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DISTRICT DE SOUF

Le nom de Souf n’est point particulier à une ville; il représente l’idée multiple d’un district, appelé par les Arabes Oued Souf, et formé par les sept villages suivants :

El Oued,

El Kouïnin , Tar'zout ,

El Guemar, El Beh'ima , Débita ,

Ez Zeguem ,

de 400 maisons à peu près, de 150 de 150

de 200 —

de 60 —

de 100 —

de 150 —

En dehors de ces villages principaux, tous fort mal bâtis du reste et sans murs d’enceinte, sont groupés des gourbis où les étrangers voyageurs trouvent un abri , et où les plus pauvres familles logent pêle-mêle avec les bêtes de somme. Tout cet ensemble misérable occupe un terrain aride, sablonneux, mais planté de trèsnombreux dattiers, coupé de jardins où l’on cultive des concombres , des pastèques , des melons , des oignons, etc., et surtout du tabac. Il n’v a point d’arbres fruitiers dans ce district.

Les plantations sont arrosées par l’eau de quelques puits, d’où, après l’avoir extraite à bras dans des seaux de cuir, on la déverse dans des rigoles.

Les villages du district de Souf sont gouvernés chacun par une djema’ (assemblée des notables), qui

DE TOUGOURT A K'EFSA.

traite des intérêts généraux ; dans chacun d’eux encore la justice est particulièrement confiée aux soins d’un k'ad'i, et le culte religieux à un marabout'. Les crimes y sont, dit-on , fort rares.

Cette petite république n’est pourtant point indépendante : elle a deux suzeraines, Tougourt et Temacin. Trois villages relèvent de Tougourt :

Kouïnin,

Tar'zout,

Ez Zeguem,

et lui paient , pour avoir le droit d’aller à ses marchés, un impôt fixé, par mille dattiers , à 40 h'aïc d’étoffe grossière, valant de 2 francs à 2 francs 50 centimes l’un. Les dattiers sont comptés par la djema’, et le nombre en est enregistré.

Les quatre villages qui relèvent de Temacin semblent avoir fait avec elle une alliance offensive et défensive.

Les causes de cette scission se rattachent à l’élévation au pouvoir de la famille des Ben Djellal qui régnent à Tougourt. «C’est une chose d’orgueil, » nous ont répondu tous les Arabes que nous avons interrogés à ce sujet.

L’orgueil est, on lésait, un des sentiments caractéristiques des Arabes, et les haines d’orgueil sont, chez eux, presque ineffaçables; aussi, les villages de Souf, malgré la raison d’isolement qui devrait les porter à l’union, sont-ils souvent en discorde et quelquefois en guerre.

Le caractère général des Souafa habitants de l’Oued

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