excitations des vagues et des stellaires chez le Lapin chloralosé. Lapin femelle, 3 kgs.

Expérience du 30 Septembre 1949.

9 h. 15. — Injection de 20 ce. de chloralose à 8 pour mille par voie saphène.

9 R. 30. — Préparation et section du vague droit.

9 h. 40. — E. C. G. témoin (appareil de HELLIGE), en D II. Ce tracé normal indique une fréquence de 234.

10 h. 15. — Excitation du vague droit suivie d’un ralentissement assez notable ; la fréquence tombe à 100 (bradycardie sinusale). L'expérience, interrompue à la suite d’une panne de l’électrocardiographe,

est reprise le lendemain.

S h. 15. — Injection de 20 ec. de chloralose.

10 h. — Recherche du stellaire droit rendue difficile par la présence de nombreux vaisseaux.

11 h. — Découverte du stellaire gauche. A ce moment, on s’aperçoit de la muort de l’animal.

11 h. 40. — Autopsie : nombreuses bulles d’air dans l’oreillette. Les poumons

présentent d'importantes zones de condensation. En outre, on note une curieuse anomalie, l’existence de deux veines caves supérieures qui débouchent à peu d'intervalle dans l’oreillette droite.

Excitations des vagues et des stellaires chez le Lapin chloralosé. Lapin mâle, 3 kgs 700.

Expérience du # Octobre 1949.

9 R. 12. — Injection de 25 cc. de chloralose à 8 >, par la veine saphène.

9 Rh. 20. — Mise en place d’une canule trachéale.

$ h. 34. — Préparation et section du vague droit.

9 h. 45. — Mise en place de la caisse chauffante.

10 h. — Injection complémentaire de 5 cc. de chloralose.

10 Rh. 48. — E. C. G. témoin (appareil de HELLIGE), en deuxième dérivalion, est normal avec une fréquence de 236.

10 h. 55. — Plusieurs excitations du vague droit sont faites sous tracés. La

fréquence se trouve réduite à 132 systoles par minute. Il y a seulement une bradycardie sinusale sans pauses cardiaques. Il est difficile de précises le comportement du P R en raison du parasitage important.

11 h. 10. — Excitation du vague gauche. La fréquence se réduit de 250 à 45 avec un arrêt de 3 sec. 1/2.

12 R. 15. — Préparation du stellaire gauche.

12 h. 45. — Excitation du stellaire gauche pendant 2 minutes, enregistrement immédiatement. après la fin de celle-ci. La fréquence passe de 189 à 229. 12 h. 50. — Nouvelle excitation de 2 minutes du stellaire gauche dont les

effets sont enregistrés de 15 à 30 secondes après la fin de la stimulation. Mémes résultats que ci-dessus, atténués vers la fin de l’enregistrement.

36 h. 55. — Injection de 15 cc. de chloralose à 8 o/. 17 h. 10. — Préparation du stellaire droit.

18 h. — Excitation sous tracé du stellaire droit pendant 2 minutes. La fré-

quence passe de 206 à 225.

18 h. 18. — Excitation durant 1 min. 30 sec. du stellaire droit. L’enregistrement de l’effet produit se fait 30 sec. après et montre une légère accélération comme ci-dessus (Témoin 190, après excitation 205).

Excitations des vagues et des stellaires chez le Lapin chloralosé.

Lapin mâle, 3 kgs 300.

Expérience du 5 Octobre 1943.

9 h. 10. — Injection de 16 cc. de chloralose à 8 %,, par la voie saphène.

9 h. 20. — Mise en place d’une canule trachéale:'

9 R. 36. — Préparation et section du vague droit.

9 h. 37. — Mise en place de la caisse chauffante. E. C. G. témoin : fréquence de 248. P R de 6/100es de sec. 5

9 R. 55. — L’excitation du vague droit ne donne aucune cardio-modération,

de même qu’une nouvelle tentative faite 5 min. après.

10 R. 25. — Par contre, une troisième tentative est suivie d’une diminution très nette de la fréquence, qui passe de 248 chez le témoin à 100 durant l’excitation, avec une pause cardiaque de 2,8 secondes. Le voltage de P est ici notablement augmenté. P R légèrement allongé (1 à 2/100es de sec.).

10 h. 45. — Nouvel enregistrement sous tracé ; très peu de cardio-modération.

11 h. — Préparation du stellaire gauche.

12 h. — E. C. G. témoin. La fréquence est de 209.

12 h. 10. — Excitation, pendant 1 min. 30 sec, du stellaire gauche. Enregis-

trement des effets 15 sec. après, la fréquence est à ce moment de 232.

12 h. 45. — Préparation du stellaire droit. Lorsque celle-ci est achevée, un E. C. G. témoin révèle une fréquence fortement diminuée à 137.

13 h. —- L’excitation du stellaire droit pendant 2 min. conduit à un tracé enregistré 15 sec. après qu’elle a cessé ; la fréquence est de 169.

I1 n’a pas été possible d’obtenir, dans cette série de tracés, des renseignements sur les variations du PR et les modifications morphologiques consécutives aux excitations des accélérateurs (enregistrements très parasités dans la plupart des cas).

Excitations des vagues chez un animal en rythme sinusal puis en rythme nodal.

Lapin mâle, 1 kg. 900.

Expérience réalisée le 2 Septembre 1947.

À. —— Rythme sinusal.

10 R. -— E.C.G. témoin (appareil de HELLIGE), déuxième dérivation, normale, avec une fréquence de 270.

10 h. 10. — Anesthésie au « Dial », 3/10es de cc. injectés par la veine jugulaire.

10 h. 15. — E. C. G. présentant les caractéristiques suivantes : Fréquence de

266. P monomorphes, acuminés, de 4/100es de sec. P R réguliers de 8/100es de sec. Phase initiale, 2/100es de sec. T en dôme, réguliers. S T T de 12/100es de sec. et T P de 1/100e de sec. environ.

