Joan. . xx, 2i
qu'exige l'état religieux même ('). » En outre, ils sont amis de Jésus-Christ, et c'est à eux qu'il adresse familièrement ces paroles qui respirent la tendresse : « Je ne vous appellerai plus serviteurs, mais mes amis, parce que vous avez été initiés à toutes les choses que j'ai accomplies au milieu de vous (2). » Et, comme Dieu a établi cet ordre, dans la dispensation de la grâce rédemptrice, que les serviteurs de Dieu recevraient l'assistance de l'Esprit-Saint d'une manière proportionnée à la grandeur de leur dignité et aux exigences ainsi qu'à l'importance de leurs fonctions, personne à coup sûr, ne recevra des grâces plus abondantes que ceux qui sont amis du CHRIST et participent au sacerdoce et à la mission de JÉSUS notre Sauveur. »
Nous avons vu quelle sainteté réclament du prêtre les multiples rapports qui sont établis entre lui et la personne de son Divin Maître. Saint Thomas nous dit à ce sujet que ces relations exigent dans le sacerdoce une perfection de sainteté qui n'est exigée d'aucun autre état sur la terre. Et comme c'est notre état sacerdotal lui-même qui exige cette sainteté, il est incontestable que la grâce et l'assistance du Saint-Esprit sont proportionnées aux nécessités de notre ministère et sont toujours à notre disposition. Nous rappelons souvent au peuple cette vérité que, s'il arrive que quelqu'un tombe,ce n'est pas Dieu qui lui aura manqué, mais que c'est lui-même qui aura manqué à lui-même ; que chacun a toujours et partout à sa disposition, et dans toutes ses détresses et dans tous ses dangers, les grâces que réclame l'état où Dieu l'a placé. Avec com-