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Le Sacerdoce Éternel.
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A fin de l'homme est la gloire de Dieu. La fin d'un chrétien est une plus grande gloire de Dieu. La fin d'un prêtre est la plus grande gloire de Dieu.
I. La plus grande œuvre de Dieu dans les six jours de la création, ce fut l'homme. Saint Paul dit que la « femme est la gloire de l'homme », mais que « l'homme est l'image et la gloire de Dieu (*) ». Les œuvres de Dieu ont suivi une marche ascendante depuis la création de la lumière jusqu'à celle des êtres inorganiques et inanimés, et de ceux-ci jusqu'aux êtres organiques et animés, et de ces derniers enfin jusqu'à l'être raisonnable, l'homme. Il n'y avait pas, après Dieu, d'être plus élevé que l'homme, excepté les saints anges, intelligences pures, spirituelles, simples et immortelles, sans tache et resplendissantes, sanctifiées et illuminées par l'Esprit-Saint. L'homme avait été constitué un peu en dessous des anges, parce que sa nature spirituelle était revêtue d'un corps formé du limon et de la poussière de la terre et sujette, en conséquence, aux imperfections d'une nature terrestre. Néanmoins il était l'image de Dieu. Sa mémoire, son intelligence et sa volonté sont une image des trois personnes égales et indivisibles de la bénie Trinité. Il était donc la gloire de Dieu dans un sens supérieur aux autres créatures, car personne que lui ne pouvait rendre à Dieu le Xoyixiqv Àarpetavj Vobsequium rationabile , l'obéissance
i. I Cor., xi, 7.
LA FIN DU PRÊTRE. 6j
de raison et de foi, et le servir comme un fils et comme un ami.
Et l'homme, dès sa création, fut couronné de gloire et d'honneur. Sa nature était elle-même sa gloire, car elle réfléchissait les perfections de Dieu. La lumière de la raison était sa couronne, couronne étincelante de la connaissance de Dieu et de lui-même. Et Dieu le plaça au-dessus de tous les ouvrages de ses mains. Il lui donna la souveraineté et le pouvoir, — un domaine d'usage et de jouissance assuré par la divine munificence et limité par la loi des divines perfections; c'est-à-dire que ce domaine ne pouvait dépasser le but et les termes de la concession faite à l'homme par la divine Volonté.
L'homme donc fut le premier et le plus excellent fruit de l'ancienne création.
II. Mais ce que le premier Adam était parmi les créatures, le second Adam l'est parmi les hommes. Le premier Adam, tout parfait qu'il était, n'était qu'un homme et n'avait que la stature et la perfection de l'homme. Il était uni sans doute au Saint-Esprit dont il était le temple, mais il restait toujours en tout dans les limites de l'humanité qu'il ne pouvait franchir. Le second Adam est le Verbe incarné et notre humanité est déifiée en lui. Son humanité est en tout semblable à la nôtre, mais sans tache et prise de la substance de l'immaculée Mère, humanité pure et bénie comme la terre virginale avant que le péché y entrât. L'Incarnation fut la nouvelle création de Dieu. Saint Paul écrit : « Dieu qui a fait jaillir la lumière des ténèbres, a répandu lui-même sa clarté dans nos cœurs pour faire paraître avec plus d'éclat la gloire de Dieu, dans la
personne de JÉSUS-CHRIST (/)• > JÉSUS-CHRIST était dans une double plénitude l'image de Dieu : il était l'éternelle image du Père comme Dieu et l'image réfléchie de Dieu comme homme. L'original et le portrait étaient unis en lui et la gloire qui jaillit de cet ensemble divin est la lumière du monde. « Dieu qui parlait autrefois à nos pères par les prophètes en diverses rencontres et en diverses manières, nous a enfin parlé en ces derniers temps par son Fils qu'il a constitué héritier de toutes choses, par qui même il a fait les siècles (2). » Toutes les lumières de la nature et de la raison, toutes les lumières des révélations faites d'âge en âge par les prophètes et les hommes inspirés conduisirent pas à pas l'humanité à la pleine et finale révélation de Dieu par Jésus-Christ, « l'éclat de sa gloire et la figure de sa substance (3) ». Toute sainteté, toute justice, toute sagesse, toute miséricorde, toute charité, tout amour, toute tendresse furent révélés au monde en la personne de Jésus-Christ.
JÉSUS-CHRIST est donc le premier et le plus excellent fruit de la nouvelle création.
III. Saint Jacques a écrit : « C'est de sa propre volonté qu'il nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous fussions comme les prémices de ses créatures (4) », c'est-à-dire que ceux qui ont été régénérés par l'eau et l'Esprit-Saint sont les prémices de l'humanité. Le mot grec y.-zzyr, dont se sert ici saint Jacques, indique en quelque sorte le commencement de la
i. II Cor. , iv, 6,