‹ Le rythme poétique dans les Métamorphoses d'OvideChapitre 222 sur 270 · V. Dictionnaire, n° i45i, p · texte numérisé non relu

V. Dictionnaire, n° i45i, p

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accompagner ses hôtes au moment du départ, et leur faire divers présents (vv. 679-682). Ce sont là des événements fort ordinaires, des scènes familières telles qu'Ovide en décrit fréquemment dans les Métamorphoses. Au, contraire, les vers i3i-i3g du livre XII appartiennent au combat d'Achille et de Cycnus. L'un des champions, Gycnus, est un héros mystérieux qui semble invulnérable ; l'autre, Achille, est au comble delà fureur, car il ne parvient pas, malgré tousses efforts, à prendre l'avantage. Ici commence le dernier épisode de la lutte : Achille se jette sur Gycnus, le frappe avec son bouclier, avec la garde de son épée, le force à reculer, le poursuit (vv. 1S2i35). Gycnus est saisi d'effroi; il recule, son pied rencontre une pierre, il chancelle et se trouve terrassé (vv. i35-i 3g). Désormais sa défaite et sa mort sont certaines. Le combat luimême, la fureur d'Achille, l'effroi de Gycnus : voilà trois éléments de pathétique distincts et bien apparents.

Mais négligeons le caractère des faits pour en considérer l'enchaînement. L'histoire d'Anchise et d'Enée reprend alors l'avantage ; c'est là que la succession des faits ménage au lecteur la plus grande surprise, et l'emploi de la coupe au premier dactyle pour séparer les deux membres d'un groupe de huit vers, beaucoup plus long que la moyenne des groupes, est destiné à traduire cette nuance.

Le premier membre contient la conclusion des événements qui précèdent, et se suffit à lui-même. Enée a consulté l'oracle d'Apollon :

Cumque die surgunt adeuntque oracula Phoebi

Il n'a plus de raison de demeurer à Délos, et nous devinons que le départ est proche. La réponse du dieu :

Qui petere antiquam matrem cognataque iussit

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(vv. 678-G7Q.)

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