ACTE TROISIÈME
LOUISE
Dame, le train d’Orléans arrive à Paris à neuf heures cinquante... Le temps de venir ici, ça fait dix heures et demie à peu près.
C LAUDINE.
Et quand est-ce qu’il sera dix heures et demie?
LOUISE
Quand le coucou chantera une fois.
Le coucou chaule une fois.
CLAUDINE, batlaul des mains.
Cocotte a chanté! Quel bonheur!... (On entend des pas dans l’escalier; avec un cri.) C’est papa!... Oh! je vais joliment le gronder !
Elle va s’asseoir à droite. — On frappe à la porte du fond. LOUISE, remontant.
Est-ce vous, monsieur Lazare?
LA VOIX DE LAZARE, gaillarde et enjouée.
Comment, si c’est moi ! je l’espère bien, à moins qu’on ne m’ait changé en route !
Louise a ouvert. Lazare paraît. Il est en costume de travail, bourgeron noir, ceinture rouge, large panialon, casquette. 11 a un grand caban qu’il été en entrant.