‹ Le sacramentaire d'AutunChapitre 8 sur 8 · Fol. 339 v» et 340. Planche xxi · texte numérisé non relu

Fol. 339 v» et 340. Planche xxi

Deux anges armés de bâtons qui se terminent par une sorte de Heur de lis. — Sacramentaire, fol. 2. — Bible, fol. 317 et 327.

Il y a aussi une très grande ressemblance entre les divers genres d’ornements que les enlumineurs ont employés pour former les bordures des encadrements du sacramentaire et de la Bible. On en pourra juger en mettant nos héliogravures à côté des planches que M. le comte de Bastard a consacrées à la reproduction des principales pages de la Bible de Charles le Chauve.

Quant aux chapiteaux des colonnes qui, dans le sacramentaire, ornent les pages occupées par la table de la seconde partie (fol. 93 à 97 v°), ils rappellent tout à fait’les chapiteaux des colonnes employées dans les canons de la grande Bible de Saint-Maur 1 , laquelle doit être sortie des mêmes ateliers que la Bible offerte par le comte Vivien à Charles le Chauve.

L’évangéliaire de l’empereur Lothaire, qui appartient à la même école que la Bible du comte Vivien , fournit aussi matière à de curieux rapprochements avec le sacramentaire d’Autun. Ainsi, les deux bandes pourprées à ornements d’argent qui séparent les trois lignes du titre : INCIPIT | EVANGEL1VM | MARCI | , sur le fol. 74 v® de l’évangéliaire, sont tout à fait l’équivalent des trois bandes pourprées du fol. 7 du sacramentaire. — Il y a aussi de grandes ressemblances entre les motifs qui ont servi dans les deux manuscrits à composer les encadrements.

Le sacramentaire d’Autun doit donc tenir une place considérable dans l’étude des manuscrits carlovingiens. Nous devons nous féliciter d’avoir pu le rapprocher de la Bible du comte Vivien , des Évangiles de Lothaire et de plusieurs autres volumes de la même famille, pour apprécier le degré de perfection auquel la calligraphie et la peinture étaient arrivées dans les écoles de Tours au milieu du ix* siècle.

Léopold DELISLE.

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