CHAPITRE V
ïYraiê moyens de Perfection
aint Paul dit : « Nous savons que tout coopère au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui, selon son décret, sont appelés à être saints : car ceux qu'il a connus par sa prescience, il les a prédestinés à être conformes à l'image de son Fils, afin qu'il fût lui-même l'aîné de beaucoup de frères; et ceux qu'il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu'il a appelés, il les a aussi justifiés; et ceux qu'il a justifiés, il les a aussi glori-
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fiés ( 1 ) : // c'est-à-dire qu'il les a comblés de gloire en les adoptant comme fils de Dieu. Tel est le but de notre prédestination en tant que chrétiens ; et les movens qui nous conduiront à ce but sont la vocation, la justification et l'adoption. Ces moyens, avec les grâces du S. Esprit qui y sont attachées, ont tout ce qu'il faut pour nous faire réaliser en nous la conformité avec le Fils de Dieu, et en cette vie et dans l'éternité. Ce n'est jamais la faute de Dieu, quand ses œuvres n'arrivent pas à leur fm : si elles la manquent, c'est que nous leur empêchons de l'atteindre. Toute âme régénérée reçoit une grâce suffisante pour parvenir à la sainteté. Nous sommes tous appelés à être des saints : non pas. sans doute, dans la même mesure ou au même degré, car « une étoile diffère d'une étoile en éclat. » Les voies- et les vocations des hommes sontnombreuses au-delà de toute expression par leur étendue et leur variété ; mais tout homme reçoit une grâce suffisante pour atteindre la fm à laquelle il est appelé, une grâce proportionnée aux difficultés du chemin qui doit le conduire à cette fin.
S. Bernardin de Sienne exprime en terme bien connus cette loi souveraine de l'Esprit Saint (2).
1 Rom. vin, 28-30.
c Omnium singularium gratiarum alicui rationabili creaturce communicatarum generalis régula est quod quandocumque divina gratia eligit aliquem ad aliquam gratiam singularem, seu ad aliquem sublime m statum, omnia charismata donet, quœ illi personne sic electœ et ejus officio necessaria sunt, atque illam copiose décorant. » — Serm. de S. Joseph, tom. iv. p. 231.
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De tous ceux qui sont prédestinés à être conformes à l'image de Jésus-Christ, les tout premiers sont ceux qui participent à son sacerdoce et à son caractère. Ils sont appelés à lui ressembler, afin qu'ils puissent être les représentants de sa personne, et des reproductions de son esprit. Ils reçoivent donc tous les moyens proportionnés et suffisants pour réaliser en eux la plus étroite conformité avec leur divin Maître.
Deux sortes de moyens sont accordés aux prêtres pour une telle fin : les uns sont d'une nature générale, et les autres d'une nature particulière. Nous nous en tiendrons, pour le moment, aux moyens généraux, renvoyant les autres à un chapitre postérieur.
Il y a trois moyens généraux : le premier est la grâce sacramentelle du sacerdoce ; le second, l'exercice du sacerdoce, et le troisième, l'exercice de la charge pastorale.
I. Le premier moyen conduisant à la perfection sacerdotale, est la grâce sacramentelle de la prêtrise. Selon les uns, elle est inhérente au caractère; selon d'autres, elle en découle. Tous les sacrements confèrent la grâce sanctifiante ; mais comme chacun d'eux est institué pour une fin distincte, chacun d'eux aussi communique une grâce spéciale et propre à cette fin. C'est ce que S. Thomas nous représente en ces termes : « Comme les vertus et les dons produisent, en outre de la grâce ordinaire, une
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certaine perfection déterminée et particulière aux actes propres des puissances de l'âme; ainsi la grâce sacramentelle produit, en outre de la grâce ordinaire, des vertus et des dons, un secours divin, auxilium drcinum. pour atteindre la réalisation de la fin propre au sacrement (i). // Mais ce secours divin n'est pas donné une fois pour toutes: c'est un secours premier et initial, semblable à une source qui forme un torrent et dont s'échappent de nombreux auxilia ou secours pour le moment du besoin, de l'épreuve, du danger ou de la tentation.