10 h. 16. — Trachéotomie, mise en place du MELTZER,

10 R. 23. — Préparation et section du vague droit.

E. C. G. Fréquence de 225 sans altérations morphologiques, mis à part un léger polymorphisme de P. La fréquence, qui était normalement de 270, passe à 266 après Dial et à 225 après section du vague droit.

10 R. 33. — Excitation du vague droit. E. C. G. Fréquence de 136. Le ralentissement notable s’accompagne de :

a) L’allongement et l’étalement du S TT à 17/100es de sec. et de la diminution du voltage de R et de P.

b) L’allongement du TP qui est notablement marqué à 32/100es de sec. PR invariables, 8/100es de sec.

Bradycardie sans altération notable de la morphologie, sauf STT.,

10 h. 36. — Préparation et section du vague gauche. Fréquence de 225. Morphologie comparable à celle de l'E. C. G. de 10 h. 238.

10 h. 38. — Excitation du vague gauche. E. C. G. : Fréquence ramenée à 76. S TT de 17/100es de sec. T P fortement augmentés. P R paraît légèrement augmenté, sa durée est un peu supérieure à 8/100es de sec. (8 à 9/100es). Périodes de repos du cœur de 1 sec. 1/2 environ.

Donc, très forte bradycardie et léger effet dromotrope négatif.

B. —— Rythme nodal.

10 h #45. — Exclusion du nœud sinusal (suivant la technique utilisée au cours des expériences chroniques).

11 h. 50. — E.C.G. (appareil de HELLIGE), deuxième dérivation. Révèle une fréquence de 185. P diphasiques, de faible voltage. PR de 8/100es de sec. Phase initiale un peu augmentée (4/100es de sec. environ). T isoélectriques.

11 h. 52. — Excitation du vague droit. E. C.G avec une fréquence de 153. Un certain nombre de P bloqués. P R en général de 6 à 8/100es de sec. mais variant jusqu’à 11/100es de sec. Pendant cette excitation on note, à quatre reprises, un intervalle RR égal à deux fois l’intervalle R R normal. Le P bloqué occupe sa position normale dans ce rythme ralenti mais n’est pas suivi de complexe ventriculaire. La conduction hisienne est interrompue, ce qui ne s’est pas produit lors de l’excitation du vague droit dans le rythme sinusal.

11 h. 55. — Excitation du vague gauche à deux reprises et E.C.G. La fréquence est ramenée, dans le premier cas, à 60 ; on note, dans le second, des arrêts du cœur de 3 sec. P bloqués avec diastoles diminuant de durée. Apparaissent ensuite une série de systoles précédées de P polyphasiques avec accidents positifs et négatifs sensiblement égaux ou de P positifs ; en somme, très grand polymorphisme. Grosses fluctuations du P R entre 4 et 10/100es de sec. T négatifs, diphasiques ou sensiblement isoélectriques. Les S T T visibles sont d’une durée de 20/100es de sec.

12 h. — Nouvel E. C. G. Fréquence de 100. P monomorphes, P R de 11/100es de sec. P régulièrement bloqués 2/1. Phase initiale de durée normale. T polyphasiques, S T T de 16 à 17/109es de sec. La phase rapide se termine par une onde négative à large ouverture et de voltage 0,3 millivolt qui semble traduire un trouble de conduction intraventriculaire. P’P, 30/100es de sec. et P P° 30/100es de sec. (Ce dernier tracé utilise l’effet de survivance et est enregistré après cessation de l’excitation.)

b) EPREUVES PHARMACODYNAMIQUES

Vagotomie et injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin en rythme sinusal.

Lapin femelle, 2 kgs 600.

Expérience du 1°" Août 1947.

10 Rh. — Trachéotomie et transformation du sinus carotidien en cul-de-sac droit.

10 h. 25. — E. C. G. témoin (appareil de Minor), 3 dérivations standard. Normal. Fréquence de 240.

10 h. 35. — E. C. G. après distension. Bradycardie notable, fréquence de 107%.

10 h. 45. — E.C.G. témoin. Fréquence de 230.

10 R. 46. — Injection de 4/100es de mg. d’adrénaline par la veine jugulaire et E. C.G 15 sec. 1 min. 30 sec. et 2 min. après l’injection.

15 sec., bradycardie considérable. La fréquence tombe à 66.

1 min. 30 sec. bradycardie, nombreuses extrasystoles ventriculaires polymorphes, d’axe tantôt gauche, tantôt droit. Salves extrasystoliques à fréquence élevée, six extrasystoles en 8/10es de sec.

2 min. la fréquence demeure basse, 106. Les complexes auriculo- vetricolas res reparaissent avec leur chronologie normale.

11 Rh. — Injection de 1/400e de mg. d’adrénaline.

E.C.G. témoin (fréquence de 225), puis 30 sec., 1 min. et 2 min. après.

30 sec., fréquence légèrement augmentée (272).

1 min. et 2 min. après la fréquence a repris sa valeur initiale (218). Aïltérations morphologiques difficiles à apprécier maïs paraissant peu sensibles.

11 h. 15. — Bivagotomie cervicale.

11 h. 45. — E.C.G. témoin, pratiquement pas modifié, fréquence de 240.

11 R. 47. — Injection de 4/100es de mg. d’adrénaline et E. C. G. 30 sec. après : fréquence ramenée à 218, altérations morphologiques insensibles.

En résumé, avant la double vagotomie, l’injection forte d’adrénaline a été suivie :

1° D’une bradycardie élevée, puis

2° D’une bradyarythmie avec nombreuses extrasystoles ventriculaires et disparition des ondes P.

3° Ces effets disparaissent en 3 min. environ.

