‹ Le Rythme NodaChapitre 39 sur 43 · C. —— Examens histologiques · texte numérisé non relu

C. —— Examens histologiques

Etude de la région cicatricielle auriculaire. Le prélèvement chirurgical, qui a dû être très large et très long, a fait disparaître pratiquement toute la partie « sinusale » de l’oreillette droite, la crête terminale et une large partie « auriculaire » au contact de la crête terminale.

L’'ablation du nœud sinusal est complète et certaine.

LAPIN L. 25 Lapin mâle, 2 kgs 300.

À. —— Exclusion du nœud sinusal.

20 Août 1948.

9 h. — E.C.G. témoin (appareil de MinoT) 3 dérivations standard. Faible voltage des déflexions P et T. Fréquence relativement basse de 206.

9 h. 30. — Morphine sous-cutanée, 2 mg.

9 h. #0. — Anesthésie au « Dial », 5/10es de cc. par.voie jugulaire.

Intervention selon la technique habituelle, utilisation du 3e espace, pas de trachéotomie. Hémorragie moyenne lors de la mise en place des points en U. Cet accident, dû à une blessure par aiguilles courbes trop grosses, est sans suites sérieuses.

11 h. 10. — Exclusion de la région sinusale.

11 h. 30. —- Fin de l'intervention. Animal très peu choqué. Respiration satisfaisante.

re

11 R. 40. — E. C. G. (appareil de HELLIGE), D I, DIX, D'III, puis (appareil de Minor) 3 dérivations standard synchrones. Ces tracés révèlent une fréquence modérément réduite (162). P invisibles de manière constante, une seule onde auriculaire apparaît en D II et permet d'évaluer le PR qui est très court, 3/100es de sec. T 1 positifs, T 2 isoélectriques, T 3 négatifs.

11 R. #5. — Mise en couveuse, en atmosphère enrichie en oxygène.

14 R. 30. — E.C.G. (appareil de Minor) 3 dérivations standard. Quelques ondes P visibles, très près des complexes. P R excessivement court, variant de 1 à 4/100es de sec. Visibles seulement en première et deuxième dérivations, ces accidents auriculaires sont positifs. Ils paraissent parfois, après réduction considérable du PR, se fondre dans le complexe.

La fréquence se maintient basse à 160.

17 R. 50. — E.C.G. Arythmic. Deux ondes P positives, antérieures et diphasiques s’aperçoivent en première dérivation.

21 Août.

9 h. — E. C. G. caractères semblables des ondes P visibles en première dérivation. Le PR s’allonge à 4 ou 5/100es de sec. T 1 positifs et T 3 négatifs ou diphasiques. S TT, 20/100e de sec. Fréquence moyenne de 132.

24 Août.

10 R. — E.C. G. L’examen morphologique est à peu près impossible, malgré Paugmentation de l’amplification. La fréquence est de 170. 27 Août.

10 et 17 h. — E.C. G. P 1 positifs, P 3 diphasiques et monomorphes. PR et fréquence impossibles à évaluer, le temps n’ayant pas été enregistré.

17 R. 30. — Les points de suture de la plaie cutanée sont enlevés.

11 h. — E.C.G. (appareil de HELLIGE) 3 dérivations successives. P visibles dans tous les enregistrements, très bas voltage, souvent aspect diphasique. PR, 4 à 6/100es de sec. Fréquence, 170 à 180.

B. — Excitations des nerfs extrinsèques et Epreuves pharmacodynamiques. 9 Septembre 1948.

15 h. 12. — Anesthésie au chloralose, 15 cc. introduits par la veine jugulaire droite.

15 h. 35. — Mise en piace de la sonde œsophagienne sous contrôle radioscopique (distance, borne — arcade dentaire, 17 em. 5). 15 h. 55. — Trachéotomie.

16 R. 19. — E. C. G. témoin, décubitus dorsal (appareil de HELLIGE), dérivation œsophagienne et 3e dérivation montrant une onde P polyphasique, avec prépondérance positive en œsophagienne, négative en D III. PR de 4 à 6/100es de sec. environ. Complexe ventriculaire à phase initiale d’aspect normal et de durée légèrement inférieure à 4/100es de sec. T diphasiques. S T T, 16/100es de seconde.

