‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 36 sur 101 · ETES · texte numérisé non relu

ETES

pâle, flottait à la surface de Peau. C’est le botaniste Michaud qui nous a révélé l'existence de cette plante dans son livre sur la flore de l'Amérique du nord. On ne la retrouve plus.

JIT

Le lac Kenogami a une largeur moyenne de trois quarts de mille etil recoit, du côté sud, les eaux de la rivière Upikoba ou des Ecorces, rivière qui n’est qu’une succession de rapides jusqu’à son embouchure. Ce lac est extrêmement poissonneux. Ainsi que nous lavons dit plus haut, ilest séparé du lae Kenogamichiche, ‘“ Petit Lac Long,” par le Beau-l’ortage, magnifique plateau de sable et d’alluvion quin'a guère plus d’un mille de longueur et qui justifie bien le nom qui lui a été donné. C'est là que les bois re*ommencent à couvrir le sol ; les saules et les sapins y sont en abondance ; on y remarque aussi le frêne et l’orme, ce dernier arbre atteignant parfois les dimensions du pin. Une succession de rochers polis apparaît de nouveau sous le regard, les ondulations du sol renaissent et des coteaux verdovants, couverts de splendi-

des moissons, étalent avec orgeuil leur chevelure d’épis. , le]

Partout la campagne est inon lée de riches produits où bien revêtue d’une flottante toison de feuillage, qu’épandent sur elle de vigoureux bouquets d’arbres aux nuances variées. L'aspect des champs charzés de leurs richesses

et des co'lines se mirant dans les eaux blanches du lac

Kenogamichivhe est enchanteur, par un jour de fin d'été, et unc alors que la moisson jaunissante à acquis toute sa vigueur dans ] et tout son éclat. Les montagnes et les maisons apparais- la Bel sent renversées dans les profondeurs du lac ; les coteaux | forment une lisière inégale, mais pleine d'harmonie ; la | terre soulevée, puis affaissée, apparaît en maint endroit sc : 4 sous forme de mamelons, de monticules, ou de gorges is finement découpées qui renferment les trésors du colon : enfin, toute cctte campagne à dans son ensemble une longue A 0pposé

grâce aisée,unc harmonie délicate et douce qui charment

\ a i : trs : à se fre Vesprit d'autant plus qu'il s'était depuis quelque temps :

les une

déshabitué des spectacles aimables d’une nature pitto-

passé I

resque.

de pell

Une étroite langue de terre, couronnée d’un dôme de disparu

feuillage, sépare le lac Kenogamichiche du lae ‘“ Vert,” dont les

en indien Zashukikéomi, “ Lace Limpide,” nom qui lui main di

Là , : L LA Al Q a été donné à cause de la transparence de ses eaux qui

À ul des Aul

d'une vi

permet de voir le fond du lac à une profondeur de plu-

sieurs brasses ; ce fond est d'argile, et l’eau a une teinte

verte qui a fait donner au lac le nom français qu’il porte

dans la |

aujourd’hui.

l'ITéber Le lac Vert a environ une demi-lieue de long et une aujourd”

largeur de sept à huit cents pieds. Sur le côté nord s’élè- tie des e

vent de hautes montagnes qui ne laissent entre le lac et

La co

leur base qu’une lisière très étroite de terre cultivable,

histoire «

boisée d’épinette, de sapins et de bouleaux.

entre aut

M. l'abbd

Le Lac Kenogamichiche a près de six milles de longueur

Ct6, eur ais-

aux

ment QUE itto-

ne de 'ert,”?

ù lui x qui e pluteinte porte

t une s’élelac et

vable,

œucur

et une largeur d'environ un quart demille. Ilse décharge dans la rivière des Aulnaies qui, elle-même, tombe dans la Belle-Rivière.

La rivière des Aulnaies, qui tire son nom de son passage à travers un fouillis d’aulnes, (en indien, Petsikauananish) est un cours d’eau étroit, lent et tortueux. Jusqu'en 1850, ses rives étaient restées masquées par de longues aulnes qui, en se réunissant des deux côtés opposés, obstruaient tellement la rivière qu’on avait peine à se frayer un passage à travers les branches entrelacées les unes dans les autres. C’était là cependant qu’avaient passé pendant plus d’un siècle les canots des marchands de pelleteries. Depuis lors les aulnes ont à peu près disparu, et la rivière serpente au milieu d’un étroit vallon dont les seuls arbres sont de gros ormes épargnés par la main du défricheur.

À un demi-mille du lac Kenogamichiche, la rivière des Aulnes tombe perpendiculairement d'un petit rocher d'une vingtaine de pieds de hauteur, pour faire son entrée dans la Belle-Rivière- C’est 1à que se trouve le village l'ITébertville, centre d’une vaste paroïsse qui compte aujourd'hui 3,000 Âmes, et qui embrasse une grande partie des cantons Caron, Mésy, Labarre et Signaï.

La colonisation de la paroisse d’Hébertville à son histoire consignée dans les mémoires et les écrits du temps, entre autres dans les brochures que fit paraître en 1851

ML l'abbé Pilote. Nous allonsen donner un’‘aperçu rapide

dansle chapitre suivant,tout en faisant remarquer au lecteur que nous dépassons ici les limites du haut Saguenay, et que nous somines en plein dans la vallée du lac Saiat-Jean proprement dite, depuis que nous avons quitté le lac Kenogami ; mais la commodité et l’ordre de la matière nous obli. gent deplacericil’historique du premier essai de colonisation fait au Lac Saint-Jean, avant d'aborder la description géographique du lac lui-même et de la vallée qu’il arrose,

mme

ES

| pe Chicout importa au Jac $ terres ns du eantc Sable,

déserte €

[eur que Jean eNOoblivtion tion

‘rose,

7 (Le

Page 1