L’injection faible s’est traduite par une légère accélération de très courte durée.

Après vagotomie double, l’injection d’une dose forte d’adrénaline n’a conféré qu’une bradycardie modérée, dans les limites d’ailleurs des variations physiologiques. À

11 R. 50. — E.C. G. témoin indique à nouveau une fréquence de 240.

11 R. 52, — Injection de 1 mg. d’acétylcholine par la veine jugulaire. E. C. G. immédiatement après, ne témoigne d'aucune modification de fréquence. Altérations morphologiques peu lisibles en raison du parasitage important.

11 h. 55. — E. C.G. de lecture plus commode. Fréquence de 240. Onde P de très faible voltage. Phase initiale légèrement élargie.

L'animal ne tarde d’ailleurs pas à succomber.

En résumé, l'injection de 1 mg. d’acétylcholine entraîne :

1° Des modifications des complexes ventriculaires avec allongement de la phase initiale.

2° Pas de ralentissement initial.

Vagotomie et injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin en rythme sinusal.

Lapin mâle, 2 kgs 300.

Expérience du 5 Août 1947.

10 R. — Trachéotomie. Préparation de la carotide et du sinus carotidien droits.

10 h. 25. — E. C. G. témoin (appareil de MiNorT), 3 dérivations standard. Normal. Fréquence de 221. P R de 7/100es de sec.

10 h. 30. — Essai de réalisation du réflexe de SOLLMANN BRow\. E. C. G. fréquence de 240.

11 h. 05. — Nouvel E. C. G. témoin. Fréquence de 200.

11 h. 10. — Distension du sinus carotidien transformé en cul-de-sac et E. C. G. Bradycardie nette, fréquence de 180. Parasitage important ne permettant aucune précision morphologique.

11 h. 15. —- E. C. G. témoin. Fréquence de 200. Injection de 4/100+ de mg. d'adrénaline.

11 h. 16. — E. C. G. Fréquence un peu inférieure à 200. Complexes normaux.

11 h. 17. —- E. C. G. Rythme d’échappement ventriculaire, nombreuses extrasystoles, d’axe tantôt droit, tantôt gauche. Fréquence comprise entre 150 et 200.

11 h. 18. — Aspect comparable. Parfois rythme trigemellé.

11 h. 20. — E. C. G. Rythme très lent, régulier. Fréquence de 120. Les complexes reprennent leurs caractères initiaux.

11 h. 26. — Injection de 1/400es de mg. d’adrénaline et E. C. G. témoin. Fréquence de 190.

11 h. 27. — E. C. G. Bradycardie simple. Fréquence de 140.

E. C. G. pris de minute en minute ne présentent pas d’altérations morphologiques. Ils révèlent que la fréquence se rétablit à sa valeur initiale en 5 min. environ.

11 h. 42. —- Double vagotomie et E. C. G. témoin qui, exceptionnellement, révèle une augmentation de fréquence importante (fréquence de 273).

11 h. 43. — Injection de 1/400es de mg. d’adrénaline et E. C. G. Léger ralentissement (fréquence de 240) sans altérations morphologiques.

11 h. 47. — E. C. G. Fréquence de 257.

11 Rh. 50. —- Injection de 4/100e de mg. d’adrénaline E. C. G. témoin (F — 257), puis 30 sec., 1 min. 1 min. 30 sec., 2 min, 3 min, 4 min. après.

80 sec. Salves extrasystoliques ventriculaires polymorphes qui sont de deux types alternants, tout au moins au début, supra-ventriculaire et idio-ventriculaire. )

1 min. Tachycardie sinusale régulière (F — 277).

1 min. 30 sec. Rythme bigemellé, les extrasystoles ventriculaires apparaissent par groupes de deux.

2 min. Rythme curieux constitué par l’alternance régulière de deux ou trois systoles de type sinusal, de faible voltage et de couples de deux extrasystoles ventriculaires.

3 min. Aiternance d’extrasystoles ventriculaires et de complexes sinusaux de faible voltage.

4 min. Retour au rythme normal et à la fréquence de 257.

En résumé, les injections d’adrénaline sont suivies :

1° Avant la vagotomie : s’il s’agit de doses fortes, d’une réduction modérée de fréquence et de troubles rythmiques avec extrasystolie ventriculaire.

S’il s’agit de doses faibles, d’une simple bradycardie sans modifications morphologiques.

2° Après la double vagotomie, les doses faibles confèrent aussi une simple bradycardie sans modifications morphologiques.

Les doses fortes, une légère tachycardie et extrasystoles.

12 h. — E. C. G. témoin, fréquence de 257.

12 h. 03. — Injection d’un demi mg. d’acétylcholine par voie saphène et E. C. G. Très forte bradycardie. La fréquence passe de 256 à 90 par allongement des diastoles. Au cours de l’une d’elles particulièrement longue s’aperçoit un

P bloqué.

1 min. après, modification totale de l’aspect et de la fréquence. Rythme très accéléré (F — 282). Phase initiale allongée suivie d’une onde T fortement dé-

calée (cf. onde de PARDEE). P polymorphes.

Ces caractères se maintiennent, légèrement atténués toutefois, dans les deux tracés qui suivent et qui sont pris l’un 5 min., l’autre 6 min. après le précédent. La fréquence diminue légèrement, 272 puis 256. On est donc revenu à la fréquence de base. Les altérations morphologiques survivent toutefois.

En somme, l’injection d’acétylcholine a donc ici :

1° Diminué considérablement la fréquence immédiatement après l'injection et, comme dans une excitation vagale forte, des P bloqués peuvent apparaître dans les longues diastoles.

2° Dans un second temps, a déclenché une accélération notable au rytnme accompagnée d’altérations morphologiques importantes.

