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actionnaire n'en pouvait avoir plus de trois. Chaque part représentait un lot de cent acres. Les parts se payaient en dix versements sucecssifs de cinq dollars chacun, tous les six mois. L'association acceptait le travail des actionnai.
respauvres, en paiement de leurs parts.
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Au bout de cinq ans l'association devait être dissoute et les lotstirés au sort. Chaque part-prenant devenait alors possesseur d’un lot de cent acres, plus où moins défrichés, avec une petite maison, si les moyens de l’assocation le permettaient. Celle-ci pouvait cependant réserver la récolte de la sixième année pour achever les travaux ; de même, elle pouvait abandonner au gouvernement chaque lot endetté de douze dollars,afin d’acquitter
Pachat du fonds.
L'association se proposait d'ouvrir un nouveau débouché à la colonisation en offrant au surplus de la population des deux grands comtés de l'Islet et de Kamouraska des établissements avantageux et accessibles principalement aux personnes de la classe agricole, qui ne pouvaient acheter de terres à un haut prix. On donna la préférence au Saguenay : 1. parce que les terres s’y vendaient vingt centins, au lieu de quarante centins l’acre, comme sur le côté sud du fleuve ; 2. parce qu’elles étaient de beaucoup supérieures aux terres situées en arrière des deux comtés susmentionnés ; 3. parce que, depuis le commencement de la colonisation du Saguenay, une partie de l’émigration des paroisses du sud s’y était portée d’elle-même.
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Ces raisons, corroborées par de nombreux rapports dignes de foi sur la grande fertilité du sol et la douceur comparative du climat du Lac Saint-Jean, décidèrent l'association à faire explorer au printemps les environs de ce lac, et elle choisit pour cette mission MM. Hébert, euré de Saint-Paschal, Cyrille Roy et George Lévêqne, de la Rivière-Ouelle, Louis Toussaint Pelletier, de Saint-
Roch, P. Dumas, de Saint-Jean, et Call. Gagné, de l'Islet. * x *
Cependant le bureau d'administration n'avait pas attendu le résultat de l'exploration projetée pour s'assurer auprès du gouvernement de la possibilité d'avoir des terres au Lac Saint-Jean. Ces terres étaient alors en grande demande. Tout le monde parlait du Saguenay ; il eût peut-être été imprudent d'attendre la fin dePhiver. M. Hébert fut donc chargé de s2 rendre à Montréal, où siégeait alors le gouvernement, pour solicit r des eoncessions de terre. Il v fut très-bien accueilli et obtint à peu près tout ee qu’il désirait, Une disposition ministérielle, en date du 14 février, 1849, lui accorda le canton Labarre et un autre canton, dans le bassin du lac Saint-Jean, à la condition habituelle d'ouvrir des chemins. Les terres n'étaient cédées au prix de vingt centins l'acre que jusqu'au 31 décembre suivant : cette date passée, le prix devait être
de quarante centins : mais cette dernière condition ne fut
Janais exigée, et le prix des terres du Lac Saint-Jean n'en
a pas moins continué jusqu'à présent d'être de vingt
centins l’acre.
Le gouvernement était d'avis que des conditions aussi libérales répondraient largement à toutes les exigences de la colonisation et retiendraient dans la province le surplus de la population des anciennes paroisses. Il pensait que les colons du Saguenay trouveraient, après le 1er janvier, 1850, dans différentes directions, des établissements plus ou moins avancés, et, qu'insi, ils seraient délivrés des misères sans nombre attachées aux débuts de toute colonisation en Cuaada. Mais ces prévisions ne devaient pas Ôtre de si tôt justifiées.
De bonne heure, au printemps, les explorateurs firent leurs préparatifs. Arrivés à Chicoutimi le 16° juin, ils s’acheminaient dès le lendemain, munis de bons guides, vers le lac Saint-Jean, en explorant soigneusement le pays, après s'être divisés sn plusieurs bandes qui se réunissaient ensuite À des endroits convenus. Ils purent examiner de cette façon une bonne partie des terres de Labarre, de Caron et de Métabetchouane, et le 9, Ils étaient de retour
à Chicoutimi “ contents et satisfaits, ?” suivant Les expressions de leur rapport, convaincus qu'entre les cantons Labarre et Métabetehouane s’étendait un terrain de qualité
supérieure, pouvant recevoir au delà de trois mille colons,
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