Il est de foi que non seulement l'ordination confère, — à moins que l'indignité du candidat n'y mette obstacle. — une grâce sanctifiante proportionnée à l'état sacerdotal; mais encore qu'elle confère un secours divin, spécial, distinct, adéquat, permanent et multiple, rendant le prêtre capable d'accomplir tous les devoirs de son sacerdoce. Un prêtre reçoit trois caractères, et par conséquent une triple grâce sacramentelle, comme fils, comme soldat et comme prêtre. Ces secours divins ne manquent jamais de la part de Dieu. S'ils manquent, c'est le prêtre qui a failli. La faute en est à son péché, à sa nonchalance, à sa paresse, à son insensibilité pour ces secours divins qui le pressent et lui donnent la force de remplir le devoir ou de répondre aux inspirations
(i) Summa Theol. P. III. q. LXII. a 2.
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devant lesquelles il recule. A sa question : « Qui est capable d'un tel ministère ? » S. Paul répond: « Je puis tout en celui qui me fortifie. ••
Il est de foi divine que Dieu ne commande rien d'impossible. De foi aussi, que celui qui correspond à une première grâce en reçoit une nouvelle. Le sacerdoce est vraiment un état élevé et une rude tâche. On ne peut que louer ceux qui reculent devant cette tâche par humilité, par défiance d'eux-mêmes et par une sainte frayeur. Mais, quand une fois on a reçu l'empreinte du caractère indélébile, reculer et hésiter, c'est ressembler à Pierre au milieu de la tourmente des vents et des flots. Notre-Seigneur lui reproche sa lâcheté :« Homme de peu de foi, pourquoi crains-tu ? » Ces paroles doivent constamment retentir à nos oreilles. Si nous avons commencé à déchoir, c'est que nous avons commencé à craindre. Et alors nous commençons à regarder à droite et à gauche, en avant et en arrière ; à penser que le salut, le repos et la sainteté peuvent se rencontrer dans telle ou telle position, partout , excepté dans la nôtre. C'est un manque d'humilité et de foi. Si nous voulions seulement correspondre à la grâce que nous avons reçue, nous n'aurions jamais de défaillance : à mesure que nous répondrions à cette grâce, elle serait augmentée, doublée, multipliée à l'infini en récompense de notre humilité, de notre fidélité et de notre simple confiance en notre divin Maître. Aucun
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homme n'a autant de talents que le prêtre à faire valoir en attendant le retour de son Maître. Et aucun homme dès lors ne peut se préparer une aussi riche récompense. De notre bienheureuse Mère seule on peut dire qu'elle a correspondu à toutes les lumières, à toutes les inspirations, et à toutes les grâces de l'Esprit Saint; et qu'elle y a correspondu promptement, pleinement, de telle sorte que l'augmentation de la grâce en elle ne saurait être appréciée et que nous l'appelons une immensité de grâces. Mais tout prêtre, — quelle que soit la distance qui le sépare d'elle par suite du péché originel, de ses défauts, de ses chutes, de sa correspondance tardive et insuffisante aux grâces précieuses et innombrables qu'il a reçues; — tout prêtre peut se mériter et s'entasser un immense trésor de sanctification, qui s'augmentera pendant toute sa vie et se multipliera à tous les instants de plus en plus jusqu'à sa mort.
S'il arrivait qu'un prêtre, au début de sa carrière, ait mis par son péché ou par son indolence, obstacle à la grâce de son ordination, il peut, en revenant sincèrement à Dieu, faire revivre en lui cette grâce que le péché avait enchaînée. Si, dans le cours de sa vie, il perd sa ferveur ou même la vie spirituelle, le sacrement de pénitence la lui rendra, et la contrition peut encore faire revivre en lui la grâce sacramentelle. Qui donc pourrait désespérer? L'espérance honore notre divin Maître. Que notre espérance soit donc intime et forte, qu'elle persévère jusqu'à la fin !
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IL Nous avons dit, en second lieu, que le sacerdoce lui-même est une source de sanctification pour le prêtre. Il est un frein, un préservatif et un abri contre le monde, il est un levier qui nous pousse constamment à un plus haut degré d'union avec Dieu. Un prêtre est séparé du monde pour la plus grande gloire de Dieu. Sur tous les actes de sa vie sacerdotale comme sur les vases du Temple, sont écrits ces mots: Sanctificatus Domino (1). Au sens de ces mots doivent aussi correspondre ses actions personnelles. Les paroles du Psalmiste doivent être d'une vérité absolue dans la bouche d'un prêtre : « Je n'ai demandé qu'une seule chose au Seigneur, et je la rechercherai : c'est d'habiter dans la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, afin que je contemple les délices du Seigneur, et que je considère (la beauté) de son temple; car il m'a caché dans son tabernacle (2). » La « seule chose » de la vie d'un prêtre est d'habiter près de Notre-Seigneur sur l'autel, de porter la clef du tabernacle, et d'être comme un disciple ad lotus Domini, — à côté de son Seigneur. Le titre : « Alter Christ us » est à la fois une joie et un reproche. Si nous sommes identifiés avec Notre-Seigneur, il habitera en nous et régnera en nous. « La charité du Christ nous presse ; » — c'est-à-dire, son amour pour
(1) Zàch. xiv, 21.