12 h. 15. — Injection de 1/10 de cc. de Dial par kilog de poids corporel. Exitus. -

Injections d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé. Lapin mâle de 2 kgs 800.

Première Expérience du 12 Juillet 1950.

9 R. — Injection de 10 ce. de chloralose par voie saphène.

9 h. 25. — Mise en place d’une électrode œsophagienne sous contrôle radioscopique. Les tracés sont tous pris en dérivation œsophagienne.

9 R. 35. — Mise en place d’une canule trachéale, puis introduction d’une canule dans une branche de la jugulaire externe.

9 R. 50. — E.C.G. témoin : fréquence élevée, 300 systoles par minute. Intervalle PR légèrement supéreur à 6/100e de sec. phase initiale d’une durée de 0,025 sec.

10 h. 25. — Injection de 0 mg. 25 d’acétylcholine, Des tracés électrocardiographiques (HELLIGE) sont enregistrés 10 sec., 30 sec., 1 min. et 2 min. après.

10 sec. Bradycardie à 120. Intervalle P R non modifié. Phase rapide légèrement allongée (0,04 sec. contre 0,025). T diphasiques.

30 sec. Légère bradycardie, P R sans variation, voltage de T très augmenté.

1 min. Bradycardie sinusale. Un P postérieur positif non suivi du complexe. On note ensuite un rythme extrasystolique ventriculaire et un P postérieur positif dans le T et brusquement s’établit une bradycardie sinusale régulière de fréquence 60 environ.

2 min. Bloc complet ; rythme encore extrasystolique.

10 h. 50. — E.C.G. témoin : fréquence de 260, P R légèrement inférieur à

0,06 seconde. F

10 R. 51. — Injection de 0,25 mg. d’acétylcholine. Enregistrement électrocardiographique 10 sec., 25 sec. et 35 sec. après.

10 sec. Bradycardie sinusale régulière de fréquence 92, intervalle P R légèrement allongé. |

25 sec. Bradycardie très modérée (218) , PR de 0,06 sec. Phase initiale crochetée, de 0,03 sec. environ, onde T en dôme très accusé.

35 sec. Légère bradyarythmie à 200. PR inchangé, 0,06 sec. Phase initiale profondément modifiée, en M, et allongée, 0,03 à 0,04 sec. Onde T en dôme géant, onde P polymorphe.

11 h. — Mort du Lapin par arrêt de la respiration, alors que le rythme cardiaque était redevenu normal.

LAPIN S.7 Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin femelle de 2 kgs 500.

Deuxième Expérience du 12 Juillet 1950.

14 h. 30. — Injection de 15 cc. de chloralose par la saphène.

14 R. 40. — Mise en place de la canule trachéale et d’une canule dans une branche de la jugulaire externe.

14 h. 50. — Introduction d’une électrode œsophagienne, contrôle à la scopie.

15 h. 05. — E. C. G. témoin normal, avec une fréquence de 236, un PR de 0,06 sec. et une phase initiale de 0,03 sec.

15 R. 29. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline par la voie jugulaire. Plusieurs tracés sont enregistrés.

10 sec. après l’injection. Bradycardie réflexe à 140, extrasystoles ventriculaires. P positifs antérieurs ou postérieurs. P P inégaux. Phase initiale allongée à 0,04 sec.

20 sec. Bradycardie plus marquée. Complexes d’une durée de 0,03 sec. P positifs antérieurs, P R régulier. Extrasystoles ventriculaires.

30 sec. Aspect semblable.

1 min. La bradycardie diminue, pas d’extrasystoles.

1 min. 30 sec. Le rythme reprend ses caractères initiaux.

15 h. 42. — Injection de 0,25 mg. d’acétylcholine.

E. C.G. ; quatre fragments pris après :

10 sec. Bradyarythmie à 100. Fibrillation auriculaire. Pas d’arrêt. Phase rapide de 0,04 sec.

20 sec. Rythme très troublé, complexes polymorphes. P difficilement localisable. ,

30 sec. Rythme extrasystolique régulier, fréquence de 300. Ondes T très augmentées.

1 min. 30 sec. P bloqués (dissociation auriculo-ventriculaire 2/1 souvent). PR variable, très long en général, 0,06 à 0,10 sec.

16 Rh. 06. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline par la jugulaire. E. C. G: enregistrés 10 sec., 30 sec., 45 sec. et 1 min. 30 sec. après.

10 sec. Bradycardie et salves d’extrasystoles ventriculaires.

30 sec. Très forte bradycardie à 60, complexes normaux et quelques rares systoles ventriculaires.

45 sec. Bradycardie plus modérée à 100.

1 min. 30 sec. Retour à la fréquence initiale. Morphologie rappelant celle du témoin mais T plus intenses et plus acuminés, de même que les ondes P.

16 h. 31. -— Double vagotomie.

16 R. 32. — E. C. G. témoin qui rappelle le témoin de 15 h. 05, avec une fréquence de 218, un PR un peu supérieur à 0,06 sec. et une phase initiale de 0,03 à 0,04 sec.

16 R. 35. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine.

E. C. G. 10 sec., 20 sec., 45 sec., 1 min. après.

10 sec. Bradycardie régulière, fugace, avec une fréquence de 80 mais sans arrêt cardiaque. Intervalle P R allongé, 0,07 à 0,08 sec. Phase initiale de 0,04 sec., très peu allongée par conséquent.

20 sec. Retour rapide à la fréquence initiale (225), un très léger allongement de la phase initiale persiste. ù

45 sec. Complexe à accident principal négatif. Onde T ample et durable. Phase rapide de 0,04 sec. P dans la branche descendante de T ou postérieur. Un P bloqué.

1 min. P antérieur. P R très long, 0,08 sec. T géant en dôme.

