‹ Le Rythme NodaChapitre 43 sur 43 · DO GE · texte numérisé non relu

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49 La morphologie de P et de T est souvent altérée, surtout dans les heures qui suivent lexérèse du nœud de KEITH et FLack. À de brefs intervalles, ces accidents peuvent, après avoir été positifs, devenir diphasiques, négatifs et souvent l’onde P demeure isoélectrique ; la dérivation œsophagienne permet alors de préciser sa situation qui est toujours antérieure à moins qu’elle ne soit masquée par le complexe, fait beaucoup plus rare.

II. Les nerfs extrinsèques, quand ils entrent en jeu, apportent des modifications au rythme nodal qui sont profondes.

A. L'étude de l'influence exercée sur ce rythme par les nerfs pneumogastriques nous à révélé :

19 Que les nerfs cardio-modérateurs possèdent une puissance inhibitrice bien plus marquée sur le rythme nodal que sur le rythme sinusal, à en juger d’abord par leur action chronotrope. En effet, dans les conditions expérimentales où nous nous sommes placé, leur stimulation électrique détermine chez l’animal en rythme normal une simple bradycardie tandis qu’elle provoque chez l’animal en rythme nodal de longues pauses cardiaques, fréquemment supérieures à dix secondes, auxquelles succède un rythme d'échappement anormalement lent.

20 Que l’action dromotrope négative du vague est aussi particulièrement importante. Elle peut s’accuser au point d'empêcher le stimulus d'atteindre le ventricule une fois sur deux, conférant au tracé l'aspect typique d’un bloc incomplet (type 2/1). Ou bien, elle provoque l'arrêt complet des contractions ventriculaires pendant plusieurs secondes tandis que les systoles auriculaires se poursuivent sur un rythme ralenti, se traduisant par l’apparition de nombreuses ondes P dites «bloquées ».

30 Que le rythme d'échappement qui succède à la pause complète de longue durée, engendrée par une forte stimulation centrifuge vagale, se fait tantôt en rythme nodal pur, tantôt en rythme nodal et idio-ventriculaire alternés.

B. Les nerfs accélérateurs, Stimulés au niveau du ganglion stellaire, présentent leur action chronotrope habituelle. Leur influence dromotrope se trouve par contre altérée, car leur stimulation électrique s'accompagne d’une modification du PR imprévisible. Tantôt cette action dromotrope est positive et le P R se raccourcit, tantôt elle ne

se manifeste en aucune façon, tantôt elle est négative car on a la surprise de voir le P R s’allonger.

III. L'étude de l’adrénaline et de lPacétylcholine, considérées comme étant les médiateurs chimiques du système nerveux végétatif a confirmé pleinement les conclusions précédentes, découlant de la stimulation nerveuse elle-même.

Le rythme nodal chez le Lapin se distingue du rythme sinusal encore plus malaisément que chez le Chien, car ses caractères fondamentaux, bien accusés en général pendant les premiers jours de l’installation du nouveau rythme, s’effacent graduellement. La réduction de la fréquence cardiaque devient inconstante ou minime, les fluctuations de l'intervalle P R sont rares, la brièveté de cet intervalle ellemême se réduit et disparaît parfois. Si nous n’avions eu la possibilité de retrouver, de temps à autre, certains de ces caractères, en multipliant les examens d’un même opéré et surtout si nous n'avions eu la certitude histologique d’avcir enlevé le nœud de Keira et FLACK, nous aurions souvent pu douter d’avoir opéré correctement.

Mais dès que l’on stimule les nerfs extrinsèques du cœur, le rythme nodal se démasque, car les nerfs vagues possèdent sur l’automatisme : tawarien une puissance décuplée et les accélérateurs eux-mêmes sont capables de provoquer des fluctuations du P R. Ceci nous explique la facilité relative avec laquelle on peut reconnaître le rythme nodal dans les espèces où existe un tonus vagal et la difficulté à laquelle nous nous sommes heurté chez le Lapin, puisque ce tonus n'existe pas chez cet animal.

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