16 h. 21. — Injection par voie jugulaire de 1/50e mg. d’adrénaline. E. C. G 10 sec. 30 sec., 1 min., 1 min. 30 sec. après. ;

10 sec., la fréquence est subitement réduite par le coup de frein vagal réflexe. Début du tracé représenté par deux échappements ventriculaires (phase

initiale augmentée à 6/100es de sec. environ), suivis d’un complexe normal, pour 18/10es de sec. (F = 66) ; mais ensuite accélération.

30 sec. Fréquence de 186. Série régulière d’échappements idio-ventriculaires avec accident principal positif, onde lente diphasique à prépondérance négative ou accident principal négatif et onde lente positive. Aucun P visible.

1 min. Fréquence de 134. P vraisemblables devant certains complexes (simples crochetages à peine visibles). Axe tantôt gauche, tantôt droit. T bien visibles, en dômes réguliers, négatifs ou positifs. S TT, 12 à 14/100es de sec. Quelques échappements ventriculaires.

1 min. 30 sec. Fréquence de 114. Aspect morphologique comparable au précédent, mais R toujours négatifs, T toujours positifs (dérivation œsophagienne). Sans doute P postérieur compris dans le ST.

16 h. 37. — Injection par voie jugulaire de 3/50 de mg. d’adrénaline. E.C.G. témoin. Fréquence de 172. Morphologie comparable à celle du témoin d’origine (pris au début de l’expérience aiguë).

E. C. G. 10 sec., 30 sec. 55 sec. 1 min. 30 sec., 2 min. après l’injection.

Tous ces tracés sont pris en dérivation œsophagienne avec l’appareil de HELLIGE.

10 sec. La fréquence, ramenée à 92 à la suite de l'injection, s’élève assez rapidement et s'établit en cours d’enregistrement à 150 environ. Les ondes auriculaires, visibles dans la partie initiale du tracé (rythme lent), disparaissent ensuite. PR de 4/100es de sec. La plupart des complexes ventriculaires sont constitués par un R unique ou bifide, positif le plus souvent, suivi de T négatif qui devient diphasique et, en fin de tracé, diphasique à prépondérance positive. Il s’agit d’un rythme d’échappement ventriculaire.

30 sec. Fréquence de 212. Alternance très régulière de trois sortes de complexes ventriculaires :

a) Les uns affectent la forme d’une flèche unique, positive, de très fort voltage (R), comprise entre un Q peu marqué et un S mieux indiqué, suivie d’un T diphasique à prépondérance négative ;

b) Les autres, en forme de M à grand développement du jambage moyen

négatif, sont suivis d’un T diphasique à ondulation de faible amplitude ;

c) Enfin les derniers sont représentés par une onde R positive, crochetée à son sommet et suivie d’un T intermédiaire entre les précédents.

Dans tous les cas, la phase initiale a une durée de 4/100es de seconde.

55 sec. Fréquence de 214, complexes semblables aux précédents mais de distribution moins régulière. P toujours absents.

1 min. 30 sec. Fréquence de 200. Trois échappements ventriculaires à la fin d’un tracé comparable aux précédents. Peut-être trace de P devant certains complexes.

2 min. Fréquence de 96. Complexes ventriculaires nettement dessinés, tantôt droits, tantôt gauches. Phase initiale de 3 à 4/100es de sec. T négatifs ou positifs. STT de 12/100es de sec. P antérieurs absents ; peut-être P postérieurs dans le ST.

17 R. — Préparation du vague droit.

17 h. 15. — E. C. G. témoin. Fréquence de 160. Morphologie analogue à celle du tracé d’origine.

17 h. 17. — Excitation forte du vague droit sous tracé. Ralentissement immédiat important. Quelques timides essais de systoles auriculaires à 5/10es de sec. 13/10es de sec., 25/10es de sec., 36/10es de sec. et 49/10es de sec. après. Ensuite, arrêt total qui dure 14 min. et n’est interrompu que par l’interruption de l’enregistrement.

17 h. 20. — Nouvelle excitation sous tracé. Fréquence moyenne de 24. P visibles, positifs, de faible voltage, antérieurs aux complexes ventriculaires normaux. PR de 5 à 6/100es de sec. Phase rapide normale (3/100es de sec.). Ondes lentes T très étalées, diphasiques, à prépondérance négative. S TT de 30/100es de sec. environ.