16 h. #2. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline. Cinq tracés pris à 15 sec. 30 sec., 45 sec., 1 min. et 1 min. 30 sec. ne révèlent aucun trouble du rythme ; la fréquence est inchangée pratiquement, de même que la morphologie, mis à part les T et les P qui sont plus intenses.

16 R. 49. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline. Six tracés pris à 15 sec. 30 sec., 45 sec., 1 min., 1 min. 30 sec. et 2 min. ne révèlent que de très légères modifications, en particulier quelques extrasystoles ventriculaires en salves, après 10 sec.

16 R. 57. —- Injection de 0,5 mg. d’acétylcholine. Court arrêt cardiaque vers la 5e sec. Arrêt de la respiration 3 minutes après. 17 h. — L’autopsie montre des poumons normaux : pas de spume dans les bronches.

Injections d'adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin mâle de 2 kgs 400.

Expérience du 13 Juillet 1950.

1% h. 37. — Injection par la saphène de 15 cc. de chloralose AO UE

de

14 h. 50. — Mise en place des canules trachéale et jugulaire et de l’électrode œsophagienne (contrôle à la scopie).

15 h. — E.C.G. témoin (HELLIGE), en dérivation œsophagienne ainsi que ceux qui suivent ; fréquence de 240, P R de 0,06 sec.

15 h. 15. — Injection par la jugulaire de 1/50e de mg. d’adrénaline. On note en scopie, 5 sec. après la fin de l'injection, un arrêt cardiaque complet ayant duré 2 à 3 sec. environ. Des enregistrements sont faits 10 sec., 20 sec., 30 sec; 45 sec. 1 min. 1 min. 30 sec. et 2 min. après la fin de celle-ci.

10 sec. Bradyÿcardie sinusale régulière à 76.

20 sec. et suivants. Retour rapide à la fréquence témoin. Image de prépondérance gauche. Variations considérables de l’intervalle P R (entre 0,06 et 0,62 sec.). P disparaît en partie dans certains complexes. Tout à fait en fin d’enregistrement, deux extrasystoles ventriculaires.

15 h. 35. — Injection par la jugulaire de 0,2 mg. d’acétylcholine. E. C. G. témoin (fréquence de 266), puis sept tracés suivant la chronologie de l’expérience précédente. Pas d’arrêt cardiaque. Bradyÿcardie sinusale fugace, retour très rapide à la fréquence témoin. L’intervalle P R de 0,07 à 0,08 sec. (témoin 0,06) est allongé et demeure ainsi pendant toute la durée de l’enregistrement. Phase rapide, 0,04 sec. contre 0,03 au témoin.

15 R. 51. — Injection par la jugulaire de 3/50es de mg. d’adrénaline. E. C. G. après 10 sec. 20 sec., 30 sec., 45 sec., 1 min., 1 min. 30 sec., 2 min. Forte (fréquence de 90 à 120) et durable (une minute) bradycardie sinusale régulière, sans P bloqués. P R allongé à 0,08 sec.

16 R. 05. — Vagotomie double.

16 h. 10. —- Tracé témoin, fréquence 266. P R, 0,07 sec.

16 h. 11. — Injection de 0,02 mg. d’acétylcholine. Pas d’arrêt cardiaque. Bradyarythmie fugace, la fréquence varie entre 70 et 150. Deux P bloqués. Intervalle P R allongé, 0,09 sec. Retour progressif à la fréquence témoin entre 17: sec. et 30 sec.

45 sec. Extrasystoles. Phase rapide de 0,05 sec. onde T volumineuse. PR variable.

16 h. 22. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline. Six électrocardiogrammes sont enregistrés selon chronologie habituelle.

10 sec. Extrasystoles ventriculaires isolées ou en salves. Fréquence non modifiée. A partir de 25 sec. on ne note plus d’extrasystoles ventriculaires.

16 R. 33. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline.

E. C. G. témoin avant injection : fréquence 250 environ. P R de 0,06 sec. Six tracés après injection (toujours même chronologie).

La fréquence n’est pratiquement pas modifiée. P postérieurs positifs, d’abord dans la branche descendante du complexe, puis se dégageant de plus en plus. T aplatis presque inapparents. Extrasystoles ventriculaires rares, décalantes.

30 <ce. Fréquence inchangée, complexes diphasiques, phase initiale allongée 0.04 à 0,05 sec. P positif, franchement postérieur.

1 min. Retour à la normale.

16 h. 47. — Injection de 0,5 mg. d’acétylcholine. Pas d’arrêt cardiaque.

10 sec. Bradycardie sinusale fugace (100 environ). P R non allongé (0,06 sec.).

17 h. — Animal sacrifié. L’autopsie montre des poumons d’aspect normal, pas trace d’œdème pulmonaire.

Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin femelle de 2 kgs 300.

Expérience du 17 Juillet 1950.

14 h. 30. — Injection de 15 cc. de chloralose par la saphène.

1# h. 50. — Mise en place d’une électrode œsophagienne contrôlée à la scopie.

15 h. — Mise en place des canules trachéale et jugulaire (dans une branche de la jugulaire externe).

15 R. 10. — E.C. G. témoin normal, fréquence de 290. PR de 0,06 sec.

15 h. 32. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline suivie d’enregistrements électrocardiographiques à 10 sec., 20 sec., 30 sec., 40 sec., 1 min., 4 min.

10 à 20 sec. Bradycardie réflexe coupée de nombreuses extrasystoles ventriculaiïres isolées ou en salves.

30 sec. Bradycardie régulière sinusale à 100. PR de 0,06 sec.

40 sec. Accélération progressive, quelques rares extrasystoles ventriculaires. Très grande onde T acuminée.

1 min. La fréquence est de 170 environ. T géant. PR inchangé.

2 min. Fréquence de 200. Aspect morphologique semblable au précédent.

4 min. Fréquence de 240. P R de 0,06 sec.

