ACTE II
comme tu dis; mais cela ne m'est pas encore arrivé, n'est-ce pas?
NAMOUN, câlin
Ouallah! bono, toi, raouci.
HENRI
Eh bien ! si jamais tu as le malheur de raconter ce qui se passe chez moi, je te jure que ce jour-là tu en mangeras, du bâton! mais tu en mangeras comme les bourriquots de ton pays n'en ont jamais mangé... Tu m'entends?... (Namoun recule eifrayé.) Ainsi, tiens ta langue...
NAMOUN
Asbasbour, mouci.
HENRI •, à part
Pauvre petit ! Heureusement que la menace suffira, (Haut.) Maintenant, tiens, prends ceci, et porte-le chez madame Clémence. Tu diras que... non, tu ne diras rien. Donne la lettre, voilà tout. (Namoun prend la lettre.) En descendant, répète au père Justin de ne pas oublier sa consigne : jusqu'à ce soir, ceci est mon atelier. Qu'il n'aille pas les envoyer là-haut.
NAMOUN, courant o\ivrir la porte
la! didoun, mouci...
HENRI
Quoi?
NAMOUN, montrant la porte d'un air de triomphe Ri garde !
HENRI
Ah! très-bien... Tu as mis ma carte sur la porte... c'est une bonne idée.
NAMOUN, riant
Li qui venir croira bezeff le maisoun être à toi ici. Hi!hi! hi!...
• Henri, Namoun,
MAEGAEOT ', sur le palier Qu'est-ce que tu fais donc-là, turco? (Il passe sa tète, une grasse tète de pivoine, à favoris roux, et aperçoit Henri. ) Tiens, vous voilà, vous aussi, (il entre.)