(2) Ps. xxvi, 4-6.
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nous nous presse de l'aimer, de le servir par toutes les puissances de notre être ; car il est mort pour nous afin « que nous ne vivions plus pour nous-mêmes. » « J'ai été attaché à la croix avec le Christ; or je vis, non plus moi. mais le Christ vit en moi (i). »
Si la présence de Jésus remplit notre âme ; si elle s'empare de notre intelligence, de notre volonté, de nos affections ; il vit en nous et, par lui, nous vivons d'une vie surnaturelle. Notre liberté nous reste cependant tout entière ; mais son esprit et ses inspirations régnent sur nous. Nos pensées sont ses pensées ; nos paroles, ses paroles ; nos actions, ses actions. Quel océan de suavité inonderait notre vie tout entière, si. comme prêtres, nous pouvions dire : « Je vis, non pas moi ; mais le Christ vit en moi ! » Le monde n'aurait plus rien en nous : nous ne le chercherions et ne le craindrions pas. Le sentiment de notre prédestination et de notre vocation, de notre justification et de notre adoption ; la conscience de notre seconde et plus haute vocation, qui est de reproduire en nous, par une conformité d'un genre et d'un degré tout particuliers, l'image du Fils de Dieu, en participant à son sacerdoce, serait un mobile qui nous pousserait à tendre constamment à la plus sublime perfection.
(i) Gal. ii. 19, 20.
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III. Enfin, l'office pastoral est aussi en lui-même une école de perfection. Avant tout, en effet, c'est une vie d'abnégation de soi-même. Un pasteur a autant d'actes d'obéissance à faire qu'il a d'âmes à servir. Les bons et les méchants, les malades et les bien portants, les jeunes et les vieux, les sages et les insensés, les partisans du monde et ceux qui le fuient, — mais qui pour cela n'en sont pas plus sages, — les pénitents et les impénitents, les convertis et les non convertis, les lapses et les relapses, les endurcis et les révoltés: il doit veiller sur tous. 11 ne lui est permis d'en négliger aucun, — encore moins d'en rejeter un seul, — jamais, à aucun instant, et en aucune circonstance possible. S. Philippe avait coutume de dire qu'un prêtre ne doit pas avoir une minute à lui, et que beaucoup de ses conversions les plus consolantes se présentaient à des heures ou à des moments inattendus et inopportuns. S'il les renvoyait parce qu'elles viennent à des heures indues, à l'heure du souper ou autre semblable, elles pourraient être perdues. Puis il y a les épreuves du caractère, delà patience, delapossession de soi-même quand il faut supporter les esprits étranges et indiscrets qui viennent à lui ; les épreuves de ses forces et de son courage provenant des appels du jour et de la nuit auprès des malades et des mourants, appels qui arrivent ordinairement l'un après l'autre et juste quand il est allé prendre un moment de repos; les
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importunités fatigantes et continuelles des personnes et des lettres, au point que le bruit de la cloche ou du marteau à sa porte est un avertissement auquel il faut répondre constamment et sans hésitation : toutes ces choses font de la vie d'un pasteur une vie aussi pénible et, chose étrange à dire, aussi isolée que s'il était dans le désert. Il n'est pas de cilice qui mortifie le corps comme cette vie de constante abnégation de soi-même mortifie la volonté. Or. quand la volonté est mortifiée, le serviteur est conforme à son Maître, et son Maître est le type de toute perfection :« Siergo dilectionis est testimonium cura pastionis, quisquis virtutibus pollens gregem Del renuit pascere, pastorem summum convincitur non a mare ( i ). »
Il faut ajouter que la charge pastorale est la plus excellente école de charité, et la charité est la perfection de Dieu et de l'homme. C'est la charité qui Ta poussé à devenir pasteur, et c'est la charité qui lui fait un devoir de donner sa vie pour son troupeau. Du commencement à la fin de sa vie, la charité est le mobile urgent qui détermine, soutient et dirige l'emploi de toutes ses forces vitales. Il n'ignore pas qu'il est vicarius charitatis Christi. C'est la charité qui. habituellement, virtuellement, ou actuellement,
(i) S Grég. in Reg. Past. p. i. c.
