SCÈNE III
Les Mêmes, BERNARD.
CLAUDINE, courant à lui. ' >
Bonjour, monsieur Bernard...
BERNARD, souriant.
Bonsoir, Claudine... (il embrasse i’cnfant. A Louise.) Bonsoir, voisine I...
n serre la main à Laxare.
LAZARE, l’examinant.
Ah çà! mais... ah çà ! mais... mon voisin... je ne sais pas si c’est une idée que je me fais... mais vous avez ce soir un petit air fringant et guilleret qui ne vous est pas habituel.
BERNARD
Vous ne vous trompez pas, mon cher monsieur Lazare, je suis heureux ce soir... oh ! je suis bien heureux !
LAZARE
Bah !
BERNARD
Je vous conterai cela ?...
LAZARE
Bon!... parfait... Dites donc, vous allez souper avec nous... hein... Le cœur vous en dit-il ?
BERNARD
Ma foi, je veux bien... j’arrive à pied d’Asnières et ça m’a creusé un peu...
LA Z ARE
Comme ça se trouve 1 Vite ! vite ! un couvert !
LOUISE
C’est déjà fait...
BKJINARD.
Quel empressement...
Il s’attable.
LAZARE
Entre Claudine et Louise... Vous n’avez pas à vous plaindre... hein ?...
■ BERNARD, très-gai.
Certes, non!
LA Z ARE
Aimez-vous le mouton aux haricots ?
BERNARD
Beaucoup...
LAZARE
Confectionné par Louise... c’est une vrai crème ! (il sert. — ils mangent. A Claudine.) Comment, t’as déjà fini ton rata ? (Servant des pommes de terro à Claudine.) Tiens, petite Ogresse, inange-moi ça, tu m’en diras des nouvelles.
LOUISE
Oh ! c’est trop vinaigré pour elle.
Bah! bah !... la fille d’un ancien zouzou.