‹ Le sacramentaire d'AutunChapitre 4 sur 8 · C allia chrisliana , t. XIV, col · texte numérisé non relu

C allia chrisliana , t. XIV, col

3. a In cellula sancti Martini eeclesiæ ipsi contigua sanctorum Cosmæ et Damiani martyrum reliquias posui. » (Hist. eccles. Franc., I. X, c. xxxi ; éd. Guadet et Taranne , t. IV, p. 458.)

Je ne saurais dire si le sacramentaire était déjà à Autun quand on y a inscrit sur différentes pages les noms des fidèles qu’on voulait particulièrement faire profiter des prières du célébrant. Voici les noms que j’ai relevés :

Fol. 9 v°. Ansiisus. Rodulfus.

Fol. 11. Eliradus. Gotefredus. Ernerius.

Fol. 120 et 120 v°. Rodul.

Fol. 120 v°. Arbaut sacerdus.

Fol. 121. Irveu9 sacerdus.

Fol. 195 v°. Durandus. Stephanus. Herbertus. Ingolordis.

Fol. 200. GCO0d>PHAVC.

Le sacramentaire que nous étudions nous offre des exemples de toutes les écritures employées pour la transcription des livres de luxe à l’époque carlovingienne : la minuscule, la demi-onciale, l’onciale, la capitale rustique à traits allongés et arrondis, la capitale classique à traits droits. La plus notable particularité paléographique qu’il y faut signaler, c’est l’emploi du corps d’écriture que M. le comte de Bastard appelait demi-onciale Caroline et qui est caractérisée par la rondeur et l’ampleur de la plupart des lettres, par le renflement de la partie supérieure des lettres montantes, par la forme des a composés d’un o et d’un i juxtaposés, par la forme des g composés de trois traits parfaitement distincts et dont celui du milieu se réduit à un trait vertical incliné de droite à gauche, par la forme des m dont le dernier jambage se recourbe à gauche, par la forme des n qui se rattachent toujours au genre de la capitale ou de l’onciale , et par le développement du trait supérieur des f, des r et des s, surtout à la fin des mots.

Cette écriture demi-onciale Caroline, dont les traits se fixent aisément dans la mémoire quand on a pris la peine de les observer, et dont presque tous les caractères sont réunis sur les trois dernières lignes de notre planche n # 21 , revient très fréquemment dans le sacramentaire. Il convient de la signaler dans le canon de la messe (fol. 9-11 v°), dans la préface de la seconde partie (fol. 92-94), et dans les premières lignes de beaucoup de prières*.

4, Par exemple : fol. 46, lignes 45, 46, 1 9 et Î0 ; fol. 20, lignes 5 et 46; fol. 24 , lignes 44 et 24 , etc.

L’écriture demi-onciale Caroline , sur laquelle j’appelle d’une façon particulière l’attention des paléographes, a été représentée, par M. de Bastard, dans des fac-similés très exacts et portant sur des passages très étendus'. Je l’ai remarquée dans un assez grand nombre de beaux manuscrits carlovingiens 2 .

La décoration du sacramentaire est encore plus curieuse à étudier que l’écriture. Nous devons y remarquer les peintures ou les ornements dont je vais essayer de dresser la liste :

1° Sur le fol. 1 v # , une peinture représentant les ordres majeurs et les ordres mineurs. Dans le compartiment supérieur, un évêque, un prêtre et un diacre; dans le compartiment inférieur, cinq clercs dont le titre est indiqué par des inscriptions en lettres d’or :

OSTIARIVS - LECTOR — EXORCISTA — ACHOL1TVS — SVBD1ACONVS.

Au haut du compartiment supérieur, on lit ces deux vers :

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