Outre ces complexes dans lesquels on retrouve plus ou moins les éléments habituels, existent des échappements ventriculaires avec phase initiale allongée, 6/100es de sec. T positifs avec long segment ST. S T 1 de 24/10Ues de sec. L’onde auriculaire est, semble-t-il, postérieure, comprise dans le ST.

Dès que cesse l’excitation, la fréquence s’élève pour atteindre rapidement la valeur de 170. L’aspect morphologique des divers accidents recouvre ses caractères initiaux.

17 h. 28. — E.C. G. témoin en dérivation œsophagienne. Fréquence de 168 P diphasiques légèrement polymorphes. P R plus longs que précédemment, 5 à 8/100es de sec. T diphasiques.

17 h. 30. — Excitation forte sous tracé. La première excitation atteint le segment S T, le complexe ventriculaire suivant, Q RS, apparaît à peu près à la place qu’il aurait tenue sans l’excitation. Pas de P. Un deuxième Q RS est visible 2 sec. après. Viennent ensuite de timides essais de contraction à 2/10es de sec. et une sec. 3/10es après, puis arrêt qui dure 6 sec. environ et ne cesse à nouveau qu'avec l’enregistrement.

17 h. 34. — Excitation modérée du vague droit sous tracé. Arythmie. Fréquence moyenne de 36. P visibles parfois. Complexes de type supra-ventriculaire. T difficiles à lire. S T T paraît très allongé.

18 h. 07. — Préparation du nerf de DE Cyox gauche. Ligature sous tracé. Fréquence, avant et après la ligature, de 150. Pas de variations morphologiques. Section et excitation du dépresseur gauche. Résultats nuls ; l’excitation est impossible à réaliser correctement. Un essai sur le nerf de DE CyoN droit s’avère lui aussi négatif.

18 R. 18. — Préparation et section du vague gauche. 18 h. 20. — E.C.G. témoin. Fréquence de 150.

18 h. 22. — Excitation du vague gauche contemporaine de la systole élec-

trique (Q R). Arrêt durant plus de 6 sec. 4 dixièmes (fin de l’enregistrement).

Apparaissent ensuite, après 8 sec., suivis à la scopie et enregistrés aussitôt, des échappements ventriculaires et deux accidents de type supra-nodal.

18 h. 25. — E.C.G. témoin. Fréquence de 150. Excitation sous tracé du vague gauche. Fréquence ramenée à 64, extrasystoles ventriculaires (axe tantôt droit, tantôt gauche). Ensemble d’ailleurs assez confus.

18 h. 30. — Injection par voie jugulaire de 5 cc. de chloralose.

18 Rh. 50. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline.

E. C.G. en dérivation œsophagienne. Témoin immédiatement avant l’injection (fréquence de 150) et 15 sec., 30 sec., 1 min., 2 min. après l’iniection.

15 sec. fréquence de 170, alternance de complexes d’apparence normale, de complexes en M et d’extrasystoles ventriculaires.

‘ 30 sec. Idem. Fréquence de 178.

1 min. Idem. Fréquence de 180.

2 min., tracé comparablé au témoin, mais P presque invisibles. PR de 6 à 8/100es de sec. et T diphasiques, S T T, 12 à 14/100es de sec. Fréquence de 184.

19 Rh. — Mise en place de l’animal en vue de la préparation du stellaire. Celle-ci est effectuée sans incident.

19 R. 40. — E.C.G. témoin. Fréquence de 122. P polymorphes, simples ou

niv

diphasiques. P R de 4 à 6/100es de sec. Q R S normal. T positifs, en dômes étalés et dissymétriques. S T T, 26/100es de sec. très allonges par conséquent. T P de 16/1006 de sec. ’

19 h. 42. — Excitation du stellaire durant 40 sec, enregistrement 15 sec. après. Fréquence de 132. P polymorphes ; PR variables, 6 à 8/100es de sec. Phase initiale non modifiée. T polyphasiques, très fortement étalés ; S TT, 28/100es de sec. environ.

19 h. 50. — Nouvelle excitation du stellaire sous tracé. Fréquence de 142.

Morphologie difficile à interpréter. Seules sont visibles les ondes QRS qui ne sont pas modifiées.

