‹ Le Saguenay en 1851 [microforme]Chapitre 35 sur 51 · XV. Chemins · texte numérisé non relu

XV. Chemins

95.—TA nécessité d’ouvrir des communications aux nouveaux établissements est assez comprise ; il serait inutile d’insister. Les produits du colon n’ont de valeur qu'autant qu’ils trouvent un accès facile au marché. C’est convenu. Aussi les principaux découragements dans les essais de colonisation viennent-ils toujours du manque de chemins,

Parmi les chemins nécessaires à toute la jeune colonie

du Haut-Saguenay, prise dans son ensemble, nous en

indiquerons trois con:me indispensables pour le moment.

Ce sont : 1° le chemin de la Grande-Baie à Métabetchouan, sur de lac Saint-Jean, avec un embranchement de la rivière aux Sables ou des environs, à Chicoutimi ; 2° le chemin Bagot, entre la Grande-Baie et le fleuve Saint-Laurent, soit à la Malbaie, soit à la Baie Saint-Paul ; 3° enfin, le chemin entre la Grande-Baie et Chicoutimi.

Un quatrième reliant Québec avec le Haut-Saguenay sera indispensable un peu plus tard.

Ces trois chemins réunis forment 46 lieues et demie, savoir : 21 lieues pour le premier avec son embranchement de Chicoutimi, lequel est de quatre lieues un quart, 21 lieues et demie pour le second, et quatre lieues pour le troisième.

96.—Nous avons déjà vu [87] que la grande ligne du lac Saint-Jean est ouverte et passable pour des demicharges jusqu’au portage des Roches, espace de cinq lieues et demie. Il y a aussi deux à trois lieues d’ouvert ou sur le point de l’être entre Chicoutimi et la rivière aux Sables. Il ne resterait donc plus à faire que 12 ou

13 lieues. L’embranchement de ia rivière aux Sables est le complément indispensable de la grande ligne. Les colons du lac Saint-Jean et ceux des townships Kinogomi et Jonquière, ne peuvent se passer d’une sortie à Chicoutimi, centre du nouveau district, pour leurs affaires de cour, d'enregistrement, ete. Cette ligne t::verse six rivières, dont la plus considérable peut avoir 160 pieds de large. La longueur

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