‹ Le Sahara algérienChapitre 40 sur 92 · TEBESSA · texte numérisé non relu

TEBESSA

« les Romains ont apprécié la valeur de cette portion k de leur conquête, et que là où se trouve aujourd’hui u une population de 12 à 15,000 âmes, ils ont eu de « 30 à 40,000 habitants.

« La forteresse romaine de Tlievesta est encore de- « bout; sa forme est rectangulaire , et ses quatre faces « sont à peu près égales. Le développement total de la « muraille est de 1370 mètres; les murs sont bâtis en rc belles pierres de taille. En saillie , sur le mur d’encc ceinte , sont construites quatorze tours carrées , dont « quatre aux angles du rectangle; les dix autres sont (( espacées irrégulièrement sur le reste de la fortifica- « tion. — -La hauteur de la muraille varie de 5 à 1 0 mè- « très, et l’épaisseur de 2 mètres à 2 mètres 50.

(( Il y a deux portes que les Arabes appellent Bab el « Djedid et Bab el Kedim. - — La première donne accès « dans la ville par l’intervalle qui sépare deux des tours « du front est; la seconde est ouverte dans un arc de « triomphe qui date des beaux temps de la domination a romaine. Ce monument existe presque entier. L’arc (( est d’ordre corinthien , tous les détails et les orne- « ments d’architecture sont d’une pureté et d’une déliée catesse remarquables.

« Dans l’intérieur de la ville, et près de la porte El ce Kedim, on trouve un petit temple conservé tout en- « tier , qui rappelle la maison carrée de Nismes. — Les « Arabes en ont fait une savonnerie.

« Vers le sud-est de la ville , à 200 mètres environ (( de la porte El Djedid , on voit un grand cirque de

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« forme elliptique, qui pouvait contenir 6,000 specta- « teurs.

u Un aqueduc qui existe encore alimentait la ville « romaine ; il a 700 mètres de développement.

«Al ,200 mètres au nord de Tebessa se trouvent « d’immenses ruines, qui paraissent être celles d’un (( temple de la justice.

(( Les principaux d’entre les Arabes de Tebessa ont u la démarche, les formes et la mise des habitants des u villes d’Afrique; mais la masse de la population porte u sur elle le cachet de la misère. — On fait à Tebessa « quelque commerce en chaussure, tabacs, haïes, « dattes, tapis, quincaillerie, etc. La première . reste source des habitants consiste dans leurs grains et « dans les fruits de leurs jardins ; mais ils ne cultivent de a la plaine que la partie la plus rapprochée de la ville , « dans la crainte d’être pillés par les montagnards. »

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