RECETTE
Les actions pendant 8
ans... o ss. E2,861 13 6 Frofit net des scrips.. 157 17 6 (Gagné par les voi- ,
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Déficit... 880 OQ 1
Egale à la dépense, 4,50: Æ£4,246 2 10 , Pour payer ce déficit, continuer les travaux de défrichement, et ouvrir les chemins, l'association compte sur £2,399 2s., et sur la révolte de trois années, 1852,
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u lui reste encore une centaine de lots à payer au gouvernement. Ces lots devraient lui être accordés pour rien. Elle a pris sur elle une très grande responsabilité. Les actionnaires et le public comptent sur un succès complet, c’est-à-dire sur 350 lots ouverts à l’agriculture par un défrichement de quelques arpents, et de plus sur une bâtisse pour chaque lot. Un demi-succès pourrait occasionner des murmures, et peut-être empêcher des associations analogues de se former dans la suite.
91.— Voilà ce qu’a fait cette association avec les 50s. payés tous les ans par chaque actionnaire depuis 1849, Ces 1,100 arpents forment deux belles lisières, chaque côté du lac Kinogomishish et de la rivière des Aulnets, |} espace de sept milles, sans ccmpter une large ouverture | faite dans la forêi qui sépare Kinogomi de Kinogomishish, ni un abattis considérrble au portage des
Roches. La partie «nsemencée l’été dernier,a produit JM est 1844 minots de bled, seigle, avoine, pois et orge, outre bot 1,252 minots de patates, en tout 3096 minots. Une M sou autre partie a été semée de graine de mil, et lereste PM les brûlé, prêt à être semé ce printemps [1852]. 0 fr
La colonisation du lac Saint-Jean est donc un fait 1 de accompli. Il n’est plus question d’y croire, il n’y a JM sur qu'à la regarder, Chaque année voit s'étendre ses LA Ta pacifiques conquêtes sur la forêt ; bientôt cette forêt DM des improductive jusque là sera devenue un domaine riant DS 5 et fertile, En disant que la colonisation du territoire }. pou du lac Saint-Jean est un fait accompli, nous ne voulons 4 ser pas donner à entendre que les colons actuels y soient #44 mit définitivement fixés, ni que les paroisses vont y pousser | lieu
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toutes seules comme des champignons dans un champ. Cela n’aura lieu qu’autant que le gouvernement fera faire un bcn chemin au lac Saint-Jean, et qu’il 1. changera pas le prix actuel des terres. A ces deux conditions l’on peut dire, sans être sorcier ni prophète, que la colonisation y marchera grand train.
92.—Si l’on fait attention à la grande distance des lieux où l’association voulait fonder sa colonie, et aux nombreux obstacles qui fermaient l’entrée du territoire du lac Saini-Jean, l’on trouvera bien satisfaisant le résultat qu’elle a obtenu. Il fallait faire beaucoup avec peu ; problème difficile qui ne l’arrêta pourtant point
au début. Elle dut compter sur la providence encore
plus que sur le zèle et l’énergie de ses membres. Elle voulut que toutesses charges fussent gratuites, excepté celle du secrétaire. M. le curé de Saint-Paschal qui est l’ame de l’entreprise va passer au Saguenay une bonne partie-de l’été depuis 1849, sans recevoir un seul sou. Il est actionnaire et il paie ses versements comme les autres. L’association se ménageait par |à une assez forte somme. On sait combien, dans des entreprises de cette nature, il en coûte pour frais d’agence, de surveillance, de commission etc. Ici rien de tout cela. Tout est appliqué au défrichement et à l’avancement des intérêts des colons.
63.—Comme l’association paie £5 au gouvernement pour chaque lot, il ne ki reste plus que £7 10 à dépenser pour le défrichement, l’ouverture des premiers chemins, et les transports à une distance ds plus de 50
licues avec deux transbordements. ÆElle compte à la
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vérité sur l’octroi gratuit d’une centaine de lots qui s trouvent chaque côté de la grande ligne qui traverse Labarre et Caron, à condition d’ouvrir le chemin selon son tracé aciuel. Mais comme ce chemin passe dan: un éndroit éloigné des bords du lac Kinogomishish a bout de la première concession, et que les terres valen peu de chose d’un côté, dans l’espace de quatre milles il n’y a aucune raison d’ouvrir nn chemin où personni ne voudra s’étabiir, au moins d'ici à plusieurs années Celui des bords du lac où seront établis les colons sera toujours le seul fréquenté. Il arrivera de là que le permis d’occupation et la patente seront refusés, parce que le: colons n’auront pas trouvé bon de s’établir précisement
dans l'endroit fixé sur le parier, à 50 lieues de distance, D
par un employé du Bureau des Terres. Ce ne sers | É pourtant point le seul inconvénient qui gênera la jeune Li
colonie. La subdivision actuelle des lots dans le pre- :# tier rang de Labarre et de Mésy, si elle est maintenue, | 4
sera une nor!velle source de difficultés.
Le bureau des M terres en consultant mieux les circonstances tout excep- 4
tionnelles du mode adopté par l’association pour colo- 4 niser, aurait épargné aux promoteurs de cette œuvre si 4 patriotique, le trouble des démarches qu’el:e fait ac- 4 tuellement pour obtenir la permission de placer les co- A
lons un peu autrement que ne le veut le diagramrne. à ll aurait de plus épargné av trésor public une dépense « d'au moins £150 pour faire une division de lots qui ne 4 servira pas. Il y aurait plusieurs remarques à faire sur 2
l'octroi de 50 acres, accordé par la loi pour l'ouverture 4 des chemins, et sur l’interprétation donnée à cette loi à
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par ceux qui la mettent à exécution, mais cela mènerait La loi actuelle pour la vente des terres est dans bien des cas uve entrave à la colonisation. Il faudrait la modifier considérablement pour rencontrer des besoins nouveaux. La législature devrait s’en occuper au plus vite.
XIV. Principaux travaux en voie d'exécution pendant la présente année 1852.
94.—Ce sont, 12 l’ouverture de la grande ligne continuée depuis l'endroit où M. Boucher doit s’arrêter jusqu’à Métabetchouan si c’est possible ; 29 l’onverture d'un autre chemin parallèle au précédent, pour traverser toute ia largeur du township Caron dans la seconde concession. Ces den* hemins seront ouverts au moyen d’un découvert d s ou quatre arpents de large pour y établir les colons de chaque côté. L’ouvrage est déjà commencé. On doit de plus semer 300 minots de grains, et construire plusieurs bâtisses.