M. CHAUVEAU- LE SACRÉ CŒUR
De toutes celles qu'au Cénacle Alluma l'Esprit saint : l’oracle, De l'Eglise dans sa terreur, Lorsque déjà de l’hérésie, L’'épidémique frénésie Menaçait l'œuvre du Seigneur.
Qui mieux que toi pouvait redire Les merveilles du cœur divin ?
À qui plutôt devait sourire
De son culte le grand dessein ? Mais la céleste Providence
À chaque époque de souffrance Réserve un remède nouveau ;
Le monde en sa décrépitude
À de la vile multitude
Subi le dégradant niveau.
Ce siècle en sa fausse sagesse
De froids calculs fait ses vertus ; Il étonne par sa bassesse !
Tous les courages abattus,
De l'honneur oubliant la trace, Aux lâches passions font place ; Ce sont les jours par toi prédits, Les épouvantables années
Aux derniers humains destinées, Les jours sinistres et maudits,
Où remontant du noir abime
Satan doit triompher encor,
Où dans sa décadence infime
Le monde doit croire au veau d'or.
Pour que finisse l’affreux rêve,
Que l'humanité sv relève,
Le Christ veut un effort vainqueur; Chassons les voluptés infâmes ; Comme au Caivane, er haut les âmes !
En haut tous les cœurs vers son cœur!
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