19 h. 55. — E. G. G. témoin. Fréquence de 116, puis excitation sous tracé, fréquence de 142. Le parasitage important ne permet pas d’interprétation morphologique.

20 h. — Dernière excitation du.stellaire suivie d’enregistrement électrocardiographique. Fréquence de 132. P polymorphes, simples ou diphasiques, à prépondérance positive. P R variables, 6 à 8/100es de sec. QRS normaux. T très étalés, polyphasiques. S T T, 26/100es de sec. environ. T P, 10 à 12/100cs de seconde.

20 h. 06. — Injection de 1/4 de mg. d’acétylcholine par voie jugulaire. Nombreux tracés pris de 15 sec. en 15 sec. environ. Ralentissement notable de la fréquence. On ne note dans une première bande de tracé de 7 sec. aucune systole ; en fait, pour une durée bien supérieure, car l’arrêt du cœur était déjà commencé avant l’enregistrement et s’est poursuivi après (scopie). Dans un deuxième tracé, neuf complexes Q'RS pour 9 sec. 6, soit une fréquence de l’ordre de 60 à la minute. Des ondes P de très faible voltage précèdent ces ondes rapides. Enormes T polÿmorphes, positifs, négatifs ou polyphasiques. lorsque P R est appréciable, on note qu’il a conservé sa valeur de 5/100es de sec. (cf. témoin). S T T de 32/100es de sec.

Un troisième tracé indique une fréquence de 107, des P monomorphes. Enfin un dernier électrocardiogramme est comparable au témoin avec une fré-. quence de 128.

E. C. G. témoin. Fréquence de 116.

20 Rh. 12. — Asphyxie. Pince sur la trachée. Quatre fragments en cours d’asphyxie montrent un ralentissement progressif de fréquence de 116, 112, 105 et 90. Pas de modifications morphologiques.

20 h. 15. -— L’autopsie est normale. Prélèvement d’un fragment de l'oreillette au voisinage de la plaie opératoire. Fixation au Bouin.

: C. —— Examens histologiques.

Pièce d’excision chirurgicale. La pièce prélevée est très large, placée exactement sur l’union de la portion « sinusale » et de la portion «< auriculaire » de l'oreillette droite. On note la présence dans la majeure partie de la pièce, de la partie supérieure et moyenne de la crête terminäle, avec du tissu nodal, qui appartient vraisemblablement au nœud sinusal.

Etude de la région cicatricielle auriculaire. L'examen révèle une cicatrice volumineuse qui correspond à la pièce d’exclusion chirurgicale et qui montre que l’ablation a été bien centrée sur la crista terminalis. De cette dernière on ne relève aucune trace de bas en haut. Il reste, dans la paroi auriculaire droite, du tissu myocardique clair, vraisemblablement du tissu intermédiaire en raison de ses caractères histologiques et du fait qu’il s’en trouve d’autre

part bien loin de la zone sinusale et parfois même dans la paroi auriculaire gauche. ,

L'ablation du nœud sinusal doit donc être totale puisque toute la crista terminalis a disparu.

LAPIN L. 26 Lapin femelle, 2 kgs 200.

À. — Exclusion du nœud sinusal.

23 Août 1948.

8 h. 30. — E. C. G. témoins (appareil de Minor), 3 dérivations standard. Normaux. Fréquence de 266. P 1 et P 2 en dômes très légèrement polymorphes. P3 à peu près isoélectriques. P R court, 4 à 5/100es de sec. QRS normal, 2/100c de sec. environ. T en dômes positifs dans les deux premières dérivations, isoélectriques en D III. S TT de 12/100es de sec. environ.

8 h. #5. — Injection sous-cutanée de 2 mg. de morphine et, dix minutes après, Dial par veine thoracique (6/10es de cc.).

9 R. 30. — Intervention marquée par une hémorragie importante, liée au passage des aiguilles courbes trop coupantes.

11 h. — E. C. G. (appareil de HELLIGE), D I, D IL, D III. Immédiatement après l'intervention, la fréquence est tombée à 163. La déflexion auriculaire, lorsqu’elle est visible, est aciculée surtout en D II, maïs, très souvent, les ondes P disparaissent. Par réduction progressive du PR, toujours très court (2/100es de sec. à 0), les P se rapprochent des ondes rapides, s’accrochent à celles-ci et, finalement, se trouvent absorbées complètement dans les complexes ventriculaires. On assiste, un instant après, à un cheminement inverse : Psredevient visible sous la forme d’un petit crochetage de la base de la flèche QR, puis s’individualise à nouveau pour redisparaître ensuite.

