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LA LIGNE DE MÉTABETCHOUANE

La distance entre la jonction de votre chemin avec le chemin de Q. . O. et O., près de Québec, et l'embouchure de la Métabetchovane, au lac Saint-Jean, sera de 141 milles.

Quant à la gradation, autant que nous avons pu l'établir au moyen d’un arpentage barométrique, elle sera aussi avantageuse.que sur la route de la Batiscan. Le sommet atteint est de 2,100 pieds au-dessus du niveau de la mer. La nature du sol, sauf en quelques endroits isolés, n’est pas propre à des établissements, et le bois de commerce y sst assez rare.

LIGNE DE LA BATISCAN (ARPENTAGES ? er 3.)

La distance, depuis la jonction du Q. M. O. et O., avec le chemin de fer du lac Saint-Jean, par ce tracé, sera de 175 milles, mais Ja ‘ingueur de ce chemin pourra être diminuée lors de la construction,

Le maximum de la gradation, dans la direction du nord, sera de 118 pieds par mille, et vers la sud, de 100 pieds par mille. Cette gradation ne s'étend que sur une faible distance ; elle peut être diminuée ; et la l.gne, en général, en ce qui se rapporte à la gradation, sera très-avantageuse.

A la hauteur des terres nous avons constaté une élévation de 1,500 pieds au-dessus du niveau de la mer. Le sol m'a paru de meilleure qualité que je ne le croyais. M. Garden m'a dit que sur les 75 milles qu'il a arpentés, à partir du lac Saint- Jean jusqu'au lac Edouard, la plus grande partie du terrain, quoi qu'il ne soit pas d'aussi bonne qualité que les terrains avoisinant le lac Saint-Jean, sont aussi propres à la colonisation que les terres actuellement occupées, o1 retenues à cette fin, au lac des Commissaires, à environ trente milles du lac Saint-Jean, Sur la nartie de la ligne que j'ai arpentée, disons entre Saint-Raymond et le lac Edouard, il y a une grande étendue de terrain propre à la colonisation. Dans la vallée de la Batiscan les terrains sont rétrécis et la nature du sol me parait trop légère pour se prêter à la culture du blé, mais très. propre aux pâturages, à la culture de l’avoine et des végétaux. Sur une élévation dominant la vallée de la rivière, on trouve des plateaux très-favorables à la culture, et aux alentours du lac Edouard et de la rivière à Pierre, il y a des terrains d'excellente qualité sur une grande étendue.

Le merisier blanc prédomine dans la vallée de la Batiscan ; plus au nord et au sud, on trouve le pin, l’épinette, le merisier et l’érable en quantité considérable,

En somme, je n’hésile pas à recommander l'adoption du tracé de la rivière Batiscan.

Le tracé de la Métabetchouane ne vaut davantage que par son raccourci de 30 milles ; mais, vu que les terrains d'exploitation profitable sont principalement situés au nord et à l'ouest du lac Saint-Jean, cet avantage est presque nul.

Quant à l'élévation, la ligne de la Batiscan est de 600 pieds au-dessous de l’autre, ce qui mérite une attention spéciale dans ce élimat ; et si le chemin de fer doit passer pat cette route, il

devra, en favorisant la colonisation des belles terres du Jac Saint-Jean, créer sur son parcours une série d'établissements depuis Saint-Raymond jusqu’au Lec, à part le grand trefic de bois de commerce qu'il commande.

D'après mes observations en général, je reconnais que les rapports de M. Dumais, A. T. C., relativement à l'exploration de ce district, sont exactes ; et je crois qu'au fur et à mesure que la colonisation fera des progrès dans ce territoire, de ncuvelles étendues de bonnes terres seront découvertes.

Votre tout dévoué,

(Signé,) JAMES CADMAN, Ingénieur-en-chef du Chemin Québec et du Lac Saint-Jean.

Le rapport de M. l'ingénieur Cadman était appuyé par l'opinion de M. Light, ingénieur-en-chef de la province, exprimée en ces termes :

Quésec, 4 juin, 1880.

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