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lui répliqua que Dieu était bon, et que, sans doute,
eur dit: ne pas- # c'était le mauvais esprit qui s’était montré à ces hom-
: 4 ne leur venait M rit deux bâtons, # mes-là. Il n’eût pas de peine, si on l’en croit, à faire "à \ ii furent trans. Mrencher de son côté ce sauvage estimable (1).
1e s'arrêta sans L:
as-tu? Je vai: M trouveras ici. — 3 ‘ la viande, qu’il à air, il alta avec
11. Quelques mots sur les Montagnais d'autrefois et ceux d'aujourd'hui.
21.—On doit regarder les Montagnais du Saguenay omme une tribu de Sauteux ou de Cris. Ces derniers habitent au-delà du 90€ de longitude occidentale entre le 50° et le 569 de latitude septentrionale. La essemblance du langage avec les Algonquins et les autres tribus sauvages du Canada, accuse évidemment l'unité d’origine (2).
Il paraît qu’au temps de la découverte du Canada es montagnais du Saguenay se subdivisaient en plusieurs tribus, vivant à part chacune sur son terriire particulier. Peut-être formaient-ils, à l’instar de ur qu’il le garde + confédération suisse ou américaine, une république sa plus de chos: $ omposée de plusieurs états ou cantons.
s. Le dit homme À D’après une carte de la Nouvelle-France en 1744,
Sagamo, lequel ‘ es cantons se partageaient comme suit : 1° les Ta-
ce que dessus.” M omme qui avait l t homme, et lui : 4 homme prit son À étuna be ucou)."# pit en plusieurs à : pourquoi as-ti à que je n’en a M umet qu’il avait, k ici un que je th
(1) Sagamos de M. Bibaud, page 56.
(2) Lettre de Mgr. Taché du 4 janvier 1851, publiée dans les
Mélanges Religieux du mois de mai 1852.
1elquefois parmi Les Montagrais s’appellent dans leur langue nehilo-ilnuts, vraie de & ation ‘‘ ou vrai monde ? mnehilo, vrai, iênuts, monde. Les Iro-
dé au Sagamo is, les Algonquins, ete., sout bien de vraies nations; mais eux
pat la nation primitive. Cette prétention des Montagnais est re-
jetée par les Iroquois qui se disent ongoue-onoue, ‘ les hommes de
! Notre chron: Moujours. * Une bonne dissertation sur l’origine des sauvages de
; 5: A mérique du Nord ne serait pas sans intérêt. aaître sa religion à B*
\ at : mn ÿ n nquèrent jamais !f c'est l’occasion À
ses, il lui répor-à
doussacciens, depuis Tadoussac jusqu’à la Baie des Ha ! Ha !; 2° les Chekoutimiens, depuis Chicoutimi ou un peu plus bas jusqu’au le Toan ; 3° les Pie-Kouagamiens autour de ce lac , »' les CAumonchouanistes et N'ekoubanistes, aux sources de la rivière Chamonchouan, à La hauteur des terres entre la Baie d'Hudson et le lac Saint-Jean ; 5° les grands Mistassins, sur le lac de ce nom ; 6° les petits Mistassins, sur un autre lac non loin du précédent ; 7° les Papinachois occupaient les hauteurs d’où descendent les rivières Betsiamis, Manicouagan, etc, ; 8° les Ouchestigouets au Nord des précédents ; 9° les Ounes-capis étaiont la dernière tribu montagnaise à l'Est, voisine du pays des Esquimaux dont elle était séparée par la rivière Saint-Jean qui tombe dans le Saint-Laurent, vis-à-vis le haut de l’ile d’Anticosti. On donne aujourd’hui le nom de Vascapé aux sauvages qui occupent la hauteur des terres jusqu’à la Baie d’Hudson.
Les Montagnais d’aujourd’hui n’ont point de séjour fixe. Ils errent au loin dans les montagnes du Nord, en bas du fieuve, jusque vers le pays des Esquimaux, vivant de chasse et de pêche. Ils viennent tous les ans faire la traite au lac St. Jean, à Chicoutimi, à Tadoussac, aux Islets de Jérémie, à la rivière Godbout, aux Sert-Isles, à Mingan, Mascouaro, etc. Ils y rencontrent en même temps leurs missionnaires. Ils n’ont point part aux distributions annuelles que le gouvernement anglais accorde aux autres tribus sauvages du Haut et du Bas-Canada (1).
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(1) Gécgraphie de M. Holmes, de édition, page 34.
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La législature ayant mis à la disposition de l’exécutif
230,000 äâcres de terre pour les sauvages du Bas-Canada, par un acte du 30 août dernier (14 et 15. Vict.ch. 106,) les Montagnais en auront sans doute leur bonne part. L'acte n'indique point l’endroit de la réserve. On peut croire que l’une sera à l’embouchure de la rivière Périboka, et l’antre aux bords de la mer dans le golfe vers les Sept-Isles.
Les familles que l’on rencontre maintenant ne sont
Bplus que de pauvres débris des anciennes tribus. On
peut appliquer aux Montagnais ce que Châteaubriand disait des sauvages de l'Amérique en général (1).
