‹ Le sacrilégeChapitre 36 sur 141 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Ma foi... à part le chapeau...

MARGOTET, Irès-iévôre.

Nous sommes des artistes, monsieur Ravigot. (s« levant.) Sosthène Margolet, accordeur de pianos... Réponds, Ravigot, n’ai-je pas bien l’allure d’un accordeur?

RAVIGOT, le regardant.

C’est étonnant, c’est-à-dire qu’en vous voyant passer, on se dit tout de suite : « Tiens! elle est bien bonne, voilà un accordeur... » (Se levant à son tour.) Seulement, chaque lois que vous accordez un Érard ou un Pleyel quelconque, beigne! vous cassez toutes les cordes.

MARGOTET, très-sérieux.

Je ne comprends le piano que dans ces conditions-là ! Grâce à ce titre, je m’introduis dans les meilleures maisons, j’accorde... et... tout en accordant, je serre adroitement dans mes poches ce que, par négligence, on a laissé traîner.

RAVIGOT.

Moi, pendant ce temps-là, je fais le pied de grue sous les fenêtres, et, dès quo j’aperçois l’ombre d’un tricorne, j’embouche mon instrument 1

’ M montre sa clarinette.

MARGOTET, le chapeau h la main.

Je salue et je décampe.

RAVIGOT, de mémo.

Nous filoutons en musique...

MARGOTET.

C’est simple...

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