TRAVAUX SUR LA LIGNE
Or, ce tra il s’accomplit avec toute la célérité et la vigueur qu'ilest possible d'y mettre. Depuis la “Jonction de Saint-Tite ”, près des Grandes-Piles, où aboutit le chemin de fer des Basses-Laurentides, jusqu'à Saint-Jérôme, le grand chef-lieu dela région septentrionale en arrière de Montréal, il y a une distance de 92 milles, Là-dessus, 28 milles sont actuellement construits et en pleine activité, de St-Jérôme à St-Liguori, dans le comté de Montcalm, en sorte qu'il ne reste plus que 64 milles à faire pour réunir St-Jérôme au St-Maurice. A cette extrémité-ci de la ligne les travaux ont été poussés vigoureusement ; lorsque la ligne sera construite jusqu'à St-Jérôme, elle s’y raccordera avec le ‘ Pacifique Canadien ?” qui la mettra en communicatioà directe avec Montréal et tout le continent américain. Restera alors À construire la section
de St-Jérdme à Grenville, qui n’a que 35 milles de
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LE J'ASSIN DU LAC SAINT-JIAN 373
longueur, plus un pont sur l'Outaouais pour donner la main au “ Canada Atlantic” dont la ligne est en pleine activité depuis ITawkesbury jusqu'à Arnprior, sur la voie du Parry Sound.
Entre Arnprior et Parry Sound, le ‘ Canada Atlantic” traverse 150 milles de la partie la plus richement boisée et, jusqu’à présent, la moins exploitée de toute la province d'Ontario,
Entre Hawkesbury et Ottawa, la distance est de 84 milles. Entre Ottawa et Parry Sound, elle est de 240 milles, mais il ne reste plus que 150 milles de voie À construire, et les travaux avançent avec une rapidité telle qu’on espère les voir terminés dès l’automne prochain, en sorte qu'il n’y aura plus environ qu’une centaine de milles de notre “ Grand-Nord ” À compléter pour que la voie ferrée, la plus importante peut-être et la plus féconde en résultats pour notre province, soit ouverte d’un bout à l’autre, de Québec à la baie Georgienne.
x * RESULTATS On verra aussitôt, dès que cette ligne aura entamé les
vastes forêts de l’intérieur, on verra les marchands de
bois qui ont d'importantes concessions à faire valoir,
installer leurs scieries à proximité de la ligne, afin de les
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faire fonctionner toute l’année durant et d'en finir avec les longs, difficiles et coûteux transports sur les traîneaux, l'hiver, en plein cœur des forêts où les hommes des chantiers sont obligés de se frayer des chemins eux-mêmes, Les minéraux et d’autres produits, capital aujourd’hui immobilisé dans les entrailles du sol, en sortiront pour grossir la richesse nationale, et comme la ligne aura son terminus à Québec, il faudra bien qu’elle contribue à hâter la construction d’un pont sur le Saint-Laurent, en face de la ville, si elle veut écouler directement son fret à Halifax par le chemin de fer Intercolonial ”, où dans les Etats de la Nouvelle. Angleterre, par le “ Québec-Central ” et les embranchements qui sy rattacheront dans un avenir prochain.
Comme l'a fait le “ Grand-Tronc ” pour tout le sud de la province, depuis le fleuve jusqu’à la ligne frontière, le ‘ Grand-Nord ” fera éclore à la vie un immense territoire encore inculte, il peuplera de villages et de villes une étendue déserte et l’on verra surgir, avec la rapidité de créations américaines, des centres de population et de commerce dont on peut voir déjà se dessiner la vague charpente au Témiscamingue,à Maniwakiï,au Nominingue: sur la Rouge, sur la Matawin et sur le Saint-Maurice. Mais la considération qui domine toutes les autres,au point de vue du trafic intercolonial, c’est que la ligne du ‘ Parry Sound et Grand-Nord ” raccourcit énormément les distances ; elle mettra Québec à 1135 milles seulement de Duluth, c’est-à-dire, à trois cents milles plus près que
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pour le trafic des lacs. Enfin, et pour tout dire, par la ligne du % Parry Sound ct Grand-Nord ”, la distance
entre les cinq grands lacs de l'Amérique et le premier
port de mer de la Grande-Bretagne sera diminuée de 800
milles, et le commerce intercontinental augmenté dans des
proportions équivalentes, ce qui pourra le doubler ou le ! | tripler peut-être,
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