SCÈNE VII
Les Précédens , L E P H A R A O N , A M EN O PH I S, Guerriaci.
Egyptiens.
( La musique guerrière continue de se faire entendre en se rapprochant ,• bientôt les guerriers d Egypte paraissent en ordre. Ils précèdent le Pharaon qui érttrt suivi dÂniénophis et de ses ojîciers.
p H A R A o N , aifi Bedaoui.
Où sont ceis infortunés qui réclament mes secours. {^ Les Beilaoïti montrent A gnr et Ismael. Dois-je en croire mes yeux ? Vous , Agar , dans ce désert ?
Oui , prince , c'e t A^ar, exilée, persécutée. Elle tombe aux gehoux du Pharaon, elle implore sa pitié pour elle et pour son fils. LE p H A R A o N , /a relenant.
Agar chassée par son époux. Ismaél , lils aîné d'Abraham , exposé par son père à une mort pre.sqtie certaine dans ces alfreux climats. ... Je puis à peine revenir de ma surprise.
isMael, à Pharaon.
Souverain d'Egypte , Ismaél , jeime encore, vient d'armer son bras; l'indignation lui prêtera des force?». Il combattra nos communs ennemis , il n'a plus de patrie , il n'a pln> de père , daignez , prince, lui doimer un a.silo sous vos éleiidarts et protéger sa jt-u- BeSbC contre les fureurs du sort qui le poursuit.
!. E PHARAON
Les bras de ton père t'ont repou«sé , les miens .«-'ouvrent pour te recevoir ; viens , )€une homme, que je te presse sur mon cjpur.
( // Fembraise. )
AGAR
Ah! Seigneur,comraentëgalern?areconnaissance àvoslierfaiUî Abraham. P
LE PHARAON
En les acceptant.
1 s M A E L Je dois bénir mon malheur !
LE PHARAON
Princesse , vous êtes née auprès de mon trône , les événemeni de la guerre vous avaient rendue l'esclave d'Abraham , revenue avec ]ui dans rues états, je voulais vous y Fixer: un attachement bien rature! san^ doute pour votre fiis vous entraîna sur les pas de son père, maintenant que cette homme barbare a romj u tous les liens qui vous attachaient à lui , venez reprendre votre place à ma cour, votre lll.s sera le mien.
Je serai digne je l'espère d'un aussi grand honneur.
LE PHARAON
Egyptiens, connaissez enfin c<s insolens Hébreux ; non coniens de porter parmi nous le désordre et la désolation ils outragent les deux sentimtns les plus sacrés de la nature , l'amour conjugal et la t( ndre.s?-e paternelle. . .. Isis Pordonne , allons exterminer cette race impie ; allons renverser leurs sacrilèges autels , et qu'ils meurent sans pitié , tous ceux qui refuseraient de fléchir le genou devant l'héritier légitime de leur chef. {Il montre hmaél.)
Je triomphe !
LEPHARAON
Ismaël , je t'accorde dès ce moment la souveraineté des riches plaines de Pharan ; toutes les richesses des vaincus seront ton partage. 3e ne me reserve que la main de Sara -, Isis l'a dé.«ignée pour non épouse ! Sous le nom de la sœur du perfide Abraham, elle a fait naître dans mon cœur la passion la plus vive et je ne puis plus goûter les charmes de la couronne , gi la belle Sara ne consent à la partager avec moi.
A G A R , avec ironie
Pui.sse-t-elle mériter par sa soumi.«sion les honneurs que vous lui réservez ; mais Seigneur.'
L !•; PHARAON, l'interrompant
Je connais tous les obstacles qui s'opposent a mon amour , sa violence saura les renverser. . . ( à ses soldats. ) Guerriers , la victoire nous appelle , marchons à une conquête certaine.
Prince, j'ai dans le camp des ennemis, de nombreux partisans, l'un de leurs chefs, le brave Balahac, esta la tête de ceux qui sont fatigues du )bug d'Abraham et disposés à .«-outenir les droits de mon fils : il faudrait qu-^ ces serviteurs dévoués fussent instruits de l'entreprise que vous allez tenter ; à l'instant du combat ils te joindraient à nous et décideraient le succès de cette journée , en épargnant le sang do vos sujets . . Si j'avais un homme fidèle et dévoué, assez hardi pour pénétrer auprès du Patriarche, assez adroit pour le îromper. . . .
o B z E o , S* avançant vers eile.
Dans le malheur nous t'avons servie.
Tu nous as promis une récompense.
OBZ E D
Nous voulons la mériter. . . .
Tu pesx compter sur nous. . .
Tu sais que nous avons Juré une haine éternelle avx Hébieux....
On pourra nous tuer. . . .
o BZE D
Nous périrons avant de te trahir.
LE PHARAON
Je connais la fidélité des hommes libres du désert, (à Af;ar.) Vous pouvez leur confier vos intérêts , leur dévouement est certain et leur parole toujours sacrée.
A ft A R , aux Bedaoui.
Voici mon anneau. . .remettez-le à Balahac. . . tout est préparé d'avance, en voyant cette bague, ce chef de tribu connaîtra ma volonté? ( Ei/e remet l'anneau a Jatal. ) Quant aux moyens de vous introduire dans le camp . . .
Nous le trouverons.
JATAL.
Quand il s'agit de gagner de l'or et de se venger d'un ennemi . . .
o B ZE D
On peut s'en rapporter aux braves Arabes . . . LE PHAKAow, aux Badooni.
Suivez mes phalanges , je joindrai mes instructions à celles de la princesse.
A G A R , au Pharaon,
C'est l'héritage de mon fils que vous allez conquérir.. . AgsT doit prendre part aux dangers ainsi qu'à la gloire , ft c'est ellemême , prince , qui va vous frayer un chemin jusqu'à la tente de Sara.
( y^gar a saisi une êpée y elle se met avec son fils à la tête des
Egyptiens i le Pharaon la suit; tous sortent en se promettant itne
victoire completie.
Le Tiiéâtre change et représente V Oasis du premier acte vu sous un autre aspect. Dans lefond s* élève une nionlagne. Des palissades forment l'enceinte du camp desHéhretix. A droite et â gauche on apperçoit les bagages et les machines de p^ terre j à l' avant- scène, à droite , une tente séparée des autres elfetnmé par dés rideaux.