15 h. #5. — Injection de 0,2 mg. d'acétylcholine. Un E. C. G. est pris immédiatement après l’injection, les suivants selon la chronologie habituelle.

Immédiatement après l’injection et jusqu’à 20 sec. bradycardie considérable ; un complexe sinusal en 4 sec. d'enregistrement avec PR de 0,13 sec. Extrasystoles ventriculaires très polymorphes. P isolés placés au hasard des complexes extrasystoliques. Les extrasystoles deviennent moins polymorphes.

30 sec. Bradycardie sinusale régulière à 100. PR variable de 0,06 à 0,11 sec. Décalage du S T. Réduction progressive de la bradycardie qui passe à 140.

15 h. 56. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline.

E. C.G. habituels, le dernier enregistré après 4 minutes.

10 sec. Bradycardie réflexe régulière, sinusale, à 100.

30 sec. Retour rapide à la fréquence initiale, pas d’extrasystoles. Ondes P et T très accusées.

16 h. 07. — Vagotomie double.

16 h. 09. — E.C.G. témoin, fréquence de 240.

16 h. 11. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine. Enregistrements habituels. Pas d’arrêt cardiaque, bradycardie fugace sinusale, régulière à 100. PR allongé d’un centième de sec. environ.

Modification profonde de l’onde T, en dôme ample et durable. Pas de trouble du rythme. ;

16 h. 23. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline. Six tracés, 15 sec., 30 sec., 45 sec., 1 min, 1 min. 30 sec., 2 min. après l’injection.

10 sec. Fréquence peu modifiée. Extrasystoles ventriculaires isolées.

30 sec. Rythme bigéminé, alternance régulière de complexes normaux (phase initiale de 0,03 sec) précédés d’un PR à 0,08 sec. et de complexes extrasystoliques (phase initiale de 0,04 sec. à 0,05 sec.) précédés d’un PR court de 0,04 à 0,05 sec.

45 sec. et 1 min. Le mème rythme se poursuit. 1 min. 30 sec. Retour à la normale.

16 h. 38. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline. Six tracés :

10 sec. et 25 sec. Très légère accélération, 260 (témoin, 220).

45 sec. Bigéminisme : systoles normales avec P R de 0,06 sec. et phase initiale de 0,03 sec. alternant avet extrasystoles au cours desquelles on note un PR de 0,04 sec. et une phase initiale de 0,04 sec. et diphasique.

1 min. et 1 min. 30 sec. Même rythme coupé d’extrasystoles isolées, à point de départ haut situé dans le faisceau de His.

2 min. Retour à la normale.

16 h. #7. — Injection de 0,5 mg. d’acétylcholine. Six enregistrements suivent. Le premier entre 10 et 20 sec. après l’injection, le dernier 2 min. après.

10 à 20 sec. Arrêt cardiaque, puis bradycardie sinusale régulière.

30 à 40 sec. Fréquence normale. Complexe ventriculaire à accident prinei-

pal négatif. Onde T très ample et aiguë comprenant l’onde P dans sa branche ascendante.

1 min. Fréquence normale. P R très variable de 0,04 à 0,06 sec. Déviation gauche temporaire.

1 min. 30 sec. P R encore légèrement variable. 2 min. Retour à la normale.

17 h. — Animal sacrifié.

Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin femelle de 2 kgs 100.

Expérience du 18 Juillet 1950.

8 h. 45. — Injection par la saphène de 13 cc. de chloralose à 8 %,

9 h. — Mise en place de l’électrode œsophagienne sous contrôle radioscopique.

9 h. 20. -— Mise en place des canules trachéale et jugulaire (dans une bran-

che de la jugulaire externe afin d’éviter le plus possible l’embolie gazeuse). 10 h. — E. C. G. témoin, fréquence, 276 ; P R, 0,06 de sec.

10 h. 13. — Injection de 1/50 de mg. d’adrénaline par voie jugulaire. Six E. C.G. sont enregistrés suivant la chronologie habituelle. Tracés assez semblables entre eux :; au début, bradycardie sinusale régulière (224), pas de P bloqués. En 2 min. la fréquence reprend une valeur (258) voisine de la fréquence initiale.

10 h. 21. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline ; six tracés (10 sec., 30 sec., 45 sec., 1 imin., 2 min., 3 min).

10 sec. Bradycardie réflexe très forte, la fréquence tombe au-dessous de 60. 30 sec. et 45 sec. Bigéminisme par extrasystoles ventriculaires. à min. Bradycardie sinusale lentement régressive, fréquence de 100. 2 et 3 min. Tracés normaux.

10 h. 56. —- Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine. E. C. G. habituels. Pas d’arrêt cardiaque. Léger ralentissement (220 contre 250 au témoin) par simple bradycardie sinusale.

1 min. après l’injection se note un rythme extrasystolique ventriculaire régulier (phase initiale supérieure à 0,04 sec. et accident principal négatif). La fréquence est augmentée à 276. Nombreux P postérieurs.

11 h. 17. — Vagotomie double.

‘11 h. 19. — E. C. G. témoin, fréquence de 240, PR de 0,01 sec. environ et phase rapide de 0,03 sec.

11 h. 20. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine. ,

10 sec. après : bradycardie sinusale (fréquence, 124, avec PR de plus de 0,07 sec. et phase rapide très légèrement augmentée).

30 sec. après, la bradycardie a disparu.

11 h. 26. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline. La fréquence n’est pas modifiée, on note un flottement du PR mais pas d’altération morphologique. 11 h. 30. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline. La fréquence passe à

342 contre 240 chez le témoin. :

10 sec. après, une seule extrasystole ventriculaire est visible.

30 sec. et 45 sec., rythme extrasystolique ventriculaire.

1 min. PR variable, P antérieur, postérieur ou nul. Encore visible au bout de 1 min. 30 sec. mais disparu après 2 minutes.

