SCÈNE VI
Les Mêmes, ADRIENNE, SOPHIE COPEAU.
Sophie Copeau paraît d’abord. Elle fait signe b Ad rienr.e «l'entrer. Lazare demeure immobile à sa place.
LOUISE, b la vue de madame Copeau.
Mon Dieu! C’est cette femme de tantôt!
ADRIENNE, entrant.
C’est bien vous Claude Lazare?...
« LAZARE
Oui ! madame, c’est moi.
ADRIENNE
Il y a cinq ans, à votre femme, Madeleine Lazare, à Paris, un enfant a été confié.
SOPHIE COPEAU
Un enfant du sexe féminin...
ADRIENNE
Vous êtes partis pour Troyes avec l’enfant, vous y avez demeuré quelque temps, puis, près de quitter la Champagne, vous avez écrit une lettre à la mère de la petite.
SOPHIE, tirant une lettre de son cabas.
La voilà!...
ADRIENNE. qui a pris la lettrf», la mettant sous les yeui de Lazare. Reconnaissez -vous votre écriture?
Oui...
ADRIENJPE.
Cette lettre était adressée à Aérienne Bérillot, mère de l’enfant... à moi...
LAZARE, la fixant avec terreur.
A vous!
A DRIENNE.
Vous vous rappelez?
LAZARE, après avoir hésité.
Oui! .. oui!... je me rappelle...
Il rend la lettre.
ADRIENNE
Vous me ferez savoir ce qui vo s est dû pour les soins que vous avez donnés à ina fille jusqu’à ce jour :
LAZARE, qui ue comprend pas-
Ce qui m’est dû!... comment ce qui m’est-dû?...
ADR T EN NE, haussant les épaules arec impatience-
Décidément, vous faites exprès de ne pas me comprendre. Voyons, assez de comédie! et rendez-moi ma fille.
LA Z A HE, s'avançant vers l’inconnue.
Claudine ! c’est Claudine que vous venez chercher?
ADRIENNE
Sans doute. Qu’avez-vous donc?
LAZARE, arec un éclat terrible.
Ce que j’ai?... Dites donc, Louise, elle vient me prendre Claudine, et elle demande ce que j’ai!
ADRIENNE, d’un ton impérienx.
Encore une fois, je veux ma fille!
Claudine, attirée par le bruit, parait sur le seuil de la chambre, elle est eu chemise, bras nus, ses grands cheveux dénoués.
CL A L’ DI N E , effrayée .
Papal papal