‹ Le sacerdoce lévitique dans la loi et dans l'histoire des HébreuxChapitre 2 sur 60 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Nous avons annoncé, à plus d’une reprise, le travail que nous publions aujourd'hui (1). Des études préliminaires nous avaient permis, en effet, depuis longtemps, d'en fixer certains points importants et d’en tracer les principales lignes. Diverses circonstances nous empéchèrent cependant de poursuivre nos recherches et retardèrent l'achèvement de l'ouvrage. Aussitôt que nos occupations nous en ont laissé le loisir, nous nous sommes appliqué à l'examen plus approfondi des problèmes multiples et complexes que la critique a soulevés au sujet des origines et de l'histoire du sacerdoce lévitique chez le peuple hébreu. Il importait de compléter par cette nouvelle étude celle que nous avions faite précédemment de linstitution du Lieu du culte. Le lecteur jugera dans quelle mesure les résultats auxquels nous arrivâmes dans nos investigations touchant cette importante question, se trouvent confirmés par le présent ouvrage. -

Nous nous rendons bien compte que, sur certains points surtout, notamment en ce qui concerne la valeur des informations du livre des Chroniques touchant l’organisation du culte avant l'exil, nos déductions sont contraires à une manière de voir très répandue. Nous avons confiance pourtant de nous être strictement tenu aux enseignements qui découlent des faits observés.

Il semble inutile de rappeler qu'une appréciation équitable de nos conclusions suppose un examen consciencieux des

(1) Le lieu du culte dans la législation rituelle des Hébreux Gand et Leipzig 1894 p. 80; — Nouvelles études sur la Restauration juive après l'exil de Babylone, Paris, Leroux 189,6, p. 98.

arguments sur lesquels elles s'appuient et avant tout une connaissance exacte de leur teneur. On nous a rendu cette justice que nous cherchons à bien comprendre et à exposer clairement les avis que nous sommes amené à contredire. Nous souhaitons d'être traité de même. À ce propos, on nous permettra, bien qu'il s'agisse d’une chose assez insignifiante en elle-même et tout à fait étrangère au sujet que nous allons traiter, de relever en passant une équivoque, dont plus d'un s’est fait l'écho, touchant l’étymologie que nous avons proposée autrefois. du nom de Scheschbassar (Schamasch-bal (ou bil)-usur). Certains auteurs déclarent qu'à notre explication, qui porte sur lenom, tel. qu'il est représenté dans le texte masorétique, ils en préfèrent une autre (qui est en somme la même), s'appliquant à. la forme du nom.tel qu'il est transmis par la version des LXX. Ils ne remarquent point que, du premier Jour, nous avons nous-même, dans l'hypothèse que l'orthographe suivie par les LXX fût correcte, proposé l’explication qu'ils déclarent préférer à la nôtre (Sin-bal (ou bil)-usur) (1). |

Pour l’histoire de la période du second temple, nous avons cru pouvoir nous en tenir à, la chronologie que nous avons exposée d’abord dans notre Mémoire sur Néhémie. et Esdras (1890) et que nous. ayons encore défendue, en 1896, dans nos Nouvelles. études. sur la Restauration juive, contre. les modifications que Kosters avait cru devoir y apporter. Des adhésions précieuses n’ont fait que fortifier notre conviction de la justesse de cette reconstruction chronologique. Le lecteur le verra d’ailleurs, nos recherches sur les diverses phases que traversa, sous le second, temple, l'institut des lévites, nous ont mis en présence de témoignages et de données qui confirment pleinement nos. vues sur les dates des principaux événements dont cette période est marquée.

Louvain, le 9 février 1899. À" Vo

(1) Zorobabel et le Second temple 1892. p. 42 s. — Cfr. Muséon 1891 p. 2458.

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