11 h. 37. — Injection de 0,5 mg. d’acétylcholine.

E. C. G. immédiatement après, puis au bout de 30 sec. montre une bradycardie sinusale régulière de fréquence 100 après un léger arrêt cardiaque. Puis la fréquence redevient normale avec des complexes ventriculaires à accident principal négatif. Onde T très ample et aiguë comprenant l’onde P dans sa branche ascendante. :

1 min. après, fréquence normale. P R variable de 0,04 sec. à 0,06 sec. Déviation gauche temporaire.

1 min. 30 sec. P R encore variable.

11 h. 50. — Animal sacrifié.

LAPIN S. 11 Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin mâle de 2 kgs 100.

Expérience du 20 Juillet 1950.

15 Rh. 25. — Injection de 13 ce. de chloralose par la saphène.

15 h. 40. — E.C.G. témoin après mise en place de la sonde œsophagienne. Fréquence de 272, P R de 0,05 sec. phase initiale de 0,03 sec.

15 R. 45. — Mise en place des canules trachéale et jugulaire (dans une bran-

che de la jugulaire externe).

16 h. 06. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline. k

10 sec. après : bradycardie sinusale modérée (246).

20 sec. : bradycardie sinusale légèrement plus importante (180), mais pas de P bloqués. Rythme très régulier.

1 min. 30 sec. : ralentissement encore net (225).

16 h. 13. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline.

10 sec. après, bradycardie réflexe (106), extrasystoles ventriculaires, P bloqués, T di- ou polyphasiques.

ss pb

30 sec, bradycardie sinusale (90) très régulière. Ondes T fortement. aplaties; polyphasiques.

40 sec., même aspect mais fréquence de 120, ondes T mieux visibles.

2 min.,, une bradycardie légère, à 200, persiste. Les altérations morphologiques ont complètement disparu.

16 h. 18. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine.

10 sec. après, très forte bradycardie sinusale, fréquence de 62, mais action très fugace.

20 sec., la fréquence s’élève à 225. Le P R a tendance à augmenter sa durée. Les ondes T augmentent d'amplitude.

30 sec. la fréquence est de 225. P R passe à 0,08 sec. (témoin, 0,06).

45 sec. la fréquence se maintient à 225, mais le P R augmente encore (0,10 à 0,11 sec.) et les ondes P ont tendance à fusionner partiellement ayec les ondes T.

1 min. Création d’un bloc partiel auriculo-ventriculaire 2/1 par suite duquel la fréquence se trouve ramenée à 112. P° plus ou moins fusionné avec T et parfois T + P°’ confondus entièrement. P R atteint 0,12 sec.

16 h. 25. — Répétition de l'expérience précédente avec 0,2 mg. d’acétylcholine.

10 sec. après : bradycardie sinusale très fugace (3 sec. environ).

30 sec. Rythme sinusal légèrement ralenti (220). Onde T très ample, en dôme. PR légèrement augmenté.

50 sec. Même fréquence, mais allérations morphologiques notables. P R très augmenté, 0,12 sec. P fusionné en partie avec T. Phase rapide de voltage très diminué.

1 min. Les caractères précédents s’accusent. L’onde T géante est en dôme symétrique. La phase prncipale, très réduite, se perçoit sous forme d’un double crochetage au début du T.

P R toujours allongé; 0,10 à 0,11 sec. Des P bloqués une fois sur deux (bloc type 2/1), fréquence de 112.

1 min. 30 sec. Nouveau ralentissement. Le nombre de systoles est ramené à

42 par minute.

1 min. 50 sec. Les P bloqués ont disparu. Le P R demeure élevé, 0,10 à 0,11

sec. La fréquence est de 66.

2 min. Même aspect mais fréquence de 112.

2 min. 30 sec. voltage du complexe va en augmentant.

Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin femelle de 2 kgs.

Expérience du 26 Juillet 1950.

1% h. 40. — Injection de 13 cc. de chloralose par la veine saphène.

15 h. — Mise en place de l’électrode œsophagienne.

15 h. 20. — Mise en place des canules trachéale et jugulaire.

15 h. 36. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline faite sous tracé ; la pre-

mière partie de celui-ci tient lieu de témoin. E. C.G. témoin (appareil de Lran-Minor), 3 dérivations standard et dériva-

nt Ce

tion œsophagienne synchrones, normal avec une fréquence de 240, un intervalle PR de 0,06 sec. et une phase initiale de 0,03 sec. Immédiatement après l'injection, bradycardie sinusale très légère à 170 ; une salve d’extrasystoles ventriculaires.

10 sec. après, même aspect, fréquence de 150, P R allongé, 0,07 à 0,08 sec.

30 sec. après, les extrasystoles ont disparu, seule persiste la bradycardie sinusale à 156 et le P R allongé, 0,07 à 0,08 sec.

45 sec. Bradycardie moins accusée (200), P R de 0,07 sec.

1 min. Le retour au rythme initial est réalisé.

15 R. #2, — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline faite pendant l’enregistrement. Dès la fin de linjection s’établit un rythme extrasystolique ventri. culaire (axe tantôt droit. tantôt gauche) de fréquence comprise entre 230 et 260 qui persiste 20 sec. et 30 sec. après. À la 33e sec. suivant l’injection, brusque ralentissement qui se prolonge pendant les secondes suivantes.

45 sec. Bradycardie à 110. Les ondes P disparues dans les précédents tracés sont à nouveau visibles, P R de 0,06 sec.

1 min. Retour à la normale très progressif, fréquence de 150, P R de 0,06 sec.

2 min. Fréquence, 200 ; P R de 0,06 sec.

