SA UA
N'importe, il faut obéir.
ABRAHAM, la regardant^ II faut obéir ?
SA R A , avec hésitation.
Oui , seigneur.
ABRAHAM, continuant après un moment de silence. Pendant cinq années d'hymen , le ciel refusa des fils à noire tendresse.
SARA
Faut-il donc me rappeler ces iustans de malheur !
ABRAHAM
C'est à Dieu que nous devons la naissance d'isaac. . .
SARA
Je l'en remercie chaque jour.
S'il te redemandait ce fils bien aimé ?
SARA, avec agitation.
Que veux-tu dire ?
S'il te faisait : « Sara, j'ai accolé un fils à tes prières, mai* Ti tu es indigne de ce bienfait ; je le reprends... tu lui donnas la vie, » qu'il reçoive de toi la mort, n
SARA
Cela pst impossible /. . . Dieu n'exigerait pas un si cruel effort d'une mère.
ABRAHAM
Oserais-tu refuser ?
J'offrirais tout mon sang.. . C.lui de mon fiU , jamais !
ABRAHAM, à part.
Je le TO.'s, mon secret doiA mourir dans mon sein.
C ENE IX.
Les Précédens , IS A A,C , Jeunes Filles, Esclaves.
1 s A A c Mon père , tout est prêt pour le sacriFice.
ABRAHAM, ovic uii effort pénible.
Eh ! bien , suis-moi , Isaac
SARA, és;arée.
Non , non , mon fiU. (e//e V embrasse. ) ! Il faudra l'arracher de mes braa.
Que dites-vous, Sara?
SARA, de plus en plus égarée.
Jamais , jamais, il ne quittera sa mère !