Ibid., ni
de l'attention sur vous-même et sur ce qui concerne la doctrine ; appliquez-vous à cela constamment, car, en vous conduisant ainsi, et vous vous sauverez vousmême, et vous sauverez ceux qui vous écoutent (*). » Ces paroles nous dépeignent X exercithim perfectionis in se, et in alios, l'exercice personnel et pastoral de la perfection, exercice qui doit commencer dans la vie du prêtre pour se traduire ensuite en action sur son troupeau. Ut perfectus sit homo Dei (2).
Les trois premiers chapitres et celui-ci n'ont eu qu'un seul but : montrer par quelles multiples et par quelles étroites obligations un prêtre est lié à la vie de perfection. La notion d'obligation s'est tellement identifiée avec les mots lois, canons, vœux et contrats que, si on ne pouvait pas prouver, texte en main, que ces obligations écrites existent, aucune obligation ne serait censée exister. Il est certes évident que les lois, canons, vœux et contrats imposent des obligations à ceux qui leur sont soumis. Mais toutes les obligations ne se traduisent pas par lois, par canons, par vœux et par contrats. Il y a des obligations distinctes de celles-là et antérieures à tous ces liens. La foi, l'espérance, la charité, la contrition, la piété : toutes ces choses imposent à l'âme les plus incontestables et les plus stricts devoirs. La « loi de liberté » nous lie par l'amour, par la gratitude et par la générosité. Comparés à ces lienslà, on peut dire que tous les autres liens sont la lettre qui peut tuer l'esprit qui donne la vie.
Ces liens de JÉSUS-CHRIST enlacent tous ses disciples et à plus forte raison ses prêtres. A eux incombent
i. I Tim., iv, 12, 16.