SCENE VIII
ABRAHAM,1SAAC, en dormi dans la tente, à Pavant-scène.
( Il fait nuit. )
Quelle nuit cruolle ! et quel réveil affreux se prépare pour tout ce peuple. Les cohortes des "Egyptiens nous entourent de tontes parts; h peine le jour aura-i-il paru , ils vont s'avancer, escalader ces palissades , et toute résistance deviendra inutile. Tous les souvenirs , toutes les craintes semblent se réunir pour m'accabler... si le sacrifice qui m'était prescrit, n'était pas consoninié..^i le sang qui doit arroser l'autel était encore à répandre ... ô mon Dieu! puisque ton juste ressentiment n'est pas satisfait , désigne la victime , offrelà à m s regards, el; je jure de l'immoler. i&À.ÀCf endormi Mon père, me voici;
ABRAHAM, ejffdyé.
O ciel ! . . . c'est la voix d'Isaac. ( s approchant de- L tente et ouvrant le rideau. ) Il dort d'un sommeil profond , pauv a enfant, je n'ai plus que toi pour me faire supporter le fardeau de l'exis tence. « e repos que tu goûte te >oustrait , du moins , pour un instant , aux malheurs qui :-'accumulent autour de nous... Dieu juatel accablera-tu un innocent du poids de ta colère ?... I s A AC, endormi.
Que son arrêt suprême s'exépule 1
a'p n A 9 A M Qu'entends-je?
1 s A \ c , endormi.
Qu'il reçoive Isaac en holocauste.
ABRAHAM, cherchant à le reveiller.
Mon fils! mon fils!..
1 s A A c , toujours endormi.
Adieu adieu , ma mère.
f ABRAHAM
XJn songe occuppo sa pensée. . . Serait-il l'organe de la volonté céleste ?. . . Ah ! .fcrtôns de cette anxiété cruelle , ne prenons désormais conseil ^.^e du désespoir. . . Je cours rassembler nOs défenseurs fidèles . t dans l'ombre de la nuit , attaquant , renversant les bataillcns ennemie qui nous tiennent prisonniers dans cette enceinte, le courage me frayera un chemin pour sauver mon épous» et mon fils. ( Il fait un mouvejnent pour sortir. )