15 R. 50. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine faite sous tracé. Deux secondes après le début de celle-ci débute une importante bradycardie qui fait passer la fréquence des systoles ventriculaires à 50, tandis que les oreillettes pulsent à une fréquence de 176, d’où nombreux P bloqués. P R variable de 0,08 à 0,10 sec. à

15 R. 55. — L’injection précédente est réalisée de nouveau et détermine un arrêt de l’étage ventriculaire de 3,6 sec. tandis que les oreillettes continuent à battre à la fréquence de 164. A la reprise, les contractions ventriculaires ont une fréquence de 50 ; une dissociation auriculo-ventriculaire (4/1 ou 3/1) se voit. PR variable de 0,08 à 0,11 sec.

2 min. Le régime normal est rétabli.

16 h. 07. — Injection de 0,5 mg. d’acétylcholine sous tracé. Le premier effet de celle-ci est de déterminer un arrêt des systoles ventriculaires normales pendant un temps légèrement supérieur à 3,6 sec. une extrasystole est visible pendant cette période. Une hradycardie auriculaire modérée (170 contre 225 au témoin) s’observe au même moment. En 23 sec. les effets s’atténuent sensiblement, la bradycardie sinusale que l’on constate alors est relativement modérée (190).

40 sec. après l'injection, le rythme initial est rétabli.

16 R. 13. — L’injection d’une dose très forte, 1 mg., d’acétylcholine, provoque d’emblée un arrêt de l'étage ventriculaire durant 10 sec. ; seuls deux échappements sont perceptibles, tandis que les oreillettes n’accusent tout d’abord au’une bradycardie relativement modérée (150) puis entrent en fibrillation.

40 sec. après, la fibrillation auriculaire persiste, la fréquence des systoles ventriculaires est de 60.

1 min. Bradycardie sinusale régulière à 180. PR de 0,08 à 0,09 sec.

2 min. Retour au rythme normal, un peu ralenti (200) toutefois.

17 h. 07. — L’injection d’une forte dose d’adrénaline, 1/10e de ng., ne provoque pas de modification de fréquence, qui demeure à 240 comme chez le témoin. Altérations morphologiques : ondes P invisibles, complexes fortement crochetés, diphasisme de T très accusé.

3 min. après l'injection, les ondes P se dégagent progressivement du complexe et redeviennent antérieures, mais l'intervalle P R reste variable.

LAPIN S. 13 Injections d’adrénaline et d’acétylcholine chez le Lapin chloralosé.

Lapin mâle de 2 kgs.

Expérience du 27 Juillet 1950.

15 h. 10. — Injection de 13 cc. de chloralose par la veine saphène.

15 h. 45. — Mise en place de l’électrode œsophagienne et des canules trachéale et jugulaire.

15 h. 55. — E.C.G. témoin (appareil de Lran-MiNoT), 3 dérivations standard et dérivation œsophagienne. Normal, fréquence 200, P R 0,08 sec. phase initiale 0,03 sec.

16 h. — Injection de 1/50e de mg. d’adrénaline sous tracé, forte bradycardie ventriculaire (50), bradycardie auriculaire plus modérée (170). PR variable, entre 0,08 et 0,16 sec. Cet effet est très fugace.

10 sec. après, accélération (240), aspect normal du tracé.

20 sec. Fréquence 210, quelques extrasystoles ventriculaires.

45 sec. Même aspect.

1 min. Retour à la normale.

16 h. 06. —- Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline ; deux tracés sont pris lun au début de l'injection (fréquence de 170, P R, 0,07 sec), l’autre à la fin de celle-ci (fréquence de 104, P R, 0,08 sec).

10 sec. après, très belle bradycardie sinusale régulière à 66, l’intervalle PR est légèrement allongé, 0,09 sec. ainsi qu'après 20 sec.

40 sec. Bradycardie à 80. Accélération progressive ensuite, 86 après 1 min, 110 après 1 min. 15 sec. et 120 à 2 min.

16 h. 30. — Injection de 0,2 mg. d’acétylcholine, l’enregistrement commence avec celle-ci, immédiatement la fréquence ventriculaire tombe à moins de 76. Dissociation auriculo-ventriculaire, 2/1 pendant 7 sec. environ.

10 sec. après, la fréquence s’élève à 120, au cours d’une simple bradycardie sinusale et en 30 sec. le rythme initial est rétabli, fréquence 200.

16 h. 33. — Injection d’une dose très forte, 2 mg, d’acétylcholine qui détermine un arrêt de l’étage ventriculaire durant 3 sec. tandis que les ondes P s'inscrivent régulièrement à la fréquence de 156.

3 sec. après, dissociation auriculo-ventriculaire 2/1, la fréquence des systoles ventriculaires est de 50. PR long, 0,10 sec. à 0,12 sec.

30 sec. Fréquence de 159, bradycardie sinusale.

1 min. après J’injection, le retour à la fréquence initiale (200) est réalisé.

16 h. 40. —- Injection d’une forte dose, 1/10e de mg., d’adrénaline, enregistrement pratiqué pendant la durée (20 sec.) de l'injection, forte bradycardie sinusale réflexe qui débute vers la 10e seconde. Celle-ci est maxima (46) entre les 30e et 40c sec. se réduit ensuite progressivement à 75, une min. 40 sec. après, et à 120, 3 min. plus tard. On note le polymorphisme et la disparition fréquente des ondes P lors du plein effet de la drogue. PR variable entre 0,04 et 0,07 sec. Ù

16 h. 48. — L’injection d’une dose massive, 5 mg., d’acétylcholine, est suivie, après une péricde assez longue de bloc partiel auriculo-ventriculaire (3/1 ou 4/1), d’un bloc total transitoire. En moins d’une minute la régularisation se produit et, après 2 minutes, persiste seule une bradycardie sinusale légère à 180.

ci EXCITATIONS DES NERFS EXTRINSÈQUES ET EPREUVES PHARMACODYNAMIQUES

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