‹ Le sacrificeChapitre 38 sur 79 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

HENEI ■, il Xamoun, qui est resté sur la porte

Tu peux t'en aller, Namoun. ♦

MAEGAEOT ' '

Ohé! turco, puisque tu descends, garde un peu ma voiture en bas. Le père Justin a peur du cheval.

NAMOUN, sautant de joie Oh! 11 chival bono!... (Il sort.)

iTAHGAEOT, fermant la porte Nous avons bien cinq minutes, n'est-ce pas?

C'est que...

MAEGAROT •••

Bah ! laissez donc ; la première fois elles sont toujours en retard ; après, c'est notre tour, par exemple... Puis, mon cher, il y a la passion, mais il y a les affaires aussi... Voyons, vous êtes venu à la fabrique hier soir?

HENRI

Ouije...

MAEGAEOT

Ma femme me l'a dit... J'avais été obligé de sortir pour traiter une grosse affaire de papiers peints. (Dans roreille.) Deux colombes toutes neuves que j'ai menées au Châtelet... un joli petit attelage, vous verrez- ça...

. HENEI

J'étais venu pour...

MAEGAROT, riant

Parbleu! je le sais bien... Vons étiez venu me demander de vous escompter encore un billet, comme le mois dernier?

• Margarot, Henri, Namoun.

•• Margarot, Xamoun, Henri.

••• Margarot, Henri,

HENRI

C'est vrai.

MARGAROT

Ma foi, mon cher, je suis désolé... mais je ne peux pas.

HBNRI •

Vraiment?... (Avec effort.) Bien!

MARGAROT

D'abord, ce serait vous rendre un mauvais service.

HENRI

Ah! je vous en prie, Margarot, pas de ces phrases-là avec moi .. Un service n'est jamais un mauvais service. Il n'y a qu'un mauvais service au monde, c'est celui qu'on ne rend pas. Du reste, libre à vous; je suis un peu prtîné en ce moment; mais enfin...

MARGAUOT, haussant ]os ('-paulcs

Un peugenô. .. allons donc!... C'est-à-dire que vous avez la corde au cou, et que vous tirez une langue... Oii ! ne me dites pas non, je le sais. Je connais votre situation mieux que vous-même. (Li.iissant la voix sur un peste d'Henri.) Ce n'est pas d'aujourd'hui que je vous vois dans la nasse, mon petit. Il y a beau temps que le vent a tourné pour vous et que les commandes n'arrivent plus. Vous avez été obligé de déménager, de vendre presque tous vos meubles. Dernièrement encore...

HENRI

Ah ça! monsieur Margarot, je crois que vous m'espionnez !

MARGAROT

Parbleu! il faut bien que je sache exactement où vous en êtes, pour itouvoir, le moment venu, quand je vous verrai à vos dernières pièces, arriver là juste à

. Henri, Margarnt.

Page 1