COMMERCE
Les Beiii Mzab.
Les Chamba de Metlili.
Quelques Touareg y apportent, de loin en loin, des dents d’élépliant, de la poudre d’or et des nègres.
Quelques rares individus de R'edamês y apportent un peu de poudre d’or, de l’or fondu en torsades et des esclaves.
Ces tribus s’approvisionnent à Ouargla de tout ce qui leur est nécessaire, car c’est là un des entrepôts du désert, autrefois alimenté par des provenances que les marchands allaient chercher à Tunis en passant par Souf et par Tougourt. Le voyage était de vingt jours ; iis en rapportaient :
Des épiceries de toute espèce.
Des essences.
Des armes.
Des indiennes, des cotonnades.
Des chachïa.
Des bernous communs.
Des draps.
Des habits confectionnés.
Des turbans.
Des chaussures d’homme et de femme.
De la quincaillerie.
Des bijoux de femme, bracelets, pendants d’oreilles.
Des coquillages pour faire des ornements de femme et d’enfant.
D ALGER A OUARGLA
Des pelles, des pioches, des clous, des marteaux, des fers de chevaux, etc.
Des mulets et des ânes, car on n’en élève pas dans le pays.
Beaucoup de poudre qui vient de Gourara , et qui ne se vend que deux boudjous les cinq livres de quatorze onces.
Du plomb de Tunis, de Tougourt et des Béni Mezab.
Les petits marchands d’Ouargla garnissent leurs boutiques à T arrivée des marchands voyageurs, et vendent, toute Tannée, aux Arabes nomades. C’est surtout à l’époque de la récolte des dattes qu’il y a recrudescence de commerce.
La ville renferme quelques échoppes de forgerons , d’armuriers , cordonniers, menuisiers , tailleurs , enfin d’artisans indispensables à tout centre de population. L’orfèvrerie y est faile par des juifs voyageurs qui y viennent passer quelques mois et se sauvent quand vient la saison des fièvres.
Notre monnaie est tenue en grande estime à Ouargla, et non-seulement elle y a cours comme le douro d’Espagne , mais on la fond pour faire des bijoux.
Tous les renseignements que nous venons de donner sur cette ville curieuse, nous les devons à un chef meme de la djema’ , nommé Cheikh el H'adj el Ma’ïza, du quartier des Béni Ouâkin.
a Mes compatriotes, nous a-t-il dit, m’ont envoyé « pour étudier votre pays; caron vante beaucoup au