DEFENSEURS DE LA COMPAGNIE DANS L’ASSEMBLEE LEGISLATIVE
La situation était délicate. Il s'agissait pour la Compagnie du Lac Saint-Jean de faire régulariser le fait accompli et modifier sa charte de façon à ce qu’elle pût continu2r à suivre le nouveau tracé jusqu’au parachèvement de la ligne. M. Elysée Beaudet, le représentant du Saguenay ct l’un des directeurs de la Compagnie, se leva alors en Chambre et présenta un projet de loi visant particulièrement à faire reconnaître qu'une extension des pouvoirs de la Compagnie était devenue aussi nécessaire qu'une modification à sa charte, qu’elle devait être autorisée à adopter le tracé qu’elle trouverait être le plus avantageux pour le public, et que le délai pour compléter sa ligne jusqu'au lac Saint-Jean devait être prolongé jusqu’au 81 décembre 1885, l'obligation pour elle de conduire ses trains jusqu’à lextrémité de l’île du lac Edouard, le 81 décembre 1882, étant stipulée formellement par la Chambre.
L’honorable M. David Ross et M. Shehyn, député de Québec-Est, sc firent les avocats chaleureux du projet de loi de M. Beaudet :
Le meilleur moyen, dit le premier, de rayatrier les Cana liens émigrés aux Etats-Unis et d’empéeher les autres de nous quitter
donner à
avait été
rnement.
MBLEE
r la Comer le fait ruelle pût arachèvesentant du ie, se leva loi visant ension des nécessaire evait tre tre le plus + compléter prolongé ur elle de ’île du lac e formelle-
député de
projet de
s Cana liens
ous quitter
LE BASSIN DU LAC SAINT-JEAN 315 est d'ouvrir des cantons nouveaux et d'accorder aux colons tous les avantages possibles.
Je considère la construction du chemin de fer du Lac Saint- Jean comme une entr'yrise nationale et je trouve singul'er, pour ne pas dire plus, que le député d: Rouville fasse une pareille opposition à un projet qui mérite à tous cgards l’encouragement du gouvernement, des municipalités ct du publie. Je puis prouver que la charte de la Compagnie n’est pas périmée. Le député de Rouville n’a aucune compétence pour juger des plans de la Compagnie ; il a fait un chemin de fer sur le parier ct qui n'ira probablement jamais plus loin que le parier. Nous avons changé, il st vrai, quelque peu letracé primitif de notre ligne, mais je demande si nous n'avions pas le droit de faire certains amendements à notre charte, dès lors que ces amendements ne tendaient qu'au succès de l’entreprise. On dit que nous voulons faire concurrence au chemin de fer du Nord, un chemin que nous avons cherché, par tous les moyens possibles, à faire construire, depuis plus devingt-cinq ans ! Aïlons donc ! cette suprosition est des plus ridicules et je n’v attache aucune importance.
Comment, s’écria à son tour M. Shehyn, peut-on accuser de n'être pas séricuse cet ée n'avoir en vue que la spéculation une compagnie dont les directeurs ont des iitérits dans toutes les gandes entreprises commerciales et industrielles, et qui auraient horreur de prèter leur nom à tout jrojet de nature à tromper le publie ?..... La question est desavoir si la charte de la Compagnie est ou n’est pas périmée. Je ne discuterai pas le point de vue légal, il n’est pas de ma compétence : mais je présenterai des faits qui sont décisifs. D’après sa quatrième charte, la Compagnie devait commencer ses travaux cntre Gosford ec Saint-Rarmond avant le mois de mai 1878. S'est-elle conformée à cette obligation ? D'un côté, nous avons le député de Rouvitie qui se prononce négativement, sans avoir aucune compétence en Ja matière ;
ape Rreene-