VERS
LUS PAR M. FABRt: d'Olivet
Dans une rcunion à la maison des aveitgles-travaiLetirs, à l'occasion de la fête de M. Valentiu Haûy, h 14 février l'jg').
C'est dans ces lieux sacrés où mon àme attendrie
Se livre aux plus doux transports, Que j'aime à contempler, sous les communs efforts
Et des talents et du génie, Le malheur combattu, la nature asservie; Et de l'humanité les paisibles autels Offrir un nom de plus au culte des mortels. Qui, sans émotion, verra le doux spectacle De cet enfant infortuné, Qu'une ingrate nature avait abandonné , A la société réuni par miracle, Y former d'utiles liens, Faire avec nos talents un échange des siens. Par ses accents flatteurs il ajoute des charmes Aux vers de Ducerceau,d'Harleville ou d'Imbert, L'autre, mêlant sa voix au plus touchant concert, Excite l'allégresse ou fait couler les larmes.
Tandis que, sans rivalité.
Les talents enchanteurs, la modeste beauté,
Unissant à la fois l'agréable à l'utile Viennent embellir cet azile.
Que cet accord a de charmes puissants ! Que la vertu semble facile, Et qu'on suit de nobles penchants, En mêlant ses efforts à des soins si touchants!
D'où naît un si rare assemblage ?
Quel mortel adopta tous ces infortunés Qu'une mère marâtre avait abandonnés?
Qui? L'ami des humains, un sage, Dont les soins bienfaisants et les talents vainqueurs D'une nature injuste ont réparé l'outrage ; Qui fuit d'un vain renom les frivoles honneurs, Mais dont le nom chéri vivra dans tous les cœurs.
Poitiers. Imp. Biais, Roy et Cie, 7, rue Victor-Hugo.
La Bibliothèque Université d^Ottawa Echéance
The Ldbrary Universlty of Ottawa Date Due
a39003 0022373Slb
Cti PG 1982 oi^eSSa 1894
FkBRE D'ÛLIV S'iGE Dt.
ACC^ 1452645
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