‹ Le Saguenay et le bassin du Lac Saint-Jean [microforme]Chapitre 89 sur 101 · TERRITOIRE QU'ELLE TRAVERSE · texte numérisé non relu

TERRITOIRE QU'ELLE TRAVERSE

L’étendue de terre arable ou exploitable par l’industrie du bois ou des mines, que la nouvelle voie ferrée devra

ouvrir à la culture et au commerce, ne saurait être

calculée, même approximativement aujourd’hui, faute de

connaissances suffisantes sur ces parties lointaines de la

province où les marchands de bois seuls avaient eu jusqu’à

présent intérêt à pénétrer ; mais nous en savons assez

néanmoins, par les rapports de quelques explorateurs et

able, au mencé à sections, ndant Île au grand bitude au rent. Ce jourd’hui s tous les t+-Maurice n commuaurent au ront à leur olonisation

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par les progrès de la colonisation, durant la dernière décade, pour pouvoir affirmer que cette étendue renferme plusieurs millions d’acres de terre colonisable et exploitable, et peut nourrir un nombre d’Âmes égal À celui qui peuple aujourd’hui la province tout entière. Nous savons que les forêts y sont les plus belles et les plus riches du pays, que les lacs et les rivières ÿ abondent, ct avec celles-ci les pouvoirs hydrauliques ; nous savons que les chutes de Sainte-Ursule, sur la rivière Maskinongé, peuvent, à elles seules, actionner une cinquantaine de manufactures ; nous savons que toute cette contrée, une fois les Lauren. tides franchies, et cela est vite fait, ne contient plus de montagnes et n'offre plus qu’une succession de collines et de plateaux, de vallées et de coteaux arrondis et luxueusement boisés où la culture se fera sans effort, à cause même de la forme et de la nature du terrain qui se compose pour la plus grande partie de marne, mélange d'argile et de pierre calcaire, remarquablement propre À la culture de toutes les céréales, du foin et des légumes également ; nous savons qu'entre la rivière Maskinongé et la rivière Rouge, près de laquelle viendra aboutir le & Grand-Nord ”, à Grenville, il y a place pour une cinquantaine de paroisses florissantes le long üe la voie ferrée, sans compter toutes celles qui se fonderont encore plus au nord où des embranchements divers iront les rejoindre. Nous savons enfin que le climat de la plus grande partie de cette région est des plus modérés et des plus salubres. Tes Laurentides 1 protégent contre la

crudité et la violence des vents du nord-est qui, arrivant en tempête du golfe Saint-Laurent, désolent et glacent les vieilles paroisses du littoral ; nous savons tout cela et que faut-il de plus? Rien, Rien, si ce n’est de nous mettre résolument à l'œuvre et de seconder par tous les moyens possibles les efforts et le travail de la compagnie du # Grand-Nord.”

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