LETTRE DE S. G. MGR À. ARCHAMBAULT
avantage lous ceux qui s'occupent des origines et des développements de nos Paroisses rurales.
Votre touchant tribut de Piété filiale à la mémoîre bénie du vénéré M1. Je Curé Alfred Loranger n'est que l'expression, et vous le savez, des sentiments de respect profond et de reconnaissance émue que la population entière de Lanoraïe à toujours eus pour ce prêtre distingué. Sa science, son inépuisable charité, son esprit de pauvreté et de détachement, ses œuvres d'éducation et de charité qu'il fonda au prix de tant de sacrifices, son zèle infatigable permettent de Proposer M. Loranger Comme modèle aux pasteurs des âmes. Comme vous le faites remarquer, il «mourut Pauvre, d'une maladie contractée dans l'exercice de son ministère auprès d'un malade étranger à sa paroisse. »
Vous renouvelant mes chaleureuses félicitations, je vous ofire l'assurance de ma constante affection en N.-S.
+ JosePx-ALrren, évêque de Joliette.
D'un
LE Sacré Cœur de Lanoraie
ANORAIE, vieille Paroisse d'environ 1,700 É âmes, est agréablement située sur la rive gauche du Saint-Laurent, à douze lieues
de Montréal. Elle comprend deux des plus anciennes concessions seigneuriales, LaNoraye et Dautray. Ses limites sont Lavaltrie, Saint-Tho-
ses côteaux poudreux, ses forêts de bouleaux et ses flots de pins antiques. Son joli village a semé ses coquettes maisons le long du fleuve Pour le mieux voir avec son Va-et-vient de grands transatlantiques, de bateaux à voiles et de légères embarcations. Oui, ces belles eaux, vertes au large et bleuâtres plus près, exercent sur cette
population besogneuse une irrésistible attraction. Au printemps, la débâcle est le signal du départ de plusieurs escouades de navigateurs et de voyageurs qui ne reviendront qu’à l'automne égayer le domicile de leurs «chansons à répondre» et