CONCLUSIONS
Nous avons eu recours à l’excision du nœud sinusal pour aborder l'étude du rythme nodal chez le Lapin.
L’ablation chirurgicale du nœud de Ketrx et FLAck fait apparaître, comme cela se produit chez le Chien, le rythme nodal ; les animaux ayant été opérés aseptiquement, ont survécu, ce qui nous a permis de procéder à une étude prolongée du trouble rythmique ainsi créé.
I. Le rythme nodal du Lapin présente des caractères moins immédiatement apparents que ceux que l’on reconnaît habituellement à PHomme et au Chien. De plus, les manifestations qui accompagnent l’activité du nouveau « pace maker » se réduisent au fur et à mesure que l’on s’éloigne du moment de l’ablation du nœud sinusal.
1° Ghez le Lapin, le ralentissement du cœur n’est pas un caractère aussi fondamental que chez le Chien ; en effet, la réduction de la fréquence cardiaque qui est importante au début s’atténue dans les jours qui suivent l’ablation du nœud sinusal et la fréquence cardiaque de l’animal prend une valeur voisine de la fréquence normale.
2° Après une courte période consécutive à l'intervention, où s’observent parfois des troubles rythmiques non systématisés, le rythme nodal présente un remarquable caractère de fixité.
39 L'intervalle P R, dans les instants qui suivent l’excision sinusale, se trouve toujours modifié ; en général il est fortement raccourci : il peut cependant, durant quelques heures, présenter une valeur supérieure à la normale, mais des fluctuations de celui-ci s’observent toujours dans cette période initiale. Puis il se fixe et finalement garde en général une valeur quelque peu inférieure à la valeur normale. Il subsiste des fluctuations légères de l'intervalle P R que l’on note en confrontant des enregistrements réalisés à des moments différents et parfois au cours d’un même examen.