‹ Le Rythme NodaChapitre 9 sur 43 · MAT RE · texte numérisé non relu

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capillarisent au niveau de la «queue » du nœud. Il semble qu’une autre artère rejoigne le réseau vasculaire, venue de la partie inférieure, comme cela se produit parfois chez le Chien. L’artère constitue un excellent repère microscopique car la paroi auriculaire du Lapin n'est pourvue que de peu d’éléments vasculaires et ce «gros » vaisseau précise la position de la crête terminale. Nous l’avons toujours rencontrée contrairement à Gaiopi qui signale qu’elle n’est pas visible.

L'examen microscopique montre que la structure des cellules nodales possède les caractéristiques habituelles. On les reconnaît à la clarté de leur cytoplasme, indice de la rareté des myofibrilles, mais surtout à l’aspect des noyaux, volumineux, pauvres en chromatine et munis d'un nucléole. Des travées collagènes cloisonnent les amas de fibres paucifibrillaires et séparent le tissu nodal typique du myocarde environnant. Toutefois ce myocarde qui est au contact du nœud est parsemé de fibres présentant des caractères intermédiaires avec le tissu spécifique.

Mais, tandis que chez le Chien, le nœud sinusal avec son revêtement tranche nettement sur le reste du myocarde, chez le Lapin la discrimination de ce qui revient au nœud sinusal est plus difficile parce que l’on trouve, en dehors des zones de transition, deux zones où le myocarde se rapproche du tissu nodal. La première est représentée par la partie sinusale de l’oreillette, que l’on reconnaît aisément à son contour endocardique lisse. Ici, la mince couche de myocarde est constituée de grosses cellules claires, plus riches cependant en myofibrilles que le tissu nodal typique, possédant des noyaux volumineux et clairs, myocarde nettement différent de celui que l’on trouve sur le versant auriculaire proprement dit. Cependant le myocarde « sinusal » est toujours séparé du nœud de KeïrTH et FLACK par une eloison collagène, bien que topographiquement il semble le continuer.

Du côté auriculaire le myocarde est typique, disposé en travées qui forment les plis caractéristiques de cette région. Mais là encore, sous l’endocarde on trouve une couche plus ou moins continue de cellules de transition avec le tissu nodal et même parfois de petits amas minuscules de fibres nodales typiques. Ces éléments se confondent vers le bas avec le prolongement inférieur du nœud sinusal et contribuent à rendre difficile la fixation de la limite inférieure précise du tissu nodal typique.

La seconde zone présentant un myocarde un peu particulier est la partie tout inférieure de la veine cave supérieure au niveau de son abouchement. La musculature de la veine, très réduite, est constituée

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de petites cellules musculaires, très claires, souvent binucléées, ou même multinucléées, possédant des noyaux clairs, mais assez petits. Ges cellules sont particulièrement fréquentes dans la paroi de la veine qui est au contact de l’auricule, Selon Garon, elles constituent le prolongement de la tête du nœud sinusal.

Au niveau du corps du nœud sinusal la coloration du tissu élastique par la méthode de WEIGERT n’a pas montré de disposition particulière des fibres élastiques. Comme dans la paroi auriculaire en général, le tissu élastique est réparti en fibres exactement sous-endocardiques, parallèles au suleus et de densité assez faible.

Ainsi, à côté de l’amas de tissu nodal caractéristique qui constitue le nœud sinusal, on rencontre chez le Lapin des groupes de fibres musculaires intermédiaires entre le tissu nodal typique et le myocarde et qui n’appartiennent pas au «revêtement » de transition du nœud sinusal. On peut donc se demander si ces formations ne jouent pas un rôle physiologique analogue à celui du nœud lui-même. Mais l’expérimentation montre qu'il suffit d'enlever chirurgicalement la crista termunalis, à condition de remonter assez haut vers la jonction de la veine cave supérieure et de l’auricule droite, et d’exciser largement de part et d’autre du sulcus terminalis, pour faire apparaître un rythme nodal tout à fait caractéristique.

Les fragments excisés au cours des opérations aseptiques ont été fixés au Bouin, inclus à la paraffine puis débités en série. Des coupes espacées d'environ 0,5 mm. ont été montées, colorées par l’hémalunérythrosine-safran de P. Masson.

D'autre part, après la mort de l’animal, la zone entourant la cicatrice opératoire au niveau de l’oreillette droite, aisément repérée grâce aux nœuds de soie de Kalt demeurés en place, est prélevée et traitée de même manière que les pièces d’excision chirurgicale, les coupes examinées étant séparées par des intervalles moyens de 0,5 mm., intervalle parfois réduit lorsqu'il était nécessaire.

Le contrôle histologique de l’ablation du nœud sinusal chez le Lapin est loin d’avoir la précision et la rigueur qu’il possède chez le Chien. Chez le Lapin en effet, en dehors du nœud de Ketrx et FLACK luimême, situé dans la crête terminale, on trouve du tissu myocardique clair, d'aspect intermédiaire entre le myocarde normal et le tissu nodal typique. Parfois ce tissu intermédiaire prend une grande exten-

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