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On lit dans le rapport sur les missions des cantons, publié en mars, 1863, que Tadoussac, % ce poste si ancien, a pris un peu d'importance par le commerce assez considérable de bois qui s’y fait ; mais la popalation résidente n'est que de quelques familles. Ce poste est visité par les Pères Oblats aui, dorénavant, résideront à leur mission de Betsiamis ; ils ont abandonné les Escoumins, qui sont devenus une paroisse régulière, pour s'occuper uniquement des missions.
“ Ce poste sera bientôt relié à un noyau considérable de population établie daus le canton Albert, mesuré par
ordre du gouvernement dans l’automne de 1861 ; le chemin de communication a été commencé du côté de Tadous-
sac dans le mois d’août, 1862.”
En 1864, un état préparé sur la mission de Tadousaa. y indiquait trente familles comme vivant de la culture, ct vingt autres comme dépendant des chantiers de M. Price. Outre ces trente cultivateurs plusieurs avaient pris des terres le long du chemin du canton Albert : une douzaine de cultivateurs y travaiilaient. % Toutes les familles,” écrivait à cotte époque M. Augustin Bernier, ‘ soupiraient depuis longtemps après une école ; elle est naintenant en opération, mais les livres et autres choses nécessaires
manquent le plus souvent.
‘6 On assure que ce lieu va devenir le rendez-vous d’un grand nombre d'étrangers, pour lesquels on veut préparer un bel hôtel. J'ai bien quelques craintes à ce sujet ; mais je m'efforcerai d'empêcher que le mauvais exemple de quelques-uns nuise aux fidèles qui me sont confiés.”
Depuis 1875 il existe à Tadoussac un établissement icthyogénique pour ia reproduction du saumon. On ya installé une vasteauge à incubation où des millions d'œuf: fécondés sont déposés tous les ans. Lesalevins, produits de ces oeufs, sont distribués dans les rivières du Saguenay.
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Un phare a été placé depuis sur l'Ile aux Alouettes, à l'embouchure du Saguenay. La hauteur de la tour est de 31 pieds, et elle est surmontée d’une lanterne de six pieds renfermant un appareil catoptrique à feu blane, fixe.
Il y aen outre deux phares d’alignement de Tadoussac, placés À six cents verges l'un de l’autre, immédiatement à l'entrée dela rivière. Ils ont, l'un, 28 pieds de hauteur, l'autre, 26, et contiennent également des appareils catoptriques à feux blancs, fixes.
Ces phares font éviter aux navires la batture Prince, le récif de la Barre et la batture aux Vaches.
Il y a quelques années, avant la grande crise commerciale dont les effets se sont fuit sentir longtemps, l'élégant et vaste hôtel, construit en 1867 pour les touristes ct les voyageurs, alors que Tadoussac avait acquis une vogue extraordinaire, se remplissait régulièrement, chaque saison d’été, d’américains ct d’américaines qui avaient fait de Tadoussac leur endroit de prédilection, et à qui le Saguenay doit lPépithète invariable &e far fumed qu’on lui accole dans tous les prospectus bien faits. Aujourd’hui le nombre en a diminué, mais toutefois pas autant que dans d’autres endroits jadis à la mode, et dont le prestige semble désormais pour toujours disparu. Les ‘ sportsmen ?? ont commencé à revenir et ils amènent avec eux leurs familles, qui restent à l'hôtel pendant qu'eux passent deux ou trois semaines dans les rivières du Saguenay, à faire la pêche au saumon et à la truite.
Le long du chemin qui conduit du quai où abordent les bateaux de la compagnie Samt-Faurent, jusqu'à l'hôtel qui est bâti sur un cap d’où la vue s'étend indéfniment au loin, en embrassant, de chaque côté du fleuve, un panoraria immense, il y a toute une succession d’élé- D gants cottages, accompagnés de jardinets gracieux et discrets, qui semblent comme autant de perles découvertes inopinément et arrachées aux entrailles de ce so! sablonneux, aride et rebelle, Ces cottages en général ne sont
loués et habités que durant l'été,
Tadoussac, c’'est-h-dire la paroisse proprement dite, renferme aujourd'hui une population agricole fixe de huit cents âmes, A part les eultivateurs de Pendroit, il y à
là, l'été, une population flottante de gens qui se mettent
au service des étrangers, les font promener en chaloupe
ou en canot, font la chasse au loup-marin et vivent ainsi
de mille petits expédients que la saison leur procure
pendant euviron deux mois.
Trois milles plus bas que Tadoussac, à un endroit
appelé Moulin Baude, la maison Price tient en activité
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une petite scierie qui donne de lemploi à 20 ou 25
hommes et qui fournit deux cargaisons de bois par année
aux navires d'outre-mer, Elle en tient encore une autre
aux petites Bergeronnes, dans le canton de ce nom qui
fait suite à celui de Tadoussac. A joutons, avant de finir
ee chapitre, que le bassin où l’on éiève aujourd’hui lefrai
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de saumon, à Tadoussac, est construit exactement à l'endroit où le fondateur de la maison Price, l'honorable William Price, construisit en 1838 le premier moulin à
scies, mû par la vapeur, qu’on eût encore vu au Saguenay,
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