‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 11 sur 101 · IL · texte numérisé non relu

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L' Anse à Peltier, dans laquelle se jette une rivière du même nom, vis-k-vis le cap à l'Ouest, offre un oon port aux navires océaniques.

L'Anse Sainte-Marguerite, sur larive nord dela rivière,

est un bon havre pour les goélettes et renferme une petite étendue de terre cultivable.

T’Anse Saint-Etienne, sur la rive sud, est à neuf milles de Tadoussac. A l'origine, quelques familles de pêcheurs seulement s'y étaient établies ; mais dès l’hiver de 1882-83, l’endroit prenait une importance considérable, La maison Price, frères et cie Y faisait construire vae vaste scierie qui ne débite pas moins de 9 à 10 millions de pieds de bois par année. En été, cet établissement donne de l’emploi à 250 hommes environ ; l'hiver, ou en compte de 500 à 600 qui font l’abattage du bois dans les forêts de pin et d’épinette. La population de l'A nse Saint-Etienne s'élève à près de 500 Îmes.

La baie Trinité est un bon havre pour les bâtiments de toute dimension. Elle est entourée d’une étroite bordure de terre arable. La marée y monte jusqu’à une hauteur de vingt et un pieds.

L’Anse Saint-Jean, sur le côté sud du Saguenay, est à vingt-deux milles de l'embouchure de cette rivière. Elle a environ trois milles de largeur sur deux de profondeur et offre un abri sûr contre tous les vents.

Elle donne son nom à la paroisse qui s’y est formée et

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qui compte plus de mille habitants établis sur les prairies

et les coteaux fertiles qui entourent l’anse, et le long

l’ H urihn ‘ r 1 ] x] , d’une petite rivière qui y prend son embouchure.

Pendant dix-huit ans la population de l’Anse Saint-

Jean est restée stationnaire ; mais, à partir de 1859, elle

a doublé rapidement en quatre années, de telle sorte qu’elle s'élevait à 327 Îmes en 1863. Toutes les familles

nouvelles qui allaient s’y établir venaient de la Malbaie

et des Eboulements.

Le Petit Saguenay n'était habité à cette époque que

par deux familles seulement.

Les bateaux à vapeur, qui font le service du Saguenay,

arrêtent à l’Anse Saint-Jean depuis que le gouvernement

fédéral y a fait construire un quai en 1879.

La baie IL: Ha! ou Grande - Baie, comme on l'appelle encore, a une importance et des dimensions qui ne permettent pas de la classer parmi les autres baies ou gers écarts, de petits renflements

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anses qui semblent de 16 au cours ordinaire de la riviere Saguenay. Ce n’est pas encore tant par ses dimensions que par la grandeur de son aspect et par le cadre qui l’entoure qu’elle frappe le regard du voyageur. Les Indiens l’ont appelée Ieskuewaska, etles Français Ha ! Ia !, sans doute pour exprimer

leur étonnement de ce que l'ayant prise pour une conti-

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