A D R IE N NE
Oui! ouil c’est convenu. Et puis?...
BÉZUCHO N.
Tenez, ma chère Adrienne, j’irai droit au fait : je viens vous parler de Bernard ?...
ADRIENNE
De Bernard?...
BÉZÜCHON.
Depuis un an, l’existence fiévreuse qu’il mène n’est pas faite pour lui : elle épuise ses forces, brise son corps et tue son âme...
ADRIENNE
Vous êtes donc son confident...
BEZÜCHON.
Non, je suis un peu son ami, voilà tout !. .
ADRIENNE
Vous !... son ami !...
Je l’ai vu mainles fois, à Valrose, jadis... C’est une honnête . nature... et je m’intéresse à lui... beaucoup...
ADRIENNE, raillant.
En vérité... Et qu’attendez vous de moi, en définitive?...
BÉZÜCHON.
Jusqu’à ce jour, Adrienne, vous avez empêché Bernard de
S etourner à Valrose... Eh bien! laissez-lui reprendre le cheîin du pays... c’est un devoir pour lui... et ce devoir accompli lui fera du bien au cœur... Voyons. Adrienne, vous êtes femme! vous devez être bonne 1 ne vous opposez plus à son départ... Si vous l’aimez, faites mieux encore... conseillezlui de partir?...
Adrienne le regarde en face dorant quelque instants, sans parler'. ADRIENNE, soariant.
Vous me croyez donc bien naïve, mon pauvre Bézuchon?... BÉZÜCHON.
Plait-il ?...
ADRIENNE
Allons I... ne faites pa9 l’innocent! Le bonheur de Bernard n’est qu’un prétexte... et si vous tenez tant à ce qu'il re-