BOUTE DE L’EST
lienrs.
9“ jour, de Bou Sa’da à Msila . 13
A trois lieues de Bou Sa’da on traverse le petit marais appelé Sebkha Mta’ Baniou; pendant l’hiver, il est rempli d’eau et rend la route impraticable. - — Pays de sable.
MSILA.
MSILA.
Petite ville de deux à trois cents maisons, partagée en deux par l’Oued Msila. Elle se compose des quartiers suivants :
A l’est de la rivière :
El Djafra.
Ouled Terk.
Chetaoua.
H'all Msila.
A l’ouest
El H'aouch.
H'all Msila.
Ces six quartiers sont coupés de jardins plantés d’arbres fruitiers et semés de légumes. 11 n’y a que peu de dattiers.
L’Oued Msila descend des montagnes des Ouen-nour'a, sous le nom d’Oued Ksab ; elle prend un peu plus loin celui d’Oued el Benïa ; plus loin encore elle prend le nom de El Khemiça, et enfin celui de Msila à hauteur de la ville. Elle va se perdre à une lieue, au sud, dans le Sebklia el H'adna. Le Sebkha el H'adna , dont nous avons déjà parlé , est un vaste marais salé qui s’étend de l’est à l’ouest , sur une longueur de douze ou treize lieues, et qui peut avoir de trois à quatre lieues de largeur. Les chaleurs de l’été laissent sur ses bords
D’ALGER A TOUGOURT
desséchés une grande quantité de sel que les Arabes recueillent , vendent ou échangent.
Les marchés de Msila sont sans importance : Bou Sa’da absorbe tout le commerce.
Quelques familles juives, au nombre de sept ou huit tout au plus, exercent à Msila leur industrie habituelle d’orfévres, teinturiers, cardeurs de laine, etc. Toutes leurs teintures sont faites avec du bleu de Prusse qu’ils tirent de Constantine ou d’Alger.
Les fractions suivantes des Ouled Mad'i déposent à Msila leurs grains et leurs marchandises :
Ouled A’bd el H'ak'.
Ouled Matoug.
Ouled D'eïm.
Ouled Sd'ira.
Cette ville est encore l’entrepôt des deux tribus :
El Metarfa.
El Souama.
lieues.
10* jour, on va coucher, en prenant toujours la direction
est, à une fontaine appelée A’ïn Kelba . 12
A l’est d’ A’ïn Kelba coule l’Oued Barika , qui descend des montagnes des Ouennour'a , et va se jeter dans le Sebkha el H'adna.
11e . . .on remonte un peu au sud jusqu’à Mdoukal; à trois lieues de A’ïn Kelba, on traverse le lac El H'adna, à un gué connu des indigènes; trois lieues avant d’arriver à Mdoukal , on trouve des sources appelées Fek'arin. Cette étape est de. . 12
MDOUKAL.
MDOUKAL.
C’est un petit village de cent à cent cinquante maisons bâties en pisé. Il est situé à l’extrémité du lac Hfadna, et arrosé par une source qui descend d’un pic isolé situé à l’est de la ville. Les gens du pays s’appellent Rebot, ceux du village même H'all Mdoukal. Leur commerce est presque nul ; ils s’approvisionnent des choses indispensables â Bou Sa’da ou à Biskra. Leurs jardins sont plantés d’arbres fruitiers et de dattiers ; mais, comme dans toute cette zone, les dattes y mûrissent mal. La grande tribu des Ouled Deradj dépose ses grains à Mdoukal.
A huit ou dix lieues de ce village, dans la direction de Constantine, on trouve, sur l’Oued Barika, des ruines romaines appelées T'obna.
lieues.
12e jour, de Mdoukal la route appuie légèrement au sud-
est jusqu’à El Out'àïa . 12
Deux lieues avant El Out'aïa, on traverse un petit col formé par la chaîne de montagnes qui sert deceinture ouest à l’Oued el Kantara.
13e ... de El Out'aïa à Biskra . 31
Total . 43
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2e ROUTE DE BOU SA’DA A BISKRA.