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ries nuation de la rivière Saguenay, ils y pénétrèrent et la ons trouvèrent sans issue. Située à plus de soixante milles de Tadoussuc, par le 48’ degré, 22’ de latitude nord, et int- le 70° degré, 11° de longitude ouest, elle à environ deux elle lieues de profondeur sur une licue de largeur. Cette baie, orte où la marée monte jusqu’à une hauteur de dix-sept pieds illes et où la profondeur d’eau varie constamment sur tout baie son parcours, étant de 95 brasses à son embouchure, de 138 À un endroit de la rive sud, et de 15 brasses seulement quelques pas plus loin, est un vaste port où le mouillage de est partout sûr et à l’abri de tous les vents pour les navires de toute grandeur.
RAY La Grande-Baic est entourée d’un cercle de prairies ment
qui en font le véritable commencement de la partie agricole du territoire du Saguenay. Aussi est-ce vers elle que se porta le premier effort, le premier mouvement de la colonisation, lorsque ce pays mystérieux, que la fable avait enveloppé jusque là de voiles impénétrables et auquel la légende prêtait les plus terribles aspects, vit enfin arriver sur son sol les pionniers précurseurs des importants et nombreux groupes de population quise sont formés depuis. % La baie Ha! ITa!, dit M. Bouchette, paraissait évidemment avoir été formée par la nature pour être le siége principal du commerce de toute cette partie du territoire du Saguenay : 1° A cause de la grande étendue de pays plat qui l’environne, qui s'étend d’un
côté jusqu'à Chicoutimi et, de l’autre, jusqu’au lac Kenogami.
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2 À cause du havre qu’elle offre aux vais-
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seaux de ligne de première classe, qui peuvent entrer directement dans la baie, avec presque le même vent qu’il leur faut pour monter le Saguenay, et mouiller dans la seconde baie qui paraît avoir été formée tout exprès pour
servir de darse.” RIVIERES
Plus de vingt-cinq rivières, dont douze navigables en canot, et deux ou trois dans des bâtiments de pete dimension, apportent leurs eaux à la rivière Saguenay. Le cours de celle-ci est constamment navigable depuis son embouchure jusqu’à la Pointe des Roches, située sur la rive nord, à douze milles en deça de Chicoutimi, et depuis la Poiate des Roches jusqu’à Terre-Rompue, dix-huit milles plus loin, lorsque la mer est haute.
C’est le long de ces rivières seulement que se trouvent les établissements des colons ou des pêcheurs, si l’on en excepte les deux paroisses de l’Anse Saint-Jean et de Sainte-Marguerite, parce que leurs rives seulement présentent des morceaux de terre arable échappés du chaos des montagnes. Il y a longtemps, bien longtemps, le cours de ces rivières, jusqu’au loin dans l'intérieur, était
flanqué d’épaisses forêts de pins que les feux ont fait
disparaître, sans qu’une nouvelle pousse les ait rempla-
cees depuis lors.
Les rivières qui se déchargent dansle Saguenay sont
en général de petite dimension. On peut citer néanmoins
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LE BASSIN DU LAC SAINT-JEAN î5
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trér la petite Saguenay, qui se prolonge dans l’intérieur jusque qu’il vers la Malbaie et qui était autrefois un excellent endroit us là de chasse pour les sauvages ; 14 rivière Saint-Jean qui pour tombe dans l’anse de ce nom, la rivière Eternité et la rivière À Mars ; celle-ci se décharge dans la baie Ta! Ha! : toutes ces rivières sont du côté sud on ouest du Sagnenay.
Fe 8h Sur la rive nor on remarquela Sainte-Maguerite,qui est petire le plus grand de tous les tributaires du Saguenay et dont enay. le cours suit une direction parallele À celui-ci. Ta comis son pagnie des Postes du Roi y avait autrefois une pêche où, sur la dans une boi.ne saison, on prenait jusq::'à cinq ou six cents lepuis saumons ; c'était aussi un des rnaïlleurs endroits de chakge x-huit
pour les Indiens. La navigation de la rivière Sainite- Marguerite est très rude et accessible seulement aux petits
uvert canots jusqu’à une distance de vingt à trente milles. Sa
a& > À ? Wa] à Ne à ’on én largeur est communément d’un acre et de près de deux et de
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à son embouchure. De chaque côté le sol était jadis
couvert de bois de différentes espèces, qui devenaient de
chaos plus en plus dures à mesure que lon remontait la rivière.
Si l’on en remot twit ainsi le cours Fespace d’une vingtai-
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bonne terre coupés par des chaînons de montagnes.
Aujourd’hui les bois ont à peu près disparu, et les Jopins
de terre arable sont livrés à la eylture.
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Pelletier, des Outardes, du Caribou, Shipshaw et Valin. ‘Cette dernière tombe dans le Saguenay à quatre lieues au-dessus de la baie Ha! Ha! ct communique dans
V'intérieur avec la rivière Betsiamis, qui se décharge dans 1e Saint-Laurent, à vingt lieues plus bas que Tadoussac.
Mentionnons enfin la rivière Chicoutimiou Shekutimisl, ce qui veut dire en indien ‘ plus loin elle est encore profonde”. Prenant sa source À la hauteur des terres, près du lac Jacques-Cartier, dans lecomté de Montmorency,
elle arrive À travers les montagnes jusqu’au lac Kenoga- | mi dans lequel elle se jette. Après avoir mêlé ses eaux à celles ce ce lac, elle en sort par son extrémité occidentale et comrt se précipiter dans la rivière Saguenay, après avoir été interrompue par plusieurs portages qui en rendent la navigarion impossible autrement qu'en canot,
Nous voici maintenant parvenus À un point où il est impossible de continuer l'exposé physique et géographique de la région du Saguenay sans initier le lecteur aux commencements et aux développements des principaux centres cle population de la. partie de cette région que nous avons décrite. L'histoire est tellement liée à Îa
géographie et contribue à la modifier, du moins dans ses}
ses aspects extérieurs, à un tel point que l’une ne peut plus être comprise sans le secours de l’autre ; voilà pour.
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quoi nous voulons, avant d'aborder la description géographique du bassin du lac Saint-Jean, compléter par des notions historiques celles que nous venons de faire du territoire compris entre ‘l'adoussac et la presqu'île de Chicoutirai, à la suite de laquelle commence, à proprement parler, le bassin du Lac. C'est ce qui va faire la matière des chapitres suivants,