“ La civilisation, en entrant par le commerce chez
ke les tribus américaines, au lieu de développer leur “ intelligence, les a abruties.
L’Indien est devenu ‘ perfide, intéressé, menteur, dissolu : sa cabane est ‘ un réceptacle d’immondices et d’ordures. Quand il ‘ était nu ou couvert de peaux de bêtes, il avait ‘ quelque chose de fier et de grand ; aujourd’hui, des ‘ haillons européens, sans couvrir sa nudité, attestent ‘ seulement sa misère : c’est un mendiant à la porte f d’un comptoir ; ce n’est plus un sauvage dans ses f forêts, ” Les Montagnais ne connaissent plus que Je nom les lacs et les rivières du pays du Nord fré-
Muentés par leurs ancêtres. Il n’est pas rare d’en
intérieur des terres.
rouver qui, à 20 ans, n’ont pas été à 10 iieues dans Ils vivent comme ils peuvent ans les environs du poste le plus voisin, comme des
(1) Voyages en Amérique.
‘ mendsants à la porte d'un comptoir ; ce ne sont plus des sauvages dans leurs forêts.”
Les Montagnais subissent la loi commune au reste des sauvages. Notre civilisation lestue, Leur nom- ! “ La bre diminue tous les jours, Autrefois les missions de Tadoussac, de Chicoutimi et du lac Saint-Jean réunissaient quatre à cinq cents familles. Aujourd’hui c’est à peine s’il s’en trouve une vingtaine. Siméon Jeur dernier grand chef, Sachem ou Sagamo, comme on aurait dit au 17e siècle, est mort en 1849, Il ne paraît pas avoir été remplacé. Ainsi plus de gouvernement,
tie de lui-m
née
IIL, Les Jésuites du Saguenay. 0 :: he 22.—Tes Jésuites du Saguenay n’ont point “comme JS patienc: les Brebeuf, les Lallemant, les Jogues réchauffé de ÆS péniten “ Jeur sang les sillons glacés de la Nouvelle-France,’ D dans les (1) mais ils les ont arrosés des sueurs de toute leur vie SR “ 19 d’apôtres. Pour fixer l’inconstance des sauvages, et MS corces d acclimater la vertu chez ces peuplades voyageuses par qui cou
goût et par nécessité, les missionnaires se condam- 3e nèrent à des courses sans fin, à toutes les misères de la vie sauvage. Pendant l'été, les uns accompagnaient h les néophytes dans les chasses et sur les lacs ; lesautres ! pendant l’hiver se blottisssaient avec eux, dans leurs cabanes enfumées sous la neige (2). Le Père de Cré- À
pieul entre autres, passa ainsi 26 ans Voici une par- |
où à gen ‘hiver.
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(1) Chateaubriand.—Génie du Christianisme, (2) Crétineau-Joly, vol, 5, page 104,
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ne au reste Leur nommissions de Jean réu- Aujourd’hui Le. Siméon mo, comme 1849. Ilne de gouver-
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oint ‘comme réchauffé de elle-France,” toute leur vie sauvages, et pyageuses par se condames misères de ompagnaient
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sant
tie de la relation de sa vie de missionnaire écrite per lui-même (1).
(4 La Viz d'un Missionnaire Montagnais présentée
aux successeurs Montagnais, pour leur ins-
truction et pour leur grande consolation, par le P. François de CRePiEuUxz, Jésuite et serviteur inutile des Missions du Canada, depuis 1671 jusqu’à 1697, qui achève le 26e hivernement dans l’emploi de la mission de Tadoussac, et le 4e à la mission de Saint-François-Xavier à Chegoutimy, 21 avril 1697.
La vie d’un missionnaire Montagnais est un long et lent martyre. ÆEst un exercice presque continuel de patience et de mortification. Est une vie vraiment pénitente et humiliante surtout dans les cabanes, et dans les chemins avec les sauvages.
“ 19 La cabane est composée de perches et d’é-
M corces de bouleau, et entourée de branches de sapins,
qui couvrent la neige et la terre gelée.
‘29 Le missionnaire presque tout le jour est assis ou à genoux, exposé à une fumée continuelle pendant l'hiver.
& 391 Quelquefois il sue de jour, le plus souvent il à froid pendant la nuit. Il couche vestu sur la terre pelée, et quelquefois sur la neige couverte de quelques branches assez rudes.
“ 49 Il mange dans un ouragan (plat) assez rare-
à (1) De l’Abeille du Petit-Séminaire de Québec, 4 janvier 1849,
ment net on lavé, et le plus souvent essuyé avec une peau grasse ou léchée par les chiens. Il mange quand il y a de quoi manger et quand on lui en présente. Quelquefois la viande n’est que dèmi-cuite, quelquefois elle est fort dure, surtout la boucannée, séchée à la cheminée. Pour l'ordinaire, on ne fait qu’une fois chaudière, et au temps de l’abondance deux fois; mais il ne dure guère.
“ 59 Les souliers sauvages et la peau des chiens lui servent de serviettes, comme font les cheveux aux sauvages et aux sauvagesses.