Les ondes rapides et l’onde T du complexe ventriculaire ne subissent pas de semblables modifications ; tout au plus peut-on noter un crochetage de R qui ne se voyait pas dans le tracé témoin. QRS de 2/100es de sec. STT de 15 à 16/100es de seconde.

11 h. 15. — E.C.G. (appareil de Minor), 3 dérivations standard. Fréquence de 180 à 185. Les ondes P ont disparu d’une façon générale. L'utilisation d’une amplification maxima fait apparaître un très léger accident positif ou négatif, postérieur à R qui pourrait bien représenter un P postérieur, mais la chose est fortement douteuse. Phase initiale de 2 à 3/100es de sec. T en dômes positifs dans les trois dérivations. S T T de 15 à 16/100es de sec.

11 h. 30. — Injection de 50 cc. de sérum chaud sous-cutané. Couveuse.

17 h. — E.C.G. (appareil de MixoT), 3 dérivations standard. Fréquence de 212. Les oreillettes reparaissent de façon absolument constante ; elles sont positives, acuminées, monomorphes. En cours d’enregistrement, un léger polymorphisme tend à se manifester. PR est très court, de 2 à 3/100es de sec. Complexes ventriculaires sans modifications.

24 Août.

10 h. — E.C. G. (appareil de Minor), 3 dérivations standard. Fréquence de 200. Au début de l’enregistrement P 1 et P2 positifs, P 3 diphasiques, sont nettement visibles. P R de 2/100e de sec. Brusquement, disparition des ondes auriculaires qui reparaissent devant les trois derniers complexes du premier

tracé. Un deuxièue tracé est d’interprétation très difficile, en raison du très faible voltage des ondes P :

17 h. — E.C.G. (appareil de Minor), 3 dérivations standard. Fréquence de 190. P invisibles, isoélectriques ? dans le complexe ?

10 h. et 17 h. — E. C. G. (appareil de Minor). Fréquence de 282. D II et D II trés difficiles à lire. En D I, P antérieurs polymorphes positifs, négatifs ou diphasiques. T en dômes positifs.

3 Septembre.

9 h. — E. C. G. (appareil de Minor), 3 dérivations standard, Fréquence de 270. P polyphasiques à prédominance positive en D II, négative en D III. PR de 4/100es de sec. environ. QRS normaux, 2/100es de sec. T. polyphasiques. S TT de 12/100es de seconde.

10 Septembre.

9h. — E.C.G. NT de MiNoT), 3 dérivations standard. Fréquence de 227. Ondes T polyphasiques, polymorphes en DI et D III, isoélectriques en D II. PR de 4 à 5/100c de sec. Complexes ventriculaires présentant un T de fort voltage en DI et D IL étalé et diphasique en D II. S TT de 12/100es de sec.

B. — Excitations des nerfs extrinsèques et Epreuves pharmacodynamiques.

18 Septembre 1948. È

7 h. 45. — E.C.G. témoins, avant toute agression ou anesthésie, en troisième dérivation et en dérivation œsophagienne (appareil de HELLIGE). Fréquence de 225. La dérivation œsophagienne révèle des ondes P diphasiques à prédominance positive, monomorphes. P R court de 3/100es de sec. Q peu marqués. R d’assez fort voltage, S nets, T polyphasiques très étalés. STT de 14/100es de sec. environ.

En D IL, P et T polyphasiques presque isoélectriques. Q S invisibles.

7 h. 47. — Anesthésie au chloralose, 18 cc. par la veine saphène.

8 h. 17. — Mise en place d’une caisse chauffante sur l’animal en raison de la durée prolongée de l’intervention.

8 h. 30. — Mise en place des canules jugulaire et trachéale.

8 h. 45. — E. C.G. témoins (appareil de HELLIGE). Décubitus dorsal et dérivation œsophagienne. Fréquence de 212. P bien sortis, acuminés, diphasiques, à tendance positive. PR de 3 à 4/100es de sec. T diphasiques à Poe négative. S TT de 14/100es de sec.

