IGNORANCE — PREJUGES — DEFIANCES
Qui ne se rappelle l'explosion d'inerédulité et de pli.
santeries qui accueillit, n'y a guère plus de vingt ans,
la première mention d'une voie ferrée au nord de Québec,
da ; | | | dans la direction de cette contrée encore fabuleuse qu'on appelait mystérieuscment la vallée du lae Saint-Jean ? Comment ! s'écriait on, vous voulez faire un chemin de fer à travers les Laurentides, vers une région qu'on ne | L A A . . : C connaît même pas et qui, du reste, est inabordable ! Un : Re À 7 ë chemin de fer de ce côté ! Mius pour qui, pour quoi ? On | Ke it n'en à pas seulement un sur la rive nord entre Québec ct ] , n . A . 0" Montréal! Surla rive sud même, qui est beaucoup plus ; ; . . de accessible cependant et plus peuplée que la rive oppoxée. dr à AE ve ; : fl les trains cireulent si difficilement l'hiver qu'on n'ose 0] \ . A CX pas s'y aventurer à la moindre menace de tempète de | , à À av neige, et vous voulez construire un chemin de fer en blem , \ | k pa septentrion, dans un pays où les caribous, ses hôtes mêmes, ses familiers, ont peine à courir, où les
orignaux, les trois quarts du temps empêtrés dans
la neige, ne peuvent pas faire cent pas sans perdre
haleine, où les pêcheurs à la truite, pourtant les plus
hardis des homimes, n'osent pas se risquer à une dis
tance moins que respectueuse du dernier village connu,
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oh ! oh ! voilà qui ne séduira personne, et nousavons assez de frimas à combattre seulement pour atteindre les centres les plus populeux du pays, sans vouloir en plus perce
forêts et montagnes pour arriver au pav< des banquises !