COMMENT L'ENTREPRISE FUT CONDUITE
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ÉnSiRIenent, dans ce pays-ci, quand on construit un peus embranchement de dix à douze milles de longueur il se fait un tapage nfernal, Toute la on ttion c { assaillie hla fois et l’on met le couteau sur la gorge : chacun des ministres. Les directeurs de la Cobol Fe À . , . se Lac Saint-Jean procédaient, eux, comme entourés d’une ju de mystère. On eût dit des conspirateurs. Ils ne donnaient signe de vie que de loin en loi avait franchi une on nouvelle, et a . we .
| s ‘8 Ctapes n'étaient jamais moins de vingt-cinq à trente milles. Ils connais saient l'espèce humaine ; ils savaient qu’il faut sen encore bien plus se dissimuler pour faire le bien que pour as le mal. Les hommes ne pardonnent pas en effet qu’on leur fasse du bien dont ils ont commencé par médire et, comme on la vu, la médisance et les fausses non avaient été distribuées à torrents par ce bon public que | La :
nl d’un chemin de fer malgré lui et presque à son
su.
On peut dire que la construction du chemin de fer n 4 € Ü $ 1 1 ti de Québec au lac Saint-Jean a été une merveille de ne a 7 i He è 1 i 181 persévérance, de ténacité et de prévision. Les promoteurs CUS
de l’entreprise avaient vu clairement au fond des choses
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et devant eux, et pendant que tout le monde, où à peu près, les accusait de vouloir uniquement atteindre, pour les exploiter, les riches forêts qui enveloppent chaque versant des Laurentides, eux, tranquillement, sourds aux commérages, avançaient toujours en tournant les montagnes, traversaient bientôt la chaîne entière, cette chaîne tumultueuse dont on peut contempler de la capitale l'énorme marée de monts et de caps s'échafauder et s’exhausser indéfiniment vers l'horizon lointain. Bientôt même, et pour ainsi dire silencieusement, ilsavaient laissé loin, bien loin derrière eux, les derniers contreforts de la chaîne, et toujours comme en se glissant, ils avaient atteint le lac
| Edouard, plus d'à moitié chemin entre Québec et le lac | fameux qui, jusqu'alors, n'avait été qu'une légende. Un an plus tard, la légende ?” elle-même était atteinte, ct
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les rives silencieuses, les rives encore si sauvages, si
désertes du lac Saint-Jean entendaient le cri triomphant
de la locomotive.
Et maintenant, cette locomotive avec les wagons qu'elle
traîne À sa suite, comme des captifs encheînés les uns aux
autres, fait retentir ses bruyants appels jusqu’au port de
Chicoutimi, à soixante milles à l’est du lac Saint-Jean, en
attendant qu'elle les fasse entendre du côté ouest, jusqu'à
la rivière Mistassini, et plus tard à la Péribonca, embrassant
ainsi, dans un vaste cireuit, toute la région du nord qui
s'étend jusqu'à cent cinquante milles en arritre des
Laurentides.
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