‘“ 6© Sa boisson ordinaire est l’eau du ruisseau et de quelque mare, quelquefois de la neige fondue, ou du bouillon pur, ou avec de la neige dans un ouragan d'ordinaire assez gras. ù
&« 79 Souvent il brûle ses habits, ou sa couverte, ou ses bas pendant la nuit, surtout quand la cabane est petite et étroite. Il ne peut s’étendre, mais il se rétrécit, et il a la tête contre la neige couverte de sapins, qui refroidit bien le cerveau, et lui cause des maux de dents, etc.
“ 8© Il couche vestu, et ne demet sa soutane et ses bas que pour se défendre de la vermine, dont les sauvages sont toujours riches surtout les enfants.
& 99 Le plus souvent à son réveil il se trouve entourré de chiens: je me suis trouvé quelquefois parmi 6,8 et 10.
6 109 La fumée est quelquefois si violente qu’elle le fait pleurer, et quand ilse couche, il semble qu’on ait
LSouvent
jeté d peine [14 1 des Je ébloui uuelle brévia Cela e qui en 6 12 leurs c incomn les écr chaudie de Kaot couché n'a sou J'aibue [14 13:
l’eau de sale,
d’autres Peokoua plus sale
sable, 1
ongles tr 1eté de Ja ger dans bouillon «
avec une ige quand présente.
, quelque- , Séchee à qu’une fois
deux fois;
des chiens »s cheveux
ruisseau et fondue, où un ouragan
sa couverte, a cabane est ais il se réverte de sai cause des
A soutane et ine, dont les fants.
e trouve en-
à Peokouagamy(lac St. Jean); je n’ai pas vu de sauvages
souvent la viande était pleine de poil d’orignal ou de î
uefois parmi
hte qu’elle le
bte qu’on ait MShouillon de la même chaudière.
jeté du sel dans ses yeux ; et à son réveil il * bien de la peine à les ouvrir.
4119 A Ja nie des neiges, quand il marche sur des lacqs ou de longues rivières, il est tellement ébloui pendant quatre à cinq jours par l’eau contiuuelle qui lui tombe ü+s yeux, qu’il ne peut lire son bréviaire ; quelquefois 1l faut le mener par la main. Cela est arrivé au P. Silvy et au Père Dalmas et à moi qui en chemin ne voyais que le bout de mes raquettes. “« 12° Ilest souvent importuné de petits enfants, de leurs cris, de leurs pleurs, etc., et quelquefois il est incommodé de la puanteur de ceux et de celles qui ont les écrouelles, avec qui même il boit d’une même chaudière. J’ai passé plus de huit jours dans la cabane de Kaouïtaskaouat, mystassin le plus considérable, et couché auprès de son fils incommodé, dont la puanteur m’a souvent fait soulever le cœur de jour et de nuit ; a j'ai bu et mangé aussi dans sou ouragan.
“ 13° 1l est quelquefois réduit à ne boire que de l'eau de neige fondue qui sent la fumée et elle est très sale, L'espace de trois semaines je n’en ai pas bu d’autres, étant avec des étrangers, dans les terres de
} plus sales à manger, à boire et à coucher que ceux-là. |
sable. Une vieille prenait à pleine main avec les ongles très longs, la graisse dans la chaudière y ayant jeté de la neige : et puis elle nous la présentait à manger dans un ouragan très sale; et chacun buvait du
PR > Me
4 140 En été, dans les voyages sur terre dans le Saguenay et sur le grand fleuve, il boit assez souvent de l’eau bien sale, qu’on trouve dans quelques mares. Depuis trois jours que le vent nous arrête, nous n’en buvons pas d'autre. Quelquefois le vent l’oblige à se sauver dans des lieux où on n’en trouve pas du tout. Cela m’est arrivé plus d’une et trois fois ; j’ai même été . souvent obligé de boire dans des mares où je voy:.is des crapauds, etc.
4 15© Le plus souvent pendant l'hiver dans les chemins, quoique longs et difficiles, il ne trouve pas une goutte d’eau pour se désaltérer.
“ 16° Il endure beaucoup de froid et fumée, avant que la cabane soit achevée, pendant deux à trois heures que le temps est très rude l’hiver. Sa chemise qui est trempée de sueurs et ses bas mouillés le rendent comme morfondu avec la faim qu'il souffre, le plus souvent n'ayant mangé qu’un morceau de viande salée avant qu’on décabane.
4 17° La souffrance et la misère sont les apanages de ces tristes et pénibles missions, Faciat Deus ut iis diù immoretur et immoriatur servus inutilis missionum Franciscus, S. J. ”
Un tel genre de vie n’est-il pas un long martyre, uon moins fécond en fruits de salut ni moins méritoire aux yeux de Dieu que celui du sang versé ?
23.-—Le P. de Crépieul paraît avoir été le premier missionnaire résident au Saguenay. C’est le fondateur de la mission de Tadoussac. On ne peut guère tenir compte des voyages annuels que fesaient avant cette
époqu Tador mIsSIC miers Jean.
que le pour s et le I d’expl térent Saint-, Rejati N'ékou vésà I excess goutim Jean, SaUvag Ils d
10, Cett nom d Cetti en 167
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