9 Rh. 10. — Injection de 1/50es de mg. d’adrénaline CLIN par la canule jugulaire et E. C. G. 15 sec. 30 sec., 2 min. après.

15 sec. Salves d’échappements ventriculaires. P invisibles et P postérieurs à peu près certains, puis brusquement les extrasystoles cessent et un rythme lent s’installe, de fréquence égale à 75. P diphasiques, antérieurs. PR de 4/100es de sec. T positifs, Une extrasystole ventriculaire est encore visible en fin d’enregistrement.

30 sec. Fréquence de 94. Tracé analogue au précédent. P toujours antérieurs. occupant une situation variable HE rapport à l’onde rapide dont ils sont tantôt nettement détachés (PR de 3 à 4/100es de sec.), tantôt solidaires, formant crochetage de la branche Q R (PR présentant de très fortes fluctuations). Les

ondes T ont tendance à s’aplatir.

2 min. Fréquence de 184. Très grandes analogies avec le tracé témoin pris au début de l’expérience après chloralose. Les T diphasiques sont toutefois moins marqués.

9 h. 18. — Injection de 3/50es de mg. d’adrénaline par la canule jugulaire. E. C. G. 10 sec., 30 sec., 1 min: 1 min. 30 sec, 2 min. 30 sec., 4 min. après.

10 sec. La fréquence demeure rapide, 184, mais les systoles normales sont remplacées par des complexes à phase initiale allongée, 4 à 5/100ë de sec. (extrasystoles ventriculaires), fortement crochetée, suivie d’un T en dôme simple, positif. P postérieurs. Axe tantôt gauche tantôt droit. L’ensemble se répète de façon régulière, coupé de loin en loin par une extrasystole de type infranodal à P postérieur.

30 sec. Fréquence de 240. Même aspect morphologique. Les ondes P paraissent bien s’inscrire dans le segment S T. Tendance à l’étalement des ondes T.

1 min. Fréquence de 257 ; toujours même aspect, mais T encore plus étalés se perdent dans la ligne isoélectrique. En outre, dans ce tracé on note une alternance régulière de deux sortes de complexes. Les premiers formés de trois déflexions d'importance à peu près égale, sont précédés d’un accident négatif à peine indiqué ; les autres, qui débutent par un accident négatif important auquel fait suite une onde rapide, se terminent par deux déflexions un peu moins rapides. L’aspect morphologique de ces deux dernières est le même dans les deux sortes de tracés et conduit à une assimilation, les flèches rapides initiales seraient aussi équivalentes.

1 min. 30 sec. Fréquence de 238. On reconnaît assez facilement, par son aspect et son passage graduel à un T très étalé, la troisième onde du complexe ventriculaire décrit ci-dessus, Aucune onde P visible. Deux sortes de complexes ventriculaires alternent plus ou moins régulièrement : l’un de type idieventriculaire, l’autre de type infranodal.

2 min. 30 sec. Fréquence de 110. E. C. G. comparable au témoin, mais notablement ralenti. T diphasiques.

4 min Fréquence de 116. Analogie encore plus marquée avec le témoin.

9 h. 30. — Préparation, puis section du vague droit. Excitation périphérique, résultat nul.

9 R. 45. — Préparation du nerf de DE CYoN gauche sous lequel on place &n fil. Inexcitable.

9 h. 48. — Préparation puis section du vague gauche. Excitation maxima

sous tracé. La fréquence initiale de 200 tombe très rapidement à 42. Un rythme irrégulier s'établit, certaines pauses ont une durée de 2 sec., d’autres. d’une 1/2 seconde seulement. Les complexes ventriculaires QRS se lisent bien. Ils sont précédés de P polymorphes. P R a une durée difficile à évaluer (pas d’enregistrement du temps). T absents.

Très rapidement, lorsque cesse l’excitation, rythme et morphologie redeviennent normaux.

10 h. — Excitation sous tracé du vague gauche (cadence d’excitation forte). Fréquence initiale de 187. Fréquence durant l’excitation de 70. P légèrement polymorphes, mais toujours positifs. PR variant de 4 à 6/100es de sec. T visibles au début, diphasiques à prépondérance négative ou négatifs mais toujours très étalés. Dès que cesse l’excitation la fréquence s’accélère (180) et le tracé reprend son aspect initial.