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inspire toutes les actions d'un prêtre fidèle. Et dans chaque action, comme la charité se traduit en acte, ellereçoit un accroissement dans le cœur par l'effusion de l'Esprit Saint, qui est la charité de Dieu. « Dieu est charité ; et quiconque demeure dans la charité demeure en Dieu et Dieu en lui (1). » Or, où Dieu réside, là est la sainteté ; car, bien que la charité et la sainteté soient distinctes, elles sont inséparables; elles naissent et disparaissent, grandissent ou s'affaiblissent simultanément, comme la lumière et la chaleur qui ne vont pas l'une sans l'autre.
Nous pourrions entrer dans de plus longs détails en parlant de l'humilité, de la pureté, de la piété, de la générosité et des autres vertus, qui sont en constant exercice et en accroissement permanent dans la vie des prêtres et des pasteurs. La mortification et la charité sont les deux conditions de la perfection; et il est inutile de s'étendre plus longuement pour montrer que tout, dans la vie sacerdotale et pastorale, demande la pratique la plus complète de ces vertus.
Quant aux autres moyens de perfection, qu'il nous suffise pour le moment de les énumérer : ils fixeront plus tard notre attention.
En premier lieu, il y a la loi et le devoir de la
(1) I. S. J. iv, 16.
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chasteté avec toutes ses sauvegardes et ses saintes perfections.
Secondement, la vie et l'esprit de pauvreté qui limite un prêtre dans ses revenus ecclésiastiques, et donne à un pasteur des conseils péremptoires sur l'administration de tout patrimoine qu'il pourrait posséder.
Troisièmement, l'obéissance à l'Eglise, àl'évêque, à la loi, à la discipline, à la voix vivante de l'autorité, et qui peut être aussi minutieuse et aussi importante que peut le désirer quiconque a la ferme volonté d'obéir.
Ces trois obligations sont les vrais moyens de perfection. Il faut y ajouter :
Quatrièmement, l'habitude de la prière et de la méditation, qui est l'habitude de la contemplation.
Cinquièmement, la Messe quotidienne, avec sa préparation et son action de grâces, les nombreuses relations du prêtre avec le Saint Sacrement quand il distribue le Pain de vie à son troupeau, dans les bénédictions, dans les processions, dans les expositions et dans ses visites personnelles à notre divin Maître.
Sixièmement, le confessionnal : Le prêtre qui a la fidélité et la patience d'un père, d'un médecin, et d'un juge des âmes fait, au confessionnal, plus de progrès dans l'histoire vivante du péché et de la douleur, du repentir et de la conversion, de la sainteté
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et de la perfection, qu'il n'en pourrait faire avec tous les livres qu'il a dans sa bibliothèque.
Septièmement, la prédication de la parole de Dieu pour laquelle la méditation de chaque jour et l'étude de la sainte Ecriture sont d'une nécessité capitale. S. Augustin dit « que la prédication d'un homme sera plus ou moins sage, selon son plus ou moins de progrès dans la sainte Ecriture (1). »
Huitièmement, les sept visites que le prêtre rend à la cour céleste par l'office divin de chaque jour.
Neuvièmement, la règle de vie qui lui a été donnée et qui a été gravée en lui pendant son séminaire, règle qui, au moins dans ses grands traits, est devenue pour lui une seconde nature, et qui est tout à la fois le règlement, le frein, le conseiller et l'ordonnance de sa vie dans son union avec Dieu.
Enfin, la loi de liberté, la plus sublime et la plus impérieuse de toutes les obligations et à laquelle nous reviendrons plus tard.
Avec de tels et de si nombreux moyens de s'affermir dans la perfection intérieure de son ordination, et de se rendre constamment de plus en plus conforme à l'esprit et à la vie de son Maître, nul prêtre ne peut, si ce n'est par sa propre faute, rester inférieur à un degré quelconque d'humilité, de charité et de sainteté. Dieu a fait pour nous plus que nous ne pouvions
(1) De Doct. Christ, lib. iv, 5.
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demander ou imaginer. Et « les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir (i). » C'est-à-dire qu'il ne change ni d'esprit ni d'intentions à l'égard de ses prêtres, qu'il a choisis pour être ses représentants, et pour être, comme lui, « la lumière du monde » et « le sel de la terre.»
(i) Rom. xi, 29.
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