S. Greg. Xaz., Oral., Il, LXVII
ble, renferme tous les commandements et tous les conseils.
Cette perfection personnelle n'implique pas précisément un état absolument exempt de péché ; mais elle est compatible avec l'infirmité humaine et les fautes qui trahissent en nous cette infirmité, malgré la ferme volonté où nous sommes de n'admettre délibérément aucun péché.
Saint Bernard dit : Indefessum proficiendi studium, etjugis conatus ad perfectionem perfectio reputatur.
Studerc perfectio?ii, esse perfectum est ; profecto nolle proficere deficere est (x).
Telle est donc la nature de la perfection à laquelle tous sont appelés ; et cette perfection, tous ceux qui désirent entrer dans le sacerdoce, doivent, comme le concile l'enseigne, l'avoir atteinte avant l'ordination. Le concile poursuit en ces termes :
III. € C'est ce qui nous montre que l'éminente dignité du sacerdoce découle d'une double source. Les prêtres sont les compagnons bien-aimés de JÉSUS et ils ont part à la mission même qu'il a reçue de son Père : « Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie (2). » Les prêtres participent donc au sacerdoce du Christ et ils ont part à la double juridiction qu'il exerce sur son corps naturel et sur son corps mystique. Par les ordres sacrés, ils sont députés «pour le plus haut ministère, ministère qui les met au service du CHRIST en personne dans le Sacrement de l'autel : et ce service demande une plus grande sainteté intérieure que celle
i. Ep. ccliv, tom. i, p. 534.