10 h. 22. — Excitation ménagée du vague gauche. Fréquence variable (de 200 au début à 60 en cours d’excitation). Modifications morphologiques semblables à celles du précédent tracé.

10 h. 31. — Excitation encore plus ménagée. La fréquence passe de 200 à 150, sans altérations notables de la morphologie de l’électrocardiogramme. 10 h. #1. — Nouvelle excitalion d'intensité moyenne sous tracé. La fréquence

tombe de 200 à 96 en cours d’excitation et s’élève à nouveau à 200 dès que cesse celle-ci. Les ondes auriculaires perdent l’aspect diphasique qu’elles ont dans le témoin et qu’elles reprennent en fin d’excitation ; elles tendent au monomorphisme. P R de 3 à 4/100es de sec. T diphasiques étalés.

10 h. 48. — E.C. G. témoin avant épreuve à l’adrénaline. Normal. Fréquence de 200.

10 h. 49. --- Injection de 1/50es de mg. sateanne puis ECG. 15"scc;

30 sec., 1 min., 1 min. 30 sec., 2 min. après.

15 sec., fréquence de 200. Les seules altérations morphologiques portent sur l'onde T qui devient positive ou diphasique à prépondérance positive.

30 sec. fréquence et morphologie identiques à celles révélées dans le précédent enregistrement. Très léger flottement du PR.

1 min. fréquence de 186, même aspect morphologique.

1 min. 30 sec., fréquence de 184.

2 min., fréquence de 180. Morphologie sans changement.

10 h. 52. — Injection complémentaire de 5 ec. de chloralose. 11 h. 10. — Préparation du stellaire gauche selon la technique habituelle. 11 h. 30. — Excitation du stellaire gauche (intensité moyenne) ; enregistre-

ment électrocardiographique fait aussitôt après. Un tracé témoin a été relevé avant cette excitation, il témoigne d’une fréquence de 150, d’ondes rapides de voltage assez élevé, d'ondes P à diphasisme net, S TT de 24/100es de sec. T polyphasiques.

L'E. C. G. qui suit l’excitation se caractérise par une fréquence de 160, l’augmentation du voltage de R et S et l’aspect diphasique accusé de P, PR de 4 à 5/100es de sec.

Quatre nouvelles excitations sont pratiquées dans les mêmes conditions que la précédente à 11 h. 32, 11 h. 43, 11 h. 48 et 12 heures. La morphologie ne subit pas de grands changements. La fréquence varie peu (respectivement 178, 170, 160, 178).

Dans le dernier essai (celui de 12 heures), une tentative d’excitation sous tracé est faite. Les tracés enregistrés sont très parasités et de lecture très difficile. On y note seulement le voltage très grand de R et S ainsi que l'aspect diphasique de P.

12 R. 10. — E. CG. G. témoin avant épreuve à l’acétylcholine. Fréquence de 142. Segment ST allongé. T positif.

12 R. 13. — Injection par voie jugulaire de 1/2 mg. d’acétylcholine. Arrêt durant 4 sec. 1/2. E.C.G. vingt secondes après. Fréquence de 43. Arythmie importante par extrasystoles ventriculaires au début, puis complexes nodaux normaux avec P de très faible voltage, polymorphes, mais ayant perdu l’aspect diphasique du témoin. P R variables de 4 à 6/100es de sec. T polyphasiques ou isoélectriques. Segment ST très long.

12 h. 14. — Retour au rythme initial. Fréquence de 140. 12 h. 30. — Excitation du stellaire gauche (intensité moyenne). Témoin im-

médiatement avant l’excitation indique une fréquence de 137. ST très long, 20/100es de sec., et S T T, 24/100es de sec.

En cours d’excitation, deux enregistrements électrocardiographiques sont faits. La fréquence y est respectivement de 162 et 155.

12 h. 43. -— Nouvelle excitation continue du stellaire. L’enregistrement com-

mence pendant l'excitation et celle-ci s’achève en cours d’enregistrement. La fréquence est relativement stable, elle oscille entre 155 et 160.

P polymorphes, simples ou polyphasiques. PR variables entre 4 et 7/100es de seconde.

12 h. 50. — Animal sacrifié. Autopsie n’apportant aucun renseignement nouveau. Prélèvement des pièces histologiques (Portion auriculaire entourant